Table des matières

Jean-Marie Alliot

Histoire de l'abbaye et des religieuses bénédictines de Notre-Dame d'Yerres

Titre

HISTOIRE DE L'ABBAYE ET DES RELIGIEUSES BÉNÉDICTINES
DE NOTRE-DAME D'YERRES
(au diocèse actuel de Versailles)

PAR l'ABBÉ J.-M. ALLIOT CURÉ BE BIÈVRES.

PARIS LIBRAIRIE ALPHONSE PICARD 82, RUE BONAPARTE, 82 1899

Dédicace

Préface



HISTOIRE DE L'ABBAYE ET DES RELIGIEUSES BÉNÉDICTINES DE NOTRE-DAME D'YERRES


Chapitre premier. Hildearde de Senlis (1132-1155)

Origine de l'Abbaye. — Eustachie de Corbeil. — Étienne de Senlis. — Hildearde. — La règle. — Les donations. — Le pain du roi. — Les Bienfaiteurs. — La famille d'Eustachie de Corbeil. — Saint-Remi de Senlis. — Le prieuré de Saint-Nicolas. — Mort des premiers fondateurs.

Chapitre II. Clémence Loup (1155-1180)

Clémence Loup ou le Loup. — Construction du cloître. — Les moniales. — Recrutement et organisation. — Vie des religieuses. — La chevecerie de Notre-Dame de Paris. — Nombreuses aumônes. — Privilèges accordés par le pape. — Les familles de Corbeil, Briard et de Garlande. — Hugues le Loup. — Saint-Pierre de Tarentaise. — Maurice de Sully. — Son dévouement à l'abbaye. — Mort de l'abbesse.

Chapitre III. Ève (1180-1210)

Élection et bénédiction de l'abbesse. — Bulle d'Alexandre III. — Yerres et Gif séparent leurs intérêts. — Les acquisitions. — Nouveaux bienfaiteurs. — Changements dans l'ordinaire des moniales. — Suppression des groupes isolés. — Les traditions bénédictines. — Les arts à l'abbaye. — Les évêques de Paris et les archevêques de Sens. — Prospérité. — Querelles et difficultés. — Les défrichements. — Efforts faits pour limiter le recrutement. — Jean de Corbeil; sa postérité; ses aumônes. — Mort de l'abbesse.

Chapitre IV. Eustachie Dulers (1210-1226)

La communauté est gouvernée par le chapitre. — Pierre de Nemours. — Les donateurs. — Noms de quelques religieuses du XIIIe siècle. — Les aumôniers ou chapelains. — Les seigneurs d'Yerres. — Mouvement religieux. — Yerres envoie une abbesse à Saint-Remi de Senlis. — Nombreux chevaliers bienfaiteurs du monastère. — Acquisitions. — Transactions. — Le chapelain Guillaume se fait Frère-Prêcheur.

Chapitre V. Aveline (1226-1244)

Dix religieuses nommées Aveline. — L'abbaye à son apogée sous tous les rapports. — Périmètre de ses biens. — Les reliques. — L'humble abbesse. — Affaires diverses. — Guillaume d'Auvergne. — Les arbitres. — L'Official. — Les délégués du Pape. — Donation de livres. — Mort d' Aveline.

Chapitre VI. Ermengarde (1245-1254)

Modifications importantes: les anciennes religieuses gouvernent la communauté. — Atténuation de l'austérité. — L'usage des œufs. — Actes de l'abbatiat d'Ermengarde. — Querelle au sujet des bois de Sénard. — Fin des longs abbatiats.

Chapitre VII. Eustachie d'Andresel (1255-1261), Isabelle (1261-1267), Marguerite (1267-1274), Jeanne (1274-1280).

Origine d'Eustachie d'Andresel. — Acquisitions faites par elle. — Son administration. — Isabelle lui succède. — Renaud de Corbeil. — L'Hôtel-Dieu de Corbeil. — Les procès. — Marguerite Ire. — Raoul de Chevry et Guillaume des Grez. — Histoire de l'abbaye d'après M. Mévil. — Marguerite, neuvième abbesse d'Yerres. — Abbatiat de Jeanne P*. — Le curé d'Yerres procureur des moniales. — Richesse des religieuses.

Chapitre VIII. Agnès de Brétigny (1280-1299)

Charité de l'abbaye. — Reconstruction du monastère. — Hôtel à Paris. — Le Cartulaire, les Obituaires. — Date de la composition de ces manuscrits. — Leur contenu. — Origine d'Agnès de Brétigny. — Elle reçoit une moniale envoyée par l'évêque de Paris. — Exemption de la juridiction épiscopale. — Les dons en argent. — Le moulin de Mazières. — La justice. — Le tribunal. — Madame l'Abbesse. — Legs faits par Agnès de Brétigny. — Sa tombe.

Chapitre IX. Élisabeth (1300-1311), Marguerite de Courtenay (1311-1312), Agnès de Brie (1312-1317)

La justice. — Abbatiat d'Élisabeth. — Services funèbres, — Donations d'Aveline Loup et de Pierre de Cossigny. — Marguerite de Courtenay. — Sa famille est enterrée à Yerres. — Maladie épidémique. — Agnès de Brie. — Les procureurs. — Les confesseurs. — Affaiblissement de l'austérité. — Influence des religieux de Cluny. — Le chant des Offices supprimé. — Le Ferculum. — Le pécule et la vie privée. — Omissions de l'Obituaire.

Chapitre X. Clémence des Grez (1318-1332), Élisabeth de Versailles (1332-1338), Agnès de Courciaux (1338-1349)

Origine de Clémence des Grez. — Le nom d'Yerres donné à plusieurs familles. — Obsèques de Jeanne de Courpalay. — Le recrutement. — Suppression de la viande dans l'ordinaire des moniales. — Les procès. — Les des Grez. — Baux à longs termes. — Court abbatiat d'Isabelle de Versailles. — Introduction des pensionnaires à l'abbaye. — Mort de Pierre de Courtenay. — Agnès de Courciaux. — Jean de Herces. — Son testament. — L'Hôtel-Dieu de Corbeil. — La justice.

Chapitre XI. Agnès de Chartrettes (1349-1360), Petronille de Mackau (1360-1394)

La guerre de Cent-Ans. — Difficultés administratives. — Le pain du roi. — Testament de Marguerite de Courtenay. — La famille de Mackau. — Pétronille prête serment à l'évêque de Paris. — Extension du droit de dîme. — Legs de Jeanne d'Evreux. — Dons divers. — Importance de la maison de Paris. — Destruction de l'abstinence. — Nouveaux seigneurs d'Yerres. — La cure de Villeroy.

Chapitre XII. Marguerite des Chênes (1394-1406), Jeanne La Pastée (1406-1407), Marguerite IV (1407-1427), Marguerite V (1427-1430), Marguerite de Montaglant (1430)

Erreurs dans la liste des abbesses. — Ruine de la ferme de Herces. — De nombreux paysans se réfugient à l'abbaye. — Suspension des exercices claustraux et de la vie monastique. — La maison de Paris. — Procès. — Quelques baux. — Transmission de la seigneurie d'Yerres. — Encyclique de Pierre de Lune. — Éphémère abbatiat de Jeanne la Pastée. — Marguerite IV. — Jeanne Bierde. — Pierre d'Orgemont. — Quelques contrats. — La guerre. — Mort de Charles VI. — L'Obituaire. — Marguerite de Montaglant.

Chapitre XIII. Marguerite des Guaculs (1430-1436), Huguette de Chacy (1436-1450), Guillemette Le Camus (1450-1459), Marguerite d'Orouer (1459-1460)

Succession des abbesses du XVe siècle. — La dernière abbesse élue. — Destruction de la communauté. — Gouvernement d'Huguette de Chacy. — Difficultés avec les curés et les religieux. — Prétentions de l'abbaye d'Yerres sur Gif et Saint-Remy de Senlis. — L'évêque de Paris nomme une abbesse pour porter la crosse à Yerres. — Reprise de la vie commune. — Dreux Budé seigneur d'Yerres. — Les curés de Lieusaint et de Brie. — Agnès la Clémence. — Marguerite d'Orouer.

Chapitre XIV. Jeanne de Rauville (1460-1487)

Origine et heureux commencements de Jeanne de Rauville. — Renvoi des religieux Augustins. — Gentilshommes pauvres. — Ferme de Sénart. — Baux emphytéotiques. — Mesnil-Racoin. — Cantien Beaujon. — Procès. — La cure de Villiers en Beauce. — Jean Budé. — Prétentions sur Gif et Saint-Remy de Senlis. — Isabelle de Brindesalle. — Ses engagements en se rendant à Senlis. — Indigne conduite de Jeanne de Rauville. — Elle est chassée d'Yerres. — Sa retraite au Mesnil-Racoin. — Sa mort. — Sa sépulture. — Les enquêtes.

Chapitre XV. Jeanne Allegrin (1488-1513), Guillemette Allegrin (1513-1516).

Le Pape nomme une abbesse. — Famille et antécédents de Jeanne Allegrin. — Rescision des baux emphytéotiques, — Nombre et noms des moniales en 1494. — La Chèvecerie. — Lutte avec Dreux Budé. — Les dîmes des paroisses. — Les droits de justice. — Prétentions sur Gif et Saint-Remy de Senlis. — Le monastère est restauré. — La prière et les offices. — Nouvelles aumônes. — Dernières années de Jeanne Allegrin. — Sa mort. — Élection de Guillemette Allegrin, — la dîme, son impopularité. — Étienne Poncher et la réforme. — Difficultés à cette occasion. — Guillemette Allegrin donne sa démission. — Elle devient abbesse triennale de Malnoue.

Chapitre XVI. Marie de Savoisy (1517-1520)

La triennalité. — Marie de Savoisy et Louise de la Baume. — Nombre et noms des professes. — Clôture. — Pierre Touzel. — Observance du XVIe siècle. — Le procureur. — Les frères Budé. — Les curés. — Les chanoines de Notre-Dame à Paris. — Départ de Marie de Savoisy.

Chapitre XVII. Marie d'Estouteville (1520-1534)

Abbatiat de Marie d'Estouteville. — Reconstruction de l'abbaye. — Procès avec Pierre de Lannay et les Budé. — Habile administration. — Mort de plusieurs moniales. — Première maîtresse des novices. — Sainteté de l'abbesse. — Erreurs à son sujet.

Chapitre XVIII. Anne de Anne de la Rainville (1537-1541), Marguerite Le Grand (1541-1544), Étiennette de Guaigny (1544)

Personnel de l'abbaye. — Louis Tartin. — Les mères discrètes. — Le recrutement par l'école monastique. — Procès avec l'abbé de Tyron. — Court abbatiat d'Étiennette de Guaigny. — Destruction de la triennalité.

Chapitre XIX. Marie de Pisseleu (1544-1553)

Le roi nomme une abbesse. — Famille et antécédents de Marie de Pisseleu. — Elle est abbesse perpétuelle. — Son caractère; ses procès. — Elle veut détruire l'œuvre de la réforme. — La résistance. — Marie quitte Yerres. — Elle y revient momentanément. — Sidonie le Picart gouverne le monastère. — Les difficultés qu'elle rencontre. — Rapport de 1547. — Charles Beguyn, procureur. — Ressources de la communauté.

Chapitre XX. Antoinette de Luxembourg (1553-1603)

Nomination de Madame de Luxembourg. — Son caractère. — Premières années de sa prélature. — Ses voyages: leur explication, leur but et leur résultat. — Séparation des pouvoirs — Contrats et actes d'administration. — Diminution du nombre des moniales. — Les causes. — Charité de l'abbesse. — Transformation du droit de chèvecerie. — Contestations avec les curés des paroisses et les seigneurs. — La justice. — Les titres de Madame de Luxembourg. — Elle laisse ses nièces gouverner. — Sa mort. — Son tombeau.

Chapitre XXI. Catherine-Alphonsine Jouvel des Ursins (1604-1636)

Départ de Françoise de Luxembourg. — Madame des Ursins. — Ses travaux. — Terrier du monastère. — Réouverture de l'école monastique. — Décrets du Concile de Trente. — Changements amenés par leur proclamation. — Nombre des religieuses. — André du Saussay. — Activité de Madame des Ursins. — Affaiblissement de la discipline. — La tombe de l'abbesse.

Chapitre XXII. Claire-Diane d'Angennes de Rambouillet (1637-1670), Catherine-Charlotte d'Angennes de Rambouillet (1670-1691)

Nomination de Claire d'Angennes. — Départ de plusieurs religieuses. — Appel à Rome. — L'évêque de Lisieux. — Sa double visite à l'abbaye. — Règlement qu'il impose. — Les révoltées. — Situation matérielle. — Vente des biens. — Recrutement. — La Fronde. — Séjour à Paris. — Dénuement et pauvreté. — Les chanoines de Paris. — Les objets d'art. — Le Jansénisme, — Henri de Gondrin. — Mort de Claire d'Angennes. — Charlotte lui succède. — Aveu au roi. — Réparation et ornementation de l'abbaye. — Achat de la seigneurie. — Fléchier à l'abbaye. — Dévotion au Saint Sacrement. — Les dernières années. — Les épreuves et la mort. — Œuvre des dames d'Angennes.

Chapitre XXIII. Suzanne de Crussol d'Uzès (1691-1709)

Nomination et bénédiction de Madame d'Uzès. — Sa bonté, sa charité. — Embarras d'argent. — Les garnisaires. — Les créanciers. — Mesures prises pour faire face aux difficultés. — Vente des biens. — Faillite. — Louis Tiberge vient au secours de Madame d'Uzès. — Nouvelles difficultés. — Piété de l'abbesse. — Le nombre des religieuses augmente. — Visite de Monseigneur de Noailles. — Diminution des offices. — Mabillon à l'abbaye. — Démission de Madame d'Uzès. — Sa mort.

Chapitre XXIV. — Marie-Thérèse Desmarets (1709-1761) — Anne-Louise-Marie-Thérèse de Clermont d'Amboise de Revel (1761-1770).

Différence entre l'observance de l'abbaye de Montmartre et celle d'Yerres. — Déclaration du temporel. — Bail général. — Grandioses projets de l'abbesse. — Donation des frères La Rochefoucauld — Diminution du personnel monastique. — Ses causes. — Longue prélature de Madame Desmarets. — Madame de Clermont. — Son caractère. — Ses luttes. — Nouveau bail général. — Il amène la ruine du couvent. — Insouciance de Madame de Clermont. — Son départ d'Yerres.

Chapitre XXV. Thérèse-Angélique de Pasquier de Franclieu (1770-1792)

Situation à l'arrivée de Madame de Franclieu. — Rescision du bail général. — Les dettes. — Le P. Véronneau. — Ses travaux. — Mémoires écrits par l'abbesse. — La vie facile. — Les Franclieu à Yerres. — Déplacement du cimetière. — Mesures prises par la Révolution. — La dispersion. — La vente du mobilier et des bâtiments claustraux.


LISTE DES ABBESSES D'YERRES

ABBESSES TRIENNALES

ABBESSES PERPÉTUELLES DE NOMINATION ROYALE


TABLE DES MATIÈRES

CHAPITRE PREMIER

CHAPITRE II

CHAPITRE III

CHAPITRE IV

CHAPITRE V

CHAPITRE VI

CHAPITRE VII

CHAPITRE VIII

CHAPITRE IX

CHAPITRE X

CHAPITRE XI

CHAPITRE XII

CHAPITRE XIII

CHAPITRE XIV

CHAPITRE XV

CHAPITRE XVI

CHAPITRE XVII

CHAPITRE XVIII

CHAPITRE XIX

CHAPITRE XX

CHAPITRE XXI

CHAPITRE XXII

CHAPITRE XXIII

CHAPITRE XXIV

CHAPITRE XXV


TABLE DES NOMS DE PERSONNES

137, 139. — Pasté (Marie la), 137. — Patonat (Nicolas), 68. — Pauquerant (Marie), 268. — Pelletier (Gabriel le), 194. — Penniz (Simon de), 13. — Péréfixe (Hardouin de), 237. — Périer (Louis), 235. — Perray (Gilbert du), 28. — Petit, converse , 281. — Petit (Jean), 217. — Petit (Martin), 217. — Pétronille, religieuse, 28. — Pétronille femme de Godefroy Normant, 78. — Pétronille, femme de Jean de Montaglant, 140. — Philippe Aniani, 7, 10. — Philippe doyen d'Étampes, 74. — Philippe Ier, 2. — Philippe, fils du précédent, 5. — Philippe-Auguste, 38, 39, 40, 41, 48. — Philippe-le-Bel, 94, 100. — Picart (Cécile le), 211, 217. — Picart (Étienne le), 210. — Picart (Marie le), 268. — Picart (Sidonie le), 180, 183, 184, 205, 206, 207, 209, 210, 211, 215, 220. — Picart de Platteville (Catherine le), 170. — Pichon (Pierre), 149. — Pie (Roger la), 31, 46, 47. — Pie (Jeanne la), 31. — Piédur (Jean), 138. — Pienne (de), 253. — Pierre, frère, procureur, 13. — Pierre curé d'Évry, 60. — Pierre évêque de Senlis, 13, 158. — Pierre l'Ermite, 27. — Pierre Lombard, 25. — Pierrefonds (Agathe de), 28. — Pierrefonds (Béatrix de), 28. — Pilon (Marie-Louise), 263, 268, 273. — Pinard, 97. — Piorot, 232, 233. — Piper (Adam), 27. — Piper (Godefroy), 27. — Pisseleu (Anne de), 202. |310 — Pisseleu (Guillaume de), 202. — Pisseleu (Marie de), abbesse d'Yerres, 202, 203, 204, 205, 206, 207, 208, 217, 278. — Pisseleu (Marie de), abbesse de Maubuisson, 202. — Pithiviers (Albert de), 23. — Planche (Marie la), 268, 279, 281. — Plessoy (Jeanne du), 128. — Pocet (Renaud), 68. — Poligny (Adeline de), 45. — Poligny (Éremburge de), 45. — Poilloüe (Abel de), 223. — Poilloüe (Jeanne), 169. — Poilloüe (Marguerite de), 169, 174, 183, 193. — Poilloüe de Bierville, 169. — Poilloüe de Saclas, 169. — Poilloüe de Saint-Mars, 169. — Poilloüe de Saint-Perier, 169. — Poirot, Voyez Ogeron. — Poitrine (Mathieu), 68. — Pomponne (Isabeau de), 31. — Pomponne (Isabelle de), 81. — Pomponne (Jean de), 120. — Poncher (Étienne), 176, 177, 178, 179, 180, 181, 184, 187, 226. — Poncher (François de), 187, 192. — Poncion (Pierre), 145. — Pontoise (Agnès de), 45. — Pontonoir (Jean), 51. — Porte (Hecelin de la), 28. — Porte (Thierry de la), 68. — Pougel (de), 181. — Poule (Symon), 150. — Puille (Fouquet de), 154, 156. — Puiselet (Hugues de), 62. — Prat (Marie du), 183. — Prégny (Jean de), 120. — Prod'homme, 283. — Prouville (Bonne de), 203.

Ruffin, 157. — Ruymond (Pierre de), 156, 157, 159, 160, 162.


ÉTAMPES. — IMP. HUMBERT-DKOZ.


IMPRIMERIE L. HUMBERT-DROZ, 16, RUE SAINT-MARS, ETAMPES.


Bibliographie

1)
Note d'Alliot. — La communauté des Bénédictines établies à Mantes est l'ancien prieuré de Villarceaux, dans la paroisse de Chaussy. Comment les religieuses de ce petit monastère, dispersées comme toutes les autres par la Révolution française, au siècle dernier, se réunirent-elles après la tempête? Nous l'ignorons. Mais il est certain qu'elles réussirent à se grouper de nouveau, et, chose extraordinaire, elles ont conservé les archives de leur ancien couvent. Le dépôt en est considérable, et fort intéressant, si nous en jugeons par les quelques pièces qu'il nous a été donné de parcourir.
2)
Note d'Alliot. — Ces moniales apportèrent avec elles, à Yerres, le souvenir de Mathilde, leur abbesse, qui avait précédé dans le gouvernement du monastère d'Argenteuil l'amie d'Abailard.
3)
Note d'Alliot.Eustachie de Corbeil a été assez mal connue jusqu'ici. Les religieuses d'Yerres, qui vénéraient avec raison sa mémoire, ignoraient d'où elle sortait; mais avec le désir bien humain de grandir et d'illustrer tout ce qui touchait à leur fondation, elles se la figuraient volontiers fille de roi. — André du Saussay, évêque de Toul, au XVIIe siècle, accrédita cette opinion par son autorité et la vulgarisa par sa plume. D'après lui, Eustachie était fille de Philippe Ier roi de France (1060-1108), et de sa seconde femme. Bertrade de Montfort, devenue l'épouse du roi en 1092, après l'avoir été de Foulques le Réchin, comte d'Anjou. — Ces données historiques, un peu négligées plutôt que répudiées par nos contemporains, ont pourtant trouvé un porte-parole dans la personne de M. Garnier, dont les Tableaux historiques font autorité. Celui-ci n'a pas hésité à ranger Eustachie de Corbeil au nombre des princesses de la Maison de France. Il en a fait le quatrième enfant de Philippe Ier et de Bertrade de Montfort. Il faut dire cependant à sa louange qu'il avait quelque doute sur son assertion, car il a fait suivre le nom d'Eustachie d'un point d'interrogation significatif. — La Barre, l'historien de Corbeil, malgré l'erreur généralement admise de son temps, a fait preuve de perspicacité et de bon sens, en refusant de ranger la fondatrice d'Yerres au nombre des enfants royaux. —— Eustachie de Corbeil, comme son nom l'indique, tirait son origine de la célèbre maison de Corbeil. Elle était fille de Frédéric de Châtillon [Châtillon. — Hameau dépendant de la commune de Viry. arr. de Corbeil (S.-et-O.).] qui prit part à la première croisade. Pour exécuter les dernières volontés de son père, elle donna aux moines de Longpont, des rentes à Bondoufle, et le bois mort de la forêt voisine. — Eustachie avait été mariée une première fois à Beaudoin de Beauvais [Beauvais. — Nom d'un village situé dans les environs de Pithiviers.], dit aussi B. de Corbeil, duquel elle avait un fils nommé Frédéric, comme son grand-père ; — et en secondes noces à Jean d'Étampes, de qui elle eut plusieurs enfants. — Ces renseignements précis sont empruntés à la 183e charte du Cartulaire de Longpont. L'éditeur fixe la date de ce document aux environs de l'année 1130; mais il est certainement plus ancien et peut être reporté jusqu'à l'année 1120 ou 1125 au plus tard. —— Si précises et si inattaquables que soient ces données, fournies par le Cartulaire de Longpont, touchant Eustachie de Corbeil, ce recueil laisse pourtant subsister une certaine confusion entre elle et Eustachie, fille de Guy Lvsiard, de Montlhéry, sa contemporaine, qui, elle aussi, d'après le même Cartulaire, épousa un Beaudouin de Beauvais, eut un fils nommé Frédéric, et enfin donna aux moines de Longpont des biens sis à Bondoufle [Bondoufle. — Commune du cant. et de l'arr. de Corbeil (S.-et-O.)].
4)
Note d'Alliot.Yerres. — Cant. de Boissy-Saint-Léger. arr. de Corbeil (S.-et-O.). — Ce nom, que les titres latins écrivent Edera, Hedera, Hierra, Erra, a exercé la sagacité des étymologistes. Sans nous arrêter à leurs savantes dissertations, disons qu'il vient probablement du Lierre, plante qui poussait abondamment dans les forêts et au pied des arbres qui bordaient la rivière, dans les temps les plus reculés.
5)
Note d'Alliot.Brunoy. — Cant. de Boissy-Saint-Léger, arr. de Corbeil (S.-et-O.).
6)
Note d'Alliot.Val-Profond. — Vieille et antique abbaye de religieuses Bénédictines, située à mille mètres du clocher de Bièvres (cant. de Palaiseau, arr. de Versailles (S.-et-O.). Le monastère était à cheval sur un petit ruisseau appelé la Sygrie, affluent de la Bièvre. Ce couvent, à l'occasion d'une réforme religieuse, introduite dans ses murs, au commencement du XVIe siècle, changea son nom de Valprofond en celui de Val-de-Grâce. Un siècle plus tard, en 1623, par les soins d'Anne d'Autriche, l'abbaye de Bièvres fut transportée à Paris. C'est le Val-de-Grâce actuel. La maison de Bièvres prit à la fin du siècle dernier le nom d'Abbaye-aux-Bois. sans doute à cause de sa situation à la limite du bois de Verrières. Il ne reste pas trace aujourd'hui de l'ancienne abbaye de Bièvres; une habitation particulière et une ferme ont cependant gardé la dénomination d'abbaye.
7)
Note d'Alliot. — Ce Guillaume n'était pas le frère d'Étienne par le sang, mais bien comme membre du Chapitre de Notre-Dame de Paris, car il s'agit ici de Guillaume d'Étampes que nous retrouverons plus loin.
8)
Note d'Alliot. — Abbaye de Cisterciens, située près de l'Isle-Adam, arr. de Pontoise (S.-et-O.).
9)
Note d'Alliot. — Relativement à cette terre d'Invilliers, sise dans la paroisse de Briis-sous-Forges, cant. de Limours, arr. de Rambouillet (S.-et-O.), voir ce que nous en avons dit dans notre Histoire de l'Abbaye de Gif, page 5. — Paris, Picard, 1892, un vol. in-8°. —— Cette donation d'Invilliers ne fut, à proprement parler, qu'un échange, car les religieuses avaient déjà reçu en aumône, ou possédé par l'une d'elles, des biens assez considérables à Bourg-la-Reine (nommé alors le Pré-Houdoin, Pratellum Holduini). Le roi voulut offrir ces terres au monastère de Montmartre, qui se fondait alors. Il les obtint de» religieuses d'Yerres et leur donna en retour Invilliers.
10)
Note d'Alliot. — Philippe se promenait dans les rues de Paris, lorsqu'un porc s'embarrassa dans les jambes de son cheval, qui se cabra. Le jeune prince, n'ayant pu le maintenir, fut désarçonné et se tua en tombant.
11)
Note d'Alliot.Sainte-Marie Mévil. — Archiviste du département de Seine-et-Oise. Il a écrit, pour l'Annuaire départemental de 185., une monographie de l'abbaye d'Yerres, que nous aurons quelquefois l'occasion de citer, mais le plus souvent pour la blâmer, tant elle fourmille d'inexactitudes, d'erreurs et de contradictions. Cette monographie forme aujourd'hui une petite plaquette tirée à un nombre relativement considérable d'exemplaires assez répandus.
12)
Note d'Alliot.Adeline de Lagny, lors de sa donation, avait près d'elle ses deux filles: Marguerite et Agnès, ainsi que ses deux gendres: Pierre et Raoul, qui consentirent à son aumône et la sanctionnèrent.
13)
Note d'Alliot.Moisenay. — Cant. du Châtelet, arr. de Melun (S.-et-M.).
14)
Note d'Alliot.Bouville. — Cant. et arr. d'Étampes (S.-et-O.). — Ménil-Racoin. — Commune de Villeneuve-sur-Auvers, cant. de La Ferté-Alais, arr. d'Étampes (S.-et-O.). — L'acte qui nous fait connaître cette donation porte la date, évidemment erronée, de 1122, puisqu'elle est antérieure d'environ dix ans à la fondation de l'abbaye.
15)
Note d'Alliot.Sucy. — Cant. de Boissy-Saint-Léger, arr. de Corbeil (S.-et-O.).
16)
Note d'Alliot.Brétigny. — Fief situé sur la paroisse d'Athis. cant. de Longjumeau, arr. de Corbeil (S.-et-O.).
17)
Note d'Alliot. — Dans notre Histoire de l'abbaye de Gif, nous avons élevé des doutes sur la haute antiquité de cette abbaye et insinué que ce monastère était une fondation de la seconde moitié du XIIe siècle. Il faut savoir se corriger soi-même et se rendre à l'évidence. Or, il est indéniable, d'après les archives d'Yerres, que la maison de Gif fut rétablie par Eremburge de Valenton, et que cette abbaye en ruines vers 1145, remontait bien, par sa première fondation, comme le disaient d'ailleurs les moniales de son cloître, à une très haute antiquité, c'est-à-dire au temps des rois de la seconde race. (Voyez Histoire de l'abbaye de Gif, chapitre I.
18)
Note d'Alliot.Pommeraie. — Ce lieu était situé sur la paroisse de Gazeran, cant. et arr. de Rambouillet (S.-et-O.).
19)
Note d'Alliot.Brie-Comte-Robert. — Ch.-l. cant., arr. de Melun (S.-et-M.).
20)
Note d'Alliot.Combs-la-Ville. — Cant. de Brie-Comte-Robert, arr. de Melun (S.-et-M.).
21)
Note d'Alliot.Lieusaint. — Cant. de Brie-Comte-Robert, arr. de Melun (S.-et-M.).
22)
Note d'Alliot.Draveil.— Cant. de Boissy-Saint-Léger, arr. de Corbeil (S.-et-O.).
23)
Note d'Alliot.Plessis-les-Nonnains. — Commune de Chevry-Cossigny, cant. de Brie-Comte-Robert, arr. de Melun (S.-et-M.).
24)
Note d'Alliot.Villabé. — Cant. et arr. de Corbeil (S.-et-O.).
25)
Note d'Alliot.Chanteloup. — Commune de Moissy-Cramayel, cant. de Brie-Comte-Robert, arr. de Melun (S -et-M.).
26)
Note d'Alliot.Champmotteux. — Cant. de Milly, arr. d'Étampes (S.-et-O.).
27)
Note d'Alliot.Oysonville. — Cant. d'Auneau, arr. de Chartres (E.-et-L.).
28)
Note d'Alliot.Santeny. — Cant. de Boissy-Saint-Léger, arr. de Corbeil (S.-et-O.).
29)
Note d'Alliot.Drancy. — Cant. de Pantin, arr. de Saint-Denis (Seine).
30)
Note d'Alliot.Chalandray. — Hameau de la commune de Montgeron, cant. de Boissy-Saint-Léger, arr. de Corbeil (S.-et-O.).
31)
Note d'Alliot.Évy-les-Châteaux. — Cant. de Brie-Comte-Robert, arr. de Melun (S.-et-M.).
32)
Note d'Alliot.Cramoyelle (aujourd'hui Cramayel). — Dépendance de la commune de Moissy.
33)
Note d'Alliot. — De ce nombre fut Arnoult de Sparniaco (d'Épernon?). Il vint à Yerres accompagné de sa femme Gila, et en présence de l'archidiacre Bernard, d'Hugues Malpointure, de Simon de Penniz, d'Eustachie de Corbeil et de frère Pierre, procureur de couvent, il donna aux religieuses, en reconnaissance de leurs suffrages, la dime de Mardilly, dans la paroisse d'Evry-les-Châteaux.
34)
Note d'Alliot. — Ce fut Thibaut qui, en 1144, donna aux moniales, l'église d'Yerres et les trois quarts de la dîme paroissiale.
35)
Note d'Alliot — Voici clairement établie, d'après des notes manuscrites, la filiation de Clémence. — Berthold de Senlis vivait au temps de Hugues Capet. Un de ses descendants, nommé Guy de Senlis de la Tour, seigneur de Chantilly, d'Ermenonville, de Drancy, de Villepinte, de Bray-sur-Onette, eut de sa femme, Berthe, une nombreuse postérité. Entre autres enfants, nous connaissons Étienne de Senlis, évêque de Paris, et son frère Guillaume, surnommé le Loup. De Guillaume le Loup naquirent Clémence, abbesse d'Yerres. Hugues le Loup et ses frères nommés dans ce chapitre. On voit par là que Clémence était la nièce de Étienne de Senlis, et aussi la nièce ou la cousine de l'abbesse Hildearde.
36)
Note d'Alliot — Dès l'origine, celles-ci portaient au doigt un anneau, en signe de leur mariage mystique avec l'Époux céleste.
37)
Note d'Alliot — Les Tiers-Ordres Religieux ne prirent naissance qu'au XIIIe siècle, sous la double inspiration de Saint-Dominique et de Saint-François.
38)
Note d'Alliot — Témoin cette Jeanne, épouse de Josbert Briard. Elle ne prit sans doute l'habit qu'au moment de mourir, mais elle était à l'abbaye du vivant de son mari. Ensemble, ils donnèrent aux religieuses le moulin de Fenevielle, près de Corbeil. — Au courant du XIIe siècle, on retrouve plusieurs fois ce nom de Josbert Briard parmi les bienfaiteurs insignes du monastère; mais, chaque fois, le nom de l'épouse est différent: ici, elle se nomme Jeanne, là, Aveline, ailleurs, Voisine, Vicina, preuve qu'il s'agit de trois personnages différents de la même famille.
39)
Note d'Alliot — Le nom d'Isembard ne se trouve pas dans la liste des abbés de Saint-Maur, dressée par le Gallia; mais tout le monde sait combien ces listes des savants Bénédictins sont incomplètes et fautives. D'ailleurs, ce nom se lit en tète d'un document d'une authenticité inattaquable, c'est pourquoi il doit prendre rang parmi les abbés de Saint-Maur au XIIe siècle.
40)
Note d'Alliot — Un certain nombre de ces noms ont pu être estropiés par les copistes, ou leur orthographe s'être modifiée avec le temps, mais ils se retrouvent pour la plupart dans les environs de Pithiviers.
41)
Note d'Alliot — L'acte pontifical débute par un pompeux éloge de la piété et de la régularité des religieuses d'Yerres, qui, après avoir rejeté tous les biens de la terre pour s'attacher au Créateur, brûlent du seul désir des choses célestes et remplissent |22 leur vie de bonnes œuvres. Le pape affirme que ses prédécesseurs, Innocent II et Eugène III, ont déjà accordé leur protection à nos moniales, et qu'il ne fait que suivre leur exemple, en les mettant, ainsi que leurs biens, sous le patronage de Saint-Pierre et du Pontife romain. Enfin, il dresse la nomenclature des principales possessions de l'abbaye, en nommant les premiers donateurs, et constate que cinq églises paroissiales ont été données au monastère, celles de Villabé, d'Évry, d'Yerres, de Lieusaint, et des Autels [Ce lieu, comme nous l'avons dit, a disparu. On sait seulement qu'il était placé entre Tournant et Chevry. deux localités du département de Seine-et-Marne. L'évêque de Paris y avait peut-être une maison de campagne, où plusieurs des religieuses qui fondèrent Yerres, vécurent durant quelque temps, avec des secours fournis par Ascelin, abbé de Saint Maur, possesseur d'une partie du territoire voisin.], de Altaribus avec la dîme de ces paroisses et de plusieurs autres.
42)
Note d'Alliot — C'est-à-dire qu aucun des religieux du prieuré de Saint-Nicolas ne pourrait en sortir pour aller ailleurs.
43)
Note d'Alliot — Par un autre acte, daté d'Étampes, Alexandre III donne une nouvelle preuve de sa sollicitude envers les religieuses d'Yerres, et il les défend contre les tracasseries que leur suscitent les moines de Saint-Magloire à Paris.
44)
Note d'Alliot — Cette famille Briard ne le cédait guère en générosité à celle de Corbeil. Pendant plus d'un siècle, le nom de ses représentants est mêlé aux annales de l'abbaye. L'obituaire d'Yerres fait en particulier l'éloge de Josbert Briard et de sa femme Aveline. Celle-ci vivait de privations, et en mourant elle légua à la maison d'Yerres des dîmes à Evry et à Mardillv. un muid de blé à Chaintreau, plus 40 # parisis d'argent. Aussi nos moniales, reconnaissantes, célébraient-èlles chaque année son anniversaire avec une grande solennité.
45)
Note d'Alliot — Déjà, Adrien IV, dans la bulle de 1157, parlait des religieuses professes de l'abbaye, mais cette qualification ne s'était point encore rencontrée dans les documents émanés du couvent.
46)
Note d'Alliot — Hugues le Loup ne se fit religieux qu'à la fin de sa vie et sous l'empire d'une grave maladie, pour participer plus largement aux suffrages des religieuses. Il était marié à une femme, nommée Adeline, qui lui avait donné un fils, nommé comme lui Hugues. Après la mort de son mari, Adeline épousa en secondes noces Roger la Pie.
47)
Note d'AlliotChaumes. — Vieille abbaye de Bénédictins, située non loin d'Yerres.
48)
Note d'Alliot — Grâce au Cartulaire, nous pouvons dire comment le couvent d'Yerres était devenu propriétaire à Drancy, près Paris. Ce fut Guillaume le Loup, le propre père de Clémence, qui, du consentement de ses deux fils,' Guy et Hugues, ainsi que de sa femme, Adeline, donna, par l'entremise d'Étienne de Senlis, les dîmes de cette paroisse à l'abbaye, où sa fille devait bientôt porter la crosse.
49)
Note d'AlliotVilliers-en-Beauce. — Paroisse aujourd'hui détruite et réunie à celle de Bouville, cant. et arr. d'Étampes (S.-et-O.).
50)
Note d'Alliot — Cet Albert de Chevreuse, ainsi que Payen Darrion et Gilbert de Sarries, ses oncles, ont échappé au savant historien de la famille et de la ville de Chevreuse, M. Moutié, qui ne les nomme même pas; aussi, avons-nous conservé quelques doutes sur l'authenticité de ces personnages, et nous nous demandons s'il ne s'agirait pas d Albert de Chevry, au lieu de Chevreuse, ou même d'Albert de Montchevreux, trois familles, dont les membres furent en rapport avec l'abbaye au XIIe siècle. M. Mévil le nomme, on ne sait pourquoi, Albert Chèvre d'Or.
51)
Note d'Alliot — Outre l'intérêt que toutes ces donations présentent pour l'histoire de l'abbaye. les chartes qui les rapportent renferment encore de précieux renseignements sur la filiation de toutes les familles de la contrée au moyen âge. Elles nous apprennent que les trois frères Baudouin. Oger et Odon d'Orangis, sont issus de la famille de Corbeil. — que Frédéric du Donjon est l'oncle de Jean de Corbeil. — que Jean et Philippe d'Athis sont les neveux de Thibaut de Viri, — que Milon d'Attilli a un fils nommé Raoul. — que Hugues et Godefroy de Chanteloup sont fils de Pierre du même nom. — que Raoul Marchand avait deux frères: Ébrard Marchand et le comte Henri, ainsi qu'un fils nommé Guerric, etc. — Bien entendu, nous n'avons point épuisé la liste des actes passés à la chancellerie de Maurice de Sully en faveur de l'abbaye; nous nous en sommes tenu à ceux qui nous ont paru les plus importants.
52)
Note d'Alliot — Ces biens de Gravois, sis à Draveil. avaient été donnés à deux lépreux, Thibaut et Gautier Fochère. qui les avaient transmis aux Hospitaliers.
53)
Note d'AlliotMaisse. — Cant. de Milly, arr. d'Étampes (S.-et-O.).
54)
Note d'Alliot — On ne s'explique pas que M. Mévil la fasse mourir en 1177, car cette date est en contradiction avec sa propre chronologie.
55)
Note d'Alliot — Il résulte de documents assez confus d'ailleurs, qu'Adeline, veuve d'Hugues le Loup, épousa en secondes noces Roger la Pie, — que M. Mévil nomme, on ne sait pourquoi, Roger Pique, — qui était veuf, lui aussi. Adeline, de son premier mariage, avait plusieurs enfants, entre autres, Hugues le Loup, IIe du nom, et son frère Guy. Hugues épousa la fille de son beau-père, nommée Jeanne la Pie, et Guy épousa Isabeau de Pomponne. La descendance de ces deux chevaliers fut représentée à l'abbaye par plusieurs moniales, pendant toute la durée du XIIe siècle, et cette famille demeura bienfaitrice du monastère pendant deux siècles. — La 47e charte du Cartulaire dit bien, il est vrai, que Hugues le Loup, IIe du nom, était fils de Roger, mais quand on la lit avec attention, et surtout quand on la rapproche des autres documents de la même époque, on s'aperçoit bientôt qu*il n'était que son beau-fils. C'est cette charte qui est citée dans le Gallia Christiana.
56)
Note d'Alliot — Durant son long pontificat, Alexandre III ne donna pas moins de dix lettres en faveur de notre abbaye. Celle-ci est la dernière en date, elle fut écrite quelques mois seulement avant la mort du pontife.
57)
Note d'Alliot — Vingt ans plus tard elle revendit cette maison à Eudes Arrode, bourgeois de Paris, et en 1247, au temps de Thyphaine, fille d'Arrode. cette maison portait encore le nom de maison de l'abbaye d'Yerres. Il ne faudrait cependant la confondre avec une autre plus célèbre, qui a donné son nom à la rue des Nonnains d'Yerres. — La maison achetée par Arrode porta longtemps encore le nom d'Hôtel d'Yerres. Ce fut elle sans doute qui fut vendue, en 1671, aux Augustins de Sainte-Croix de la Bretonnerie.
58)
Note d'Alliot — Marbois. — Lieu très célèbre dans les annales de l'abbaye. On l'appela longtemps Amerbois (Amaro bosco). C'est un hameau de la commune de Videlles, cant. de La Ferté-Alais, arr. d'Étampes (S.-et-O.).
59)
Note d'Alliot — Évry. — Il s'agit d'Évry-en-Brie, ou Évry-les-Châteaux. cant. de Brie-Comte-Robert. arr. de Melun (Seine-et-Marne), qu'il ne faut pas confondre |34 avec Évry-sur-Seine, arr. de Corbeil (S.-et-O.). — Mardilly est un hameau de la commune d'Évry-en-Brie.
60)
Note d'Alliot — Cette donation fut signée à Chevreuse même, dans le cloître du prieuré des Bénédictins, où se trouvait alors Maurice de Sully.
61)
Note d'AlliotPuiselet-le-Marais. — Cant. de Milly. arr. d' Étampes (S.-et-O.).
62)
Note d'AlliotChaintreau. — Hameau de la commune de Moissy-Cramayel. arr. de Melun (S.-et-M.).
63)
Note d'AlliotSaint-Vrain. — Cant. d'Arpajon, arr. de Corbeil (S.-et-O.).
64)
Note d'Alliot — Voici la liste des fêtes célébrées à l'abbaye dès cette époque: Dies festivi in quibus non laboramus: Festum Genovefæ Virginiæ; — Agnetis virginis; — Vincentii martyris; — Conversionis sancti Pauli; — Agathæ Virginiæ et martyris; — Cathedræ sancti Petri; — et Omnium Sanctorum; — et Sancti Benedicti; — et Mariæ Magdalenæ; — et Sancti Basilii; — Sancti Lupi; — Sancti Lodegarii; — Sancti Clementiæ; — Sanctæ Ceciliæ; — Sancti Nicholai; — Sanctæ Luciæ; — Marcæ Evangelistæ; — Lucæ Evangelistæ; — Sancti Laurentii martyris; — Sancti Martini episcopi; — et Georgii; — et Stephani martyris; — et Martini Bulleant (?); — Sanctæ Bathildis reginæ; — Sanctæ Katerinæ. — En tout vingt-cinq fêtes, sans compter les dimanches et les autres solennités de l'Église et du diocèse de Paris.
65)
Note d'Alliot — Nous ne pouvons résister au plaisir de citer encore l'éloge funèbre de cette artiste, écrit dans un latin si pur par une plume du XIIe siècle: “Anniversarium piœ memoriæ Odelinæ, Deo sacratæ , quondam priorissæ hujus ecclesiæ, octogesimo religionis suæ anno, mortem perdens vitam invertit, cujus cita inclita hanc ecclesiam moribus illustravit, et libris pluribus adornavit, cujus anima nostrarum orationum juvamine, coronam immarcessibilem coronatur.”
66)
Note d'Alliot — Le cartulaire de l'abbaye ne contient qu'une partie des lettres de Maurice de Sully; on en découvre encore tous les jours, soit dans des recueils spéciaux, soit dans des collections particulières.
67)
Note d'AlliotCarbouville. — Hameau de la commune d'Audeville, arr. de Pithiviers (Loiret).
68)
Note d'AlliotValpuiseaux. — Cant. de Milly, arr. d'Étampes (S.-et-O.).
69)
Note d'AlliotChevannes. — Cant. et arr. de Corbeil (S.-et-O.).
70)
Note d'Alliot — Il s'agit ici, évidemment, de Jean de Corbeil, fils de Beaudoin de Corbeil et d'Aveline, fille d'Eustachie et de Jean d'Étampes. Par conséquent, ce bienfaiteur du commencement du XIIIe siècle était le petit-fils de la fondatrice de l'abbaye.
71)
Note d'AlliotSaintry. — Cant. et arr. de Corbeil (S.-et-O.).
72)
Note d'AlliotChampcueil. — Cant. et arr. de Corbeil (S.-et-O.).
73)
Note d'Alliot — Ce vicomté de Corbeil n'appartenait sans doute pas à l'ancienne maison et famille de Corbeil.
74)
Note d'AlliotNovales. — Terres nouvellement défrichées et cultivées.
75)
Note d'AlliotIgny. — Cant. de Palaiseau, arr. de Versailles.
76)
Note d'AlliotConflans-Sainte-Honorine. — Cant. de Poissy, arr. de Versailles.
77)
Note d'Alliot — Jean de Courtenay, dont il est ici question, était fils de Pierre de France, fils de Louis le Gros et d'Adélaïde de Savoie. Il devint seigneur de Courtenay par suite de son mariage avec Elizabeth, dame de Courtenay. — Jean, leur sixième fils, devint, par sa femme, seigneur d'Yerres en partie, l'autre partie appartenant à Beaudoin du Donjon, son cousin. —— Armes des Courtenay: d'or à 3 tourteaux de gueules posés 2 et 1. — Yerres: armes de Courtenay, brisées d'un lambel de 5 pendans de sable.
78)
Note d'Alliot — Cet évènement fut invoqué plus tard pour autoriser les injustes prétentions de l'abbaye d'Yerres sur Saint-Rémi; car Eustachie et sa communauté choisirent elles-mêmes la religieuse qu'elles jugèrent idoine à porter la crosse; tandis que, d'après le règlement, Saint-Rémi devait élire une religieuse. Il est vrai qu'en pratique cela devenait difficile, puisque les sœurs de Saint-Rémi ne connaissaient aucune des moniales d'Yerres, il fallait bien que le choix fut dévolu à quelqu'un.
79)
Note d'AlliotAndresel. — Cant. de Mormant, arr. de Melun (S.-et-M.).
80)
Note d'Alliot — Un membre de la famille Briard avait donné des biens à saint Dominique dans les environs de La Ferté-Alais, pour y fonder un couvent de son ordre. Peu de temps après, les Dominicains ayant renoncé à toutes les possessions terrestres, ces biens furent rendus au donateur, qui les consacra à l'érection d'un monastère de femmes de l'ordre de Citeaux; ce fut l'abbaye de Villiers-aux-Nonnains.
81)
Note d'Alliot. — Voici la liste des reliques de l'abbaye aux environs de 1240: De Innocentibus; — de sancto Firmino episcopo et martyre; — de sancto Adriano; — de sancto Leodegario; — de Lapide super quem oravit Dominus quando suscitavit Lazarum; — de sancto Theobaldo confessore et de cilicio ejusdem; — de quercu Mambræ ubi apparuit Dominus Abrahæ; — de Lapide Calvariæ in quo crux Domini fixa fuit; — de Pulvere lectuli beati Martini in quo, quum ægrotaret, a Beata Maria matre Domini cum sanctis virginibus Agnete et Tecla visitatus et sanatus est; — de Petra super quam natus est Dominus ; — de Petra in qua sedit Dominus in monte Oliveti; — de Lapide in quo scripsit Dominus: Pater noster; — de Camisia Beatæ Mariæ; — de sancto Petro Apostolo; — de Johanne Baptista; — de Capillis sancti Thomæ apostoli; — de Mensa ubi tres Magi, adorato Domino, recubuerunt; — de sancto Jacobo apostolo; — de Ossibus sancti Barnabæ apostoli; — de sancto Andrea ; — Cornelio ; — Cypriano ; — et de aliis quadringentis ; — de Pulvere sanctorum Dyonisii, Rustici et Eleutherii; — de Casula et Dalmatica et de Baculo pastorali eorumdem; — Quatuor Dentes sancti Urrici cum maxilla; — Pectus sancti Thomæ Cantuariensis; — de Oleo sanctæ Katharinæ; — de Sepulcro sancti Lazari fratris Mariæ et Marthæ.
82)
Note d'Alliot. — L'acte qui nous donne cette formule est une lettre de l'abbesse elle-même, contresignée par Regnaud, doyen de Melun. C'est un bail à vie fait à Simon, prêtre, c'est-à-dire curé des Portes. Aveline lui loue les deux tiers des dîmes de sa paroisse, moyennant onze sols parisis de rente annuelle. Le curé devra en outre payer les deux tiers de la cire nécessaire à l'église, les deux tiers du droit de synode, les deux tiers des cordes pour sonner les cloches, les deux tiers du vin destiné à laver l'autel le Jeudi-Saint, et les deux tiers du pain et du vin pour le repas offert, par l'abbaye, aux communiants de sa paroisse le jour de Pâques. Ce contrat fut fait au mois d'avril 1227; il était parfaitement connu des auteurs du Gallia Christiania, puisqu'il se trouve dans le cartulaire, et c'est une simple coquille d'imprimerie qui leur a fait dire 1237: par conséquent, la découverte que prétend en avoir faite M. Mévil se borne à une simple rectification de date.
83)
Note d'Alliot. — Cette famille d'Aubervilliers descendait, selon toute vraisemblance, de Hugues le Loup, premier du nom.
84)
Note d'Alliot.Villeneuve-Saint-Georges. — Cant. de Boissy-Saint-Léger, arr. de Corbeil (S.-et-O.).
85)
Note d'Alliot.Limeil-Brévannes. — Cant. de Boissy-Saint-Léger , arr. de Corbeil (S.-et-O.).
86)
Note d'Alliot. — Il s'agit ici, évidemment, de Jean de Courtenay, le premier de cette famille qui ait possédé la seigneurie d'Yerres, et de Clémence, qui lui apporta la moitié de ce beau domaine.
87)
Note d'Alliot. — M. Mévil dit tout le contraire.
88)
Note d'Alliot. —Voici les noms des hommes de Moissy qui prirent part à cette affaire: André Maire; — Beaudoin Cordonnier; — Nicolas Patonart; — Simon Charpentier; — Hugues de Moissy; — Gilles Trébuchet; — Jean de Brie; — Girard dit Chale; — Pierre Patonart; — Clément de Fontaine; — Robert d'Atrie; — Robert Cordonnier; — Jean dit Bougre; — Guillaume Servient; — Renaud dit Pocet; — et Étienne le Roi.
89)
Note d'Alliot. — L'explication suivante de la brochure, à la fois très fautive et très incomplète de M. Sainte-Marie Mévil, nous a été donnée et nous la livrons telle quelle. —— Ce travail parut d'abord dans l'annuaire départemental de 186.. Il fut demandé en fin d'année, pour compléter le volume, en manière de remplissage. Rédigé à la hâte, il ne saurait donner une idée juste de la valeur du savant archiviste. Soit, mais il demeure toujours vrai qu'avant de faire un tirage à part d'une œuvre répandue à un grand nombre d'exemplaires, M. Mévil se serait honoré en puisant dans le riche trésor placé sous sa garde, pour rectifier les innombrables erreurs dont sa brochure fourmille.
90)
Note d'Alliot.Les Obituaires français au moyen âge, par A. Molinier. — Paris, Imprimerie nationale. — 1890. Préface.
91)
Note d'Alliot. — Il est possible que toutes les religieuses mortes à l'abbaye entre 1250 et 1350 aient été inscrites dans l'obituaire, mais il n'en est pas de même pour les autres époques. Les noms d'un grand nombre de moniales du XIIe et de la première moitié du XIIIe siècle n'ont pas été conservés. Les siècles suivants n'ont pas enregistré non plus les noms de tous les membres défunts du monastère.
92)
Note d'Alliot. — Voyez Bibliothèque Nationale, fonds latin, numéros 5258 et 5258 A.
93)
Note d'Alliot. — Brétigny-sur-Orge. — Cant. d'Arpajon. (S.-et-O.). M. Bertrandy-Lacabanne, archiviste de Seine-et-Oise, publia deux volumes sur cette commune en 1886, mais la liste des seigneurs est si incomplète, qu'il nous a été impossible d'y relever le nom des parents d'Agnès.
94)
Note d'Alliot. — On s'étonne de rencontrer, dès 1301, le nom de Pierre comme seigneur d'Yerres. Celui-ci avait pour père Jean II de Courtenay, qui fut seigneur d'Yerres avant lui. Comme il ne mourut que vers 1320, il faut, pour expliquer le passage de la seigneurie d'Yerres entre les mains de Pierre, fils de Jean II, que celui-ci ait cédé la terre d'Yerres à son fils bien des années avant sa mort. Pierre de Courtenay mourut le 22 mai 1333, et fut le cinquième membre de sa famille qualifié seigneur d'Yerres.
95)
Note d'Alliot. — La nomenclature des bienfaits inscrits dans l'article nécrologique d'Aveline de Villepinte pourrait faire croire qu'elle mourut vers 1280, à l'époque de la reconstruction de l'église; il n'en est rien cependant, car, de son vivant, Aveline donna ses biens pour aider à la reconstruction de son monastère, mais on ne dressa la liste de ses donations qu'à sa mort, arrivée beaucoup plus tard.
96)
Note d'Alliot. — Ce fait de n'être pas inscrite à l'Obituaire ne prouve pas à lui seul que l'abbesse Élisabeth soit morte en dehors de la maison, car le nom de celle qui recueillit sa succession a été omis également; et cependant on sait qu'elle termina ses jours à Yerres.
97)
Note d'Alliot. — Voici, d'après le P. Anselme, la liste des Courtenay d'Yerres ensevelis à l'abbaye: 1° Guillaume de Courtenay, compagnon de saint Louis, prisonnier à la Massoure, racheté par le saint Roi, mort le 24 novembre 1279; — 2° Sa femme, Jeanne de Grignoles, morte avant lui dans les premiers jours d'août 1276; — 3° Robert de Courtenay, mort sans postérité en 1297; — 4° Simon de Courtenay, mort jeune; — 5° Pierre de Courtenay, mort le 22 mai 1333; — 6° Sa femme, Jeanne de Courpalay, morte le 28 août 1319; — 7° Marguerite de Courtenay, mariée à Pierre de Voisins, morte le 27 octobre 1360. —— Il faut y joindre notre abbesse, dont voici l'épitaphe: “Ici gist, seur Marguerite, fille jadis monseigneur Jean, seigneur d'Yerre, et de madame Ysabel de Corbeil sa femme, seur monseigneur Jean des Grez, |104 chevalier, maréchal de France, et de maître Pierre des Grez, évêque d'Auxerre, qui fut abbesse de cette église un an, trois mois et six jours, et trépassa l'an M.CCC.XXI, septième jour en juin. — Priez pour l'âme: que Diex en ayt mercy. Amen.”
98)
Note d'Alliot. — Le testament de Guillaume le Nain et de sa femme est à peu près la seule pièce contemporaine qui nomme par son nom l'abbesse Agnès de Brie, mais la date sous laquelle il nous est parvenu est certainement fautive. Ce n'est pas 1310 qu'il faut lire, mais bien 1312, car Agnès de Brie ne porta pas la crosse avant la fin de juin ou le commencement de juillet de cette année, Philippe de Dury étant prévôt de Corbeil, et Pierre des Choux garde du scel de la même prévôté.
99)
Note d'Alliot. — Plusieurs autres membres de la même famille avaient déjà trouvé place dans le Nécrologe, notamment Guillaume des Grez, mort évêque de Beauvais en 1267, et Michel des Grez, l'un des bienfaiteurs de l'abbaye, inscrit au 28 mai; il donna 40 sols pour la pitance des religieuses.
100)
Note d'Alliot. — Périgny. — Cant. de Boissy-Saint-Léger, arr. de Corbeil (S.-et-O. ).
101)
Note d'Alliot. — Ces biens dépendaient de Jacqueline, fille de Jean de Chevry; — et de Jean de Boisminart; — de Gallart de Servon; — de Jean du Bois, tous trois chevaliers. — Il y avait aussi quelques acquisitions faites sur X… de Draveil.
102)
Note d'Alliot. — C'était en effet un véritable Crésus que Jean de Herces. Voici, à titre de simple curiosité, les sommes fabuleuses trouvées chez lui après son décès. —— 1° En oboles blanches (chaque obole valant 8 deniers), 65 livres qui équivalent à six vingt livres, et 10 livres de la monnaie courante, soit 130 livres; — 2° En gros tournois (valant ….. deniers chacun), 19 livres; — 3° En autres oboles blanches, qui passaient communément pour 4 deniers tournois, 40 livres 8 sols, ce qui équivaut à six vingt livres (120 livres); — 4° En autres oboles blanches de 4 deniers tournois, 19 livres 16 sols, ce qui équivaut à 60 livres; — 5° 4300….. moins 6 gros tournois, valant en total 740 livres, moins 16 gros; — 6° 41 florins royaux; — 7° 96 florins ad minutionem; — 8° 20 florins de Mademoiselle; — 9° 2 florins marqués à la masse; — 10° 8 florins marqués à la chaize; — 11° 20 florins de Florence; — 12° 16 florins d'or de Paris; — 13° 9 florins marqués au lion; — 14° 2 doubles; — 15° 3 florins marqués à la couronne; — 16° 6 florins marqués à l'ange; — 17° 16 pavillons; — 18° 30 florins ad scutum, qui valent ensemble 691 livres; — 19° En autres gros tournois marqués à la fleur de lys, du prix de 12 deniers chacun, valant ensemble 35 livres 10 sols; — 20° En florins de Paris marqués à la table, valant ensemble 7 livres 10 sols; — 21° En la même monnaie 4 livres valant 8 livres; — 22° En autres gros tournois et sterlings, chaque gros pris pour 3 sols, valant ensemble 45 livres. — Un vrai trésor, comme on voit. —— Cet inventaire fut fait en juillet 1343. le jeudi après la Sainte-Madeleine et les jours suivants, Indiction IIa et la seconde année du Pontificat de Clément VI. Il eut lieu en présence d'Étienne Doulcet, prêtre; — de Dracon, dit Bras-de-Fer, époux de Marguerone, nièce de Jean de Herces, défunt; — de Perrin, dit Cocigni, et d'Aveline, son épouse; — de Pierre Malet; — d'Aisel Malet; — de Belone la Cheville; — et d'Agnès la Rolande: ces deux dernières religieuses à Yerres. —— En plus de l'argent, on trouva un mobilier assez complet. Il y avait entre autres choses: 14 soutanes, 130 brebis et 34 agneaux; le tout fut prisé par Ameline, fille de feu Jean Ardeur. La bibliothèque était modeste: il y avait cependant un très bon décret et neuf livres.
103)
Note d'Alliot. — Étienne Doulcet ne résidait sans doute guère à sa cure, car on le trouve souvent à l'abbaye, où son neveu étudiait sous la direction des prêtres chapelains du monastère.
104)
Note d'Alliot. — Ce Pierre de Châtres est probablement celui qui mourut en 1349. Sa |117 pierre tombale se voit dans l'église d'Arpajon. La petite taille de son effigie, ainsi que la douceur de ses traits, l'ont fait prendre pour un enfant par M. de Guilhermy.
105)
Note d'Alliot. — Le Chesnay. — Petite et très ancienne paroisse, située aux portes de Versailles (S.-et-O.).
106)
Note d'AlliotChartrettes. — Commune de l'arr. de Melun (S.-et-M.).
107)
Note d'Alliot — L'obit d'Agnès de Chartrettes, certainement rédigé par une de ses contemporaines, est d'une écriture droite, ferme, et d'une calligraphie magnifique. Il a servi de point de repaire à l'un de ceux qui se sont efforcés de fixer l'âge et la date des Obituaires. Une note, placée en tête du manuscrit, dit expressément que cet article est de la seconde main, mais une étude approfondie de nos manuscrits ne tarde pas à faire reconnaître qu'il est de la cinquième ou sixième.
108)
Note d'AlliotChalette. — Cant. et arr. de Montargis (Loiret).
109)
Note d'Alliot — L'abbesse tira bon parti de ces lettres, car, malgré l'évidente mauvaise volonté des trésoriers, elle les poursuivit de ses réclamations, et arriva à s'en faire payer, les archives renferment vingt-trois reçus de cette époque; presque tous sont de l'abbatiat de Pétronille de Mackau. Les arrérages de l'année 1369, payés en 1372, s'élèvent à la somme énorme de 271 livres 15 sols 7 deniers, le roi ayant demeuré très longtemps à Paris. L'année suivante, le trésor ne versa que 180 livres. En 1379 et 1380, la dette se trouva réduite de plus de moitié; mais en 1382, elle atteignit le chiffre de 200 livres, dont 50 livres pour chaque quartier. — Il est bon d'ajouter que, d'après un calcul approximatif, il est vrai, mais sérieux, la livre parisis valait, vers l'an 1400, 30 francs de notre monnaie, et le sou 1 fr. 58.
110)
Note d'Alliot — Ces chaises d'or étaient sans doute des écus à la chaise.
111)
Note d'Alliot — L'autre moitié appartenait à Isabelle de Courtenay, fille unique de Jean IV d'Yerres et de Jeanne du Plessoy. Isabelle était dame de Courpalay et d'Yerres en partie. Elle épousa Geoffroy Tout-Outre, capitaine de Villiers-en-Brie; elle fit hommage, pour sa portion d Yerres, à Charles VI, le 30 juin 1420, et vivait encore en janvier 1426.
112)
Note d'Alliot — Bureau de la Rivière mourut en 1400. Il fut enterré à Saint-Denis, dans la chapelle dite des Charles, auprès de du Guesclin.
113)
Note d'Alliot — Exactement 33 ans et 8 mois, dit le Nécrologe.
114)
Note d'Alliot — L'Obituaire avait déjà nommé une autre moniale ayant fait un don de la même nature, et d'une précision qui ne laisse rien à désirer, touchant la conservation des Saintes Espèces dans la chapelle du couvent. Il s'agit d'une religieuse nommée Agnès, formée à la vie bénédictine dans le cloître d'Yerres. Elle fut tirée de cette abbaye pour aller porter la crosse au monastère de Notre-Dame de Saint-Paul (?), dit le Nécrologe. En mourant, elle fit don à Yerres d'un tabernacle qui lut placé sur le grand autel, et d'une coupe d'argent, — nous dirions d'un Saint-Ciboire, — pour y placer les saintes hosties. Nous ne savons à quelle date exactement fixer la mort de cette Agnès, abbesse de Notre-Dame de Saint-Paul; mais elle vécut certainement au XIVe siècle, et plus probablement dans la première moitié. — Le tabernacle d'Yerres était entouré de six colombes, suspendues par des chaînes attachées à la voûte de la chapelle.
115)
Note d'Alliot. — Acte du 12 juin 1396. — Cette transmission de la seigneurie se fit d'une manière très solennelle, en présence de nombreux procureurs et messaigiers, parmi lesquels nous voyons Guy de Maillefeu, Jean de Machiel. Jacquemart Cornet, Guyot de Besançon et Amaury de la Leu. — Nos religieuses s'étaient procurées une copie de cet acte; elles la conservaient avec soin, et l'invoquaient avec âpreté, à la fin du XVe siècle, pour prouver que les anciens seigneurs ne réclamaient pas les droits de justice sur les terres de l'abbaye. C'était faire dire à cette pièce un peu plus qu'elle ne dit en réalité.
116)
Note d'Alliot. — Néanmoins, le nom patronymique de Jeanne était inscrit avec honneur dans les fastes de l'abbaye, où nous l'avons déjà rencontré. En outre, le Nécrologe donne les noms de deux autres religieuses, appartenant certainement à la parenté de l'abbesse Jeanne: c'est celui d'Anne la Pastée et celui de Marie la Pastée. Celle-ci fut infirmière, comme notre abbesse, et donna à la chapelle un ornement complet: aube, tunique, dalmatique et chasuble, avec d'autres biens: alia plurima bona fecit nobis.
117)
Note d'Alliot. — Dans un travail autorisé, nous relevons l'estimation de la livre vers 1420. — La livre vaut 30 fr. et le sou 1 fr. 55 de notre monnaie.
118)
Note d'Alliot. — Celle-ci écrit presque toujours ussor au lieu de uxor; de même, elle écrit qui, partout où il faudrait que, etc.
119)
Note d'Alliot. — Ce bail fut renouvelé l'année suivante au même Simon de Beaucroix, et, cette fois, pour trois vies. En fait, il fut annulé en 1469.
120)
Note d'Alliot. — Huguette de Chacy n'allait pourtant point jusqu'à vouloir la mort d'inanition du clergé paroissial, car un document très authentique nous la montre, accordant au vicaire de Lieusaint la permission de prendre du blé, pour sa nourriture, dans la grange de l'abbaye.
121)
Note d'Alliot. — Le nom de Guillemette le Camus ne se trouve pas dans la liste des abbesses sorties de la célèbre abbaye de Chelles; mais cette omission ne tire pas à conséquence, car M. l'abbé Torchet, curé de Chelles et historien de l'abbave, n'a pas dressé la liste complète de toutes les abbesses prises dans cette maison.
122)
Note d'Alliot. — On sait d'ailleurs que les Le Camus ne remontent qu'au XVIe siècle.
123)
Note d'Alliot. — Les noms de quelques-uns des témoins de cette instance sont à retenir. Ce furent: messire Guillaume Franc, curé de Cossigny; — fr. Philippe Vignon, prêtre religieux de Notre-Dame d'Yvernel; — noble homme Jehan de Lignères, dit Bernart, avocat; — Guillaume de Villeneuve; — Guillaume Lefèvre; — Guillaume Eugarrant; — Jehan Bourlot; — Raoulin de Beaufort; — Perrot de Lieusaint; — Jehan Guillart; — Symon Poule; — Marc des Allez et plusieurs autres, presque tous laboureurs.
124)
Note d'Alliot. — Voir Histoire de l'abbaye de Gif, — Paris. Alph. Picard. 1892, — pages 64 à 78. — Dans les pages consacrées à Marguerite d'Orouer, nous avons dit sans détour quelle singulière et pauvre abbesse elle était; mais il nous avait paru que ses mœurs étaient irréprochables. Or, il résulte d'un procès découvert depuis lors, dans les registres du Parlement, que ses mœurs étaient aussi suspectes et dépravées. Notons pourtant que ces accusations furent formulées devant la Cour et non prouvées, et que, de plus, elles ne se produisirent qu'après la mort de l'abbesse en 1493.
125)
Note d'AlliotHistoire de l'abbaye de Gif, pages 59 à 64.
126)
Note d'Alliot — On dit qu'elle fit aussi rebâtir l'église du Mesnil-Racoin, sous le vocable de Sainte-Marie-Madeleine.
127)
Note d'Alliot.Ablon, cant. de Longjumeau, arr. de Corbeil (S.-et-O.). — Fontenay-les-Briis, cant. de Limours, arr. de Rambouillet (S.-et-O.).
128)
Note d'Alliot. — Guillaume était sans doute le père de Jeanne, Simon et Michel ses frères.
129)
Note d'Alliot. — La nomination de Simon Allegrin, comme procureur général de l'abbaye, était,du 23 mars 1488, avant Pâques.
130)
Note d'Alliot. — Cette famille Poilloüe, dont les filles entraient à Yerres dès le XVe siècle, s'est perpétuée jusqu'à nos jours sous des noms divers: Poilloüe de Saint-Mars, Poilloüe de Saint-Périer, Poilloüe de Bierville, Poilloüe de Saclas, etc.
131)
Note d'Alliot. — Ce Jean Budé laissa une nombreuse famille: 14 enfants, 7 fils et 7 filles. Le cinquième de ses fils fut le fameux Guillaume Budé, dont la statue se trouve dans la cour du collège de France. La postérité de ce savant homme passa en Suisse, sous la conduite de sa veuve, Roberte le Lyeur, qui se fit |170 protestante, en se plaçant sous la direction de Calvin. Les Budé suisses se sont perpétués jusqu'à nos jours; ils ont pris la particule et se nomment maintenant de Budé. — Quant à Jean Budé, il mourut en 1501 et fut enterré aux Célestins de Paris avec Catherine le Picart de Plateville, sa femme, morte en 1506.
132)
Note d'Alliot. — Dans le mémoire d'où nous extrayons ces renseignements, Robert de Boncourt, écuyer, âgé de 42 ans, s'honore d'avoir été, pendant huit ans. serviteur et valet de l'abbaye; il y est maintenant fermier, s'y est marié et y vit parfaitement heureux.
133)
Note d'Alliot. — L'abbesse et le curé ignorent ce semble la transaction de 1274.
134)
Note d'Alliot. — Cet emprisonnement avait eu lieu pour un délit commis à Marancourt, paroisse de Saint-Cyr-la-Rivière, où l'abbesse prétendait avoir des droits de haute, moyenne et basse justice.
135)
Note d'Alliot.Histoire de l'abbaye de Gif, pages 88 et 89.
136)
Note d'Alliot. — L'abbaye de Saint-Remi n'avait, à ce moment-là. que quatre religieuses: Antoinette Morel, professe d'Yerres; Marie Charlette et Antoinette Dautrée, professes de Chelles et Marguerite la Jolye.
137)
Note d'Alliot. — L'Obituaire contient les noms de plusieurs membres de la famille Allegrin, morts à Yerres au temps de l'abbesse Jeanne, entre autres celui de Catherine Allegrin, sans doute nièce de Jeanne.
138)
Note d'Alliot. — Pour la première fois, ce semble, les novices, vêtues de l'habit monastique, ne prirent pas part à l'élection.
139)
Note d'Alliot. — Marie de Savoisy avait en effet été formée à la vie religieuse dans |*180 l'abbaye cistercienne de Fontevrault. Elle avait quitté ce monastère, où la réforme religieuse avait pris naissance, pour répondre à la demande de l'évêque de Paris, et venir avec plusieurs de ses compagnes l'introduire dans les abbayes du diocèse.
140)
Note d'Alliot. — Nous avons cherché dans l'Histoire de Chelles des détails sur cet épisode. Malheureusement, les annales de ce monastère publiées par M. le chanoine Torchet, n'ont pas gardé trace de tout ce mouvement du XVIe siècle.
141)
Note d'Alliot. — Voici les noms de toutes les professes de l'abbaye, relevé dans un acte de 1518: Marie de Savoisy, humble abbesse; — Marie d'Estouteville, prieure; — Marguerite de Constant; Jeanne Gringette, portière: — Jacqueline Barenton, célerière; — Benoite le Riche, discrète; — Madeleine Chevalier, maîtresse d'école; — Antoinette le Lièvre; — Marguerite le Grand; — Louise de la Baume; — Marie du Prat; — Marguerite de Poilloüe; — Blanche de Lannoy; — Ève Baudry; — Louise Hasselin; — Anne de la Rainville; — Hélène Régnault; — Catherine de Dampierre; — Sidoine le Picart; — Madeleine de Vonier; — Étiennette de Guaigny; — Catherine Galopin; — Augustine Lanclet; — Anne de la Rivière; — Marie la Brodeuse: — Claude Vigneron; — Gabrielle Luillier; — Marie de Sailly; — Catherine Daves; — Jeanne Stuart; |184 — Marie le Roux; — Marie de Rapillart, malade; toutes professes. — Si on joint à ces trente-deux noms, ceux des novices, au nombre de dix environ, on voit que la communauté se composait de plus de quarante moniales vêtues, en dehors des jeunes filles du petit pensionnat. — Tous les noms ci-dessus se retrouvent dans les pièces d'archives entre 1518 et 1540, avec des différences d'orthographe, mais désignant les mêmes personnes.
142)
Note d'Alliot. — La règle de Poncher a été bien souvent analysée, notamment Histoire de l'abbaye de Chelles, par l'abbé Torchet, t. I, pages 218 à 232. — Voir aussi Histoire de l'abbaye de Gif, pages 98 à 100.
143)
Note d'Alliot. — En 1535, Jeanne Marie loue le moulin pour 50 livres. — En 1540. Louis Segogue, boulanger à Yerres, paie le moulin 60 livres. — En 1543, Jean Girard est meunier, et, outre son fermage, il doit 12 anguilles chaque année.
144)
Note d'Alliot. — Louis Tartin fut successivement curé de Villabé, dè Villerov et d'Évry-les-Châteaux. — En 1530, la dîme paroissiale d'Yerres est louée à Martin le Duc et Jean Soullard, tous deux vicaires audit lieu; — en 1533. à Étienne Challine, vicaire; — en 1536, à André Lauboury, vicaire; — en 1538, à Jean Hebart, vicaire; — en 1548, à Hildevert Treneguy, vicaire. — À la même époque, Louis Demore, curé de Brunoy, louait aussi les dîmes de sa paroisse: l'un de ces baux est de 1527.
145)
Note d'Alliot. — Les noms de dix ou douze prêtres se lisent dans les différentes pièces d'archives, comme ayant été employés à l'abbaye, entre 1520 et 1540. Parmi eux nous relevons ceux de: Claude Berthault; — Guillaume Lefèvre; — Guillaume Bonnefoy; — Clément Marignier; — Jean Bourgeois et Gabriel le Pelletier. — Il paraît, en outre, d'après un mémoire dressé en 1538, que les curés d'Yerres, dont le presbytère était ruiné, habitaient l'abbaye et en étaient les “domestiques”, y faisant l'office de procureurs.
146)
Note d'Alliot. — Ce texte vient des cahiers de Gaignières au cabinet des estampes de la Bibliothèque Nationale. Il n'a pas grande autorité, car, pour lui comme pour beaucoup d'autres, l'inscription lapidaire a été fort mal copiée.
147)
Note d'Alliot.Videlles. — Cant. de La Ferté-Alais. arr. d'Étampes (S.-et-O.).
148)
Note d'Alliot — Il faut prendre garde de la confondre avec sa sœur, nommée, comme elle, Marie de Pisseleu. Celle-ci était abbesse de Maubuisson.
149)
Note d'Alliot — Guillaume de Pisseleu, le père de tous ces prélats, pressait souvent sa fille Anne de profiter de sa situation pour caser ses frères et ses sœurs. Il faut le dire, il y avait une excuse à son âpreté, car Guillaume avait trente enfants!
150)
Note d'Alliot — Ce procès se prolongea durant de longues années. Plaidé devant la juridiction ecclésiastique, l'Official de Paris donna raison au curé; mais celui de Sens, juge d'appel, décida en faveur des religieuses. Enfin, en 1550, les juges de Paris se rangèrent à l'avis de ceux de Sens, et le curé de Lieusaint fut débouté de ses prétentions.
151)
Note d'Alliot — En 1549. elle échangea un quartier de vigne avec la veuve de Jean Budé.
152)
Note d'Alliot — Voici ce curieux document, dû à la plume de Jacques de Mervilles, prêtre et procureur de l'abbaye, pour la circonstance. — Les revenus sont perçus à quatorze endroits dénommés, savoir: Brévannes, — Vitri, — Athis, — Corbeil, |209 — les Godeaux, — Herces, — les Bordes, — Lieusaint, — Senard, — Plessis-en-Chevrie, — Tremblay, — Villepinte, — Cintreaux, — Cossigny. — L'ensemble du revenu est estimé 1373 livres 14 sols 3 deniers oboles tournois*. — Le procureur affirme que les moniales ne tiennent, ni ne possèdent autres revenus en la prévôté et vicomté de Paris. —— (Mais où sont donc les revenus de Brie, — Combs-la-Ville, — Evry, — Chalandray, — Yerres, — Ablon, — Draveil, — Drancy, — Paris, — Puiselet, — Carbouville, — Maurecourt, — Gironville, etc., — que nous verrons reparaître?) —— Les charges sont: 62 religieuses. — un religieux, — 24 serviteurs. — passants et repassants, — pauvres gens d'église, — mendiants, — pensions des prévôts et officiers des terres et seigneuries, — procureur, — avocats, — gens du conseil (?), — soutenir dix procès ordinaires, tant au Parlement qu'au Châtelet et en cour d'église, — payer les gages des gardes, — médecin, — barbier! et apothicaire. — gages des serviteurs, — façon des vignes, — bois, — échalats, — nourrir les fermiers quand ils viennent à l'abbaye, — acheter pommes, — poires, — fruits, — chair, — poisson. — œufs, — harengs, — pois, — fèves, — sel, — chandelles, — bois, — charbon, — nourrir dix chevaux pour la maison, — payer faneurs, — faucheurs, — crocheteurs, — jardiniers, — maréchaux, — charron, — bourrelier, — serruriers, — cordiers, — menuisiers, — vitriers, — maçons, — charpentiers, — couvreurs, — plâtriers, — teinturiers, — cardeurs, — peigneurs de laine, — tisserans en drap et en toile, — réparer l'église, — l'abbaye, — les fermes. — Pour la nourriture de tous il faut 40 muids de blé, — 20 muids d'avoine, — et 12 muids d'orge pour le bétail. —— La dépense se monte à 4,500 livres, y compris les deniers et dons gratuits du roi. —— (Ce que le procureur ne nous dit pas, c'est d'où on tire la différence entre 1.373 livres et 4,500 livres. Et cependant, l'abbaye n'avait pas de dettes. Évidemment, ce comptable a diminué la recette notablement, car on n'ose dire qu'il a enflé la dépense: 4.500 livres pour nourrir cent personnes! et le reste!
153)
Note d'Alliot — Malgré l'âpreté de nos religieuses à réclamer la basse, moyenne et haute justice, on ne voit pas que leurs officiers aient jamais prononcé des peines bien graves; surtout jamais de peines capitales, pas même des châtiments corporels, en dehors des incarcérations et des fers. — L'enquête très détaillée qui eut lieu, au sujet de l'incarcération du sergent de Jacqueline de Bailly, eut certainement mentionné les châtiments graves, car elle renferme beaucoup d'autres traits de mœurs.
154)
Note d'Alliot. — Elle en fit plusieurs avec les Budé: un le 13 septembre 1553 avec Anthoine Budé, seigneur de Marly-la-Ville en partie et d'Yerres en partie. Celui-ci était fils du fameux Guillaume Budé et de Roberte le Lyeur; il n'avait pas suivi sa mère à Genève. Un second échange fut signé le 4 février 1577 avec Pierre Budé; et un troisième le 18 février 1580. avec Dreux Budé, seigneur d'Yerres en partie et de Baignault-en-Beauce. Pierre et Dreux Budé étaient fils de Jean III et de Jacqueline de Bailly.
155)
Note d'Alliot. — Cependant, vers 1587. l'abbaye dut subir la présence d'une troupe de protestants, qui rompirent et renversèrent une partie du mur de clôture. L'abbesse s'empressa de le relever malgré de nombreuses difficultés.
156)
Note d'Alliot. — Les le Jude et les Olignon furent tour à tour notaires à Yerres pendant une durée d'environ 150 ans.
157)
Note d'Alliot. — L'un d'eux cependant mérite une mention spéciale, car il nous montre les deux frères Dreux et Pierre Budé séparant la seigneurie d'Yerres le 2 juin 1573.
158)
Note d'Alliot. — Voici une liste respectable des baux du moulin durant l'abbatiat d'Antoinette de Luxembourg. En 1550, il était affermé à un certain Noël le Clerc, venu de Senlis. Le 16 mai 1553, l'abbesse le loue à Barthélemy Ferrant pour 60 livres. — Le 26 juin 1559 à Antoine le Clerc pour 60 livres — Le 1er novembre 1561 à Thomas Molin pour 60 livres; — le 10 février 1579, à Jean Henaut et à Adrienne Meuse pour 26 écus et 6 chapons; — le 6 novembre 1584, à André de Hallon pour 33 écus et 6 chapons; — le ler février 1585, à Jean Henaut et sa femme; — le 14 décembre 1594, aux mêmes; — le 10 octobre 1599, à François de Gasles; — le 10 mai 1600, à François de Gasles, fils du précédent.
159)
Note d'Alliot. — Ce Motteau sortait d'une vieille famille, liée avec l'abbaye dès 1520. Ses descendants se sont perpétués à Brunoy jusqu'à nos jours, et l'un d'eux, M….. Motteau, notre excellent confrère de la Société historique de Corbeil, nons a fourni, pour cette histoire, un certain nombre de renseignements intéressants.
160)
Note d'Alliot. — Hélène Régnault, née à la fin du XVe siècle, était déjà religieuse à Yerres en 1514; elle prit part à la réforme, et était demeurée comme la tradition vivante de ce qui s'était passé durant tout un siècle à l'abbaye.
161)
Note d'Alliot. — Son nom fut inscrit dans le Nécrologe de l'abbaye. Il est le dernier qui |220 ait eu cet honneur, car déjà on commençait à imposer aux communautés comme aux paroisses, des registres mortuaires, qui sont devenus notre état-civil. L'obit de Madame de Luxembourg ne fait mention d'aucun service religieux pour le repos de son âme.
162)
Note d'Alliot. — Une de ses tantes, Anne des Ursins, avait épousé Guillaume de Lannoy, seigneur de Brunoy, en premières noces, et le comte de Chaulnes en secondes noces. Elle jouit de la terre de Brunoy jusqu'à sa mort, en août 1597.
163)
Note d'Alliot. — Aujourd'hui Servon. — Cant. de Brie-Comte-Robert, arr. de Melun (S.-et-M.).
164)
Note d'Alliot. — Madame des Ursins loua le moulin: — le 8 janvier 1609, à François Baron pour 120 livres et un porc; — le 13 septembre 1612, au même; — le 20 janvier 1617, au même pour 150 livres; — le 12 juillet 1623, au même. (Il mourut en 1627). — Le 22 mars 1632, à Pierre Baron pour 300 livres. Pierre céda son bail à Louise Tachereau, sa mère, qui ne put sans doute le tenir; — car il fut loué le 12 février 1633 à Thomas Corré pour 300 livres.
165)
Note d'Alliot — Au début de l'abbatiat de Madame d'Angennes, en 1640, une nouvelle maison religieuse vint se fonder aux portes de l'abbaye. Les Camaldules, religieux d'origine italienne, s'établirent à Grosbois. sur la paroisse d'Yerres. Les nouveaux venus et nos Bénédictines vécurent côte à côte, sans que les rapports entre les deux maisons fussent jamais empreints d'une hostilité ouverte, |231 mais aussi sans avoir l'une pour l'autre une sympathie bien marquée. — Il ne faut pas confondre les Camaldules de Grosbois, avec le château de Grosbois, situé non loin d'Yerres, mais sur la paroisse de Boissy-Saint-Léger.
166)
Note d'Alliot — Celles-ci se ravisèrent sans doute, car, en 1645, Catherine Belle est encore à l'abbaye: elle y reçoit des Lettres royaux pour se faire mettre en possession du prieuré de Chambly, au diocèse de Beauvais, vacant par la mort de sœur Françoise Cousin, religieuse de Saint-Remy de Senlis. Catherine ne réussit probablement pas, puisqu'elle mourut à Yerres en 1664.
167)
Note d'Alliot — En 1637, c'est un nommé Glasson qui est chapelain; il est bientôt remplacé par le prêtre Jean Troa, auquel succède J. -B. le Gras.
168)
Note d'Alliot — Claire d'Angennes loua le moulin de Masières, le 7 août 1538, à Philippe Coqueret, pour 400 livres. — Le 2 juillet 1643, à Pierre Bezançon, pour 540 livres. (Pierre avait épousé Jeanne Boireau, veuve de Philippe Coqueret). — Le 25 août 1657, à Louis Périer pour 400 livres. — Le 8 juin 1661, à Marc Andelet, pour 600 livres.
169)
Note d'Alliot — Au mois de janvier 1653, Claire d'Angennes avait fait au sieur Bruand, épicier, rue Saint-Anthoine, à Paris, un billet de 600 livres, payable à Pâques, elle ne put l'acquitter qu'au mois d'août suivant.
170)
Note d'Alliot — Cet aveu déclare que l'abbaye possède 12 fermes, louées ensemble 7.775 livres, plus 12 ou 15 muids de grain. (Il n'y est pas question du bail emphytéotique de Sénart, par exemple, ni des redevances, comme les dîmes, les lods et ventes, les droits de justice, les aumônes, les pensions.) —— Avec le revenu, il faut faire vivre 37 religieuses, professes, novices et converses: 2 ecclésiastiques, un jardinier, un garçon, un valet, une servante et quelques autres domestiques, soit un total de 12.600 livres de dépenses. — Les ecclésiastiques ont chacun 300 livres; le jardinier 100 livres; les autres domestiques ensemble 720 livres; le médecin 300 livres; le chirurgien 100 livres; un homme d'affaires 400 livres; les avocats et procureurs 500 livres; les charges d'entretien 2.000 livres.
171)
Note d'Alliot — Voici cette inscription: Veüe de l'abbaye de / Nostre-Dame d'Yerre / fondée par Louis le Gros, / roy de France, pour des / religieuses bénédictines / l'an 1120. En Brie, à 5 lieues de Paris.
172)
Note d'Alliot — Cette chapelle n'est pas mentionnée dans le Pouillé du diocèse de Versailles, de M. l'abbé Gautier.
173)
Note d'Alliot — Ce titre, donné à Anne Mauchon, n'empêcha pas Lucrèce du Raiz de garder et d'exercer la charge de prieure de la communauté.
174)
Note d'Alliot — Celui-ci eut bientôt des procès avec l'abbaye, au sujet des dîmes de Carbouville, dont il était fermier.
175)
Note d'Alliot — L'abbaye de Saint-Sauveur d'André était située en Artois. Tiberge avait été pourvu de ce bénéfice; il en garda le titre et la jouissance après son entrée dans la Société des Missions Étrangères, dont il fut l'un des premiers directeurs.
176)
Note d'Alliot — Ce fut certainement Madame de Maintenon qui accomplit cette bonne œuvre. Elle n'est nommée nulle part; mais sa charité aujourd'hui bien connue, laisse deviner sa main libérale dans tout le mystère de cet acte de bienfaisance.
177)
Note d'Alliot — Le curé d'Yerres se nommait Legrand; celui d'Évry, Audibert; celui de Montgeron, François Thomas; ceux de Brie, Bécamo et Pascal, remplacés plus tard par J.-B. Boissy.
178)
Note d'Alliot — La ferme de Herces disparut pendant le XVIIIe siècle et devint un amas de bâtiments en ruines. Elle était située sur le chemin de Périgny à Brie-Comte-Robert. Aujourd'hui un orme planté sur le bord de la route, est appelé l 'orme de Herces, et indique la place où se trouvait la ferme de nos moniales.
179)
Note d'Alliot — Ces chiffres prouvent d'une manière péremptoire que Madame d'Uzès avait fait profession en 1679, et non en 1689, comme le disent les auteurs du Gallia.
180)
Note d'Alliot — La seule Mademoiselle de Rochebrune se trouve inscrite au livre des donateurs: en 1726 elle légua 20 livres de rente par testament.
181)
Note d'Alliot — Par une lettre du 25 juin 1737. Robert, vicaire général de Paris, approuve la réduction du cimetière.
182)
Note d'Alliot — Il existe dans les archives de l'abbaye d'Yerres un assez curieux dossier touchant l'église d'Ablon. On y suit les intrigues d'un jeune vicaire, qui s'efforce de se faire curé de cette paroisse naissante, et veut contraindre Madame Desmarets à réparer l'église.
183)
Note d'Alliot. — François Massue, prêtre originaire du diocèse de Saint-Malo, lut nommé par l'abbesse curé de Villabé en 1748, pour remplacer J. -B. Hannequin; il y demeura 20 ans et fut remplacé en 1768 par François Mathieu.
184)
Note d'Alliot. — Nous relevons, dans l'acte de décès, les noms de messires Pierre Étienne, curé d'Yerres; — Jean-François de la Cour, curé de Lieusaint; — Jacques Bouillerot, curé de Saint-Jacques et de Saint-Germain de Corbeil; — François Maillard de Frontond, licencié de Sorbonne, chanoine de Vincennes; — Louis-Claude |268 Claude Mazuriès, curé de Créteil; — Louis Lagarde, curé de Marolles; — Jean-Jacques Bauldrée-Boilleau, licencié ès-lois, prieur de Saint-Vincent de Tiffauge, curé de Boissy-Saint-Léger; — Joseph Nicolas, vicaire de Boissy-Saint-Léger; — Thomas Vaninier, chapelain de Grosbois; — Jacques Villiers, vicaire d'Yerres; — Daniel-Pierre Dessaux, licencié ès-lois, prieur de Saint-Étienne de Hacqueville; — Jacques Duval, chapelain de l'abbaye d'Yerres; — Nouette, prévôt de l'abbaye; — François Boullet et J.-B. Ladmirault, tous deux procureurs ès-sièges du monastère. (Acte de décès, au Greffe de Corbeil.
185)
Note d'Alliot — Chose extraordinaire, nos moniales, qui possédaient encore une assez grande quantité de bois-taillis, achetaient néanmoins pour 3.000 livres de bois de chauffage en 1769.
186)
Note d'Alliot — Voici la manière dont Madame de Franclieu établissait les charges de sa maison: Honoraires, nourriture et entretien du confesseur: 800 livres. — Médecin et chirurgien: 600 livres. — Organiste et Officiers de justice: 550 livres. — Dépense de sacristie, cire, ornements: 800 livres. — Apothicaire: 600 livres. — Sacristain, nourriture et gages: 350 livres. — Trois jardiniers, nourriture et gages: 1.200 livres. — Commissionnaire: 500 livres. — Charretier et Vacher: 600 livres. — Une tourière et une femme de chambre: 500 livres. — Quatre servantes, nourriture et gages: 900 livres. — Femmes de service, lingères, lessiveuses: 300 livres. — Affranchissement des lettres: 270 livres. — Nourriture et vestiaire de 17 religieuses: 7.750 livres. — Cinq converses: 1.750 livres. — Quatre demoiselles pensionnaires: 1.000 livres. — Pour les chevaux: 1.050 livres. — Totale: 26.128 livres. Madame de Franclieu énumérait encore comme charges: 20 sols de rente |276 féodale à l'État à cause du droit d'échange; — un gros aux curés de Lieusaint, — d'Évry, — de Drancy, — de Brie, — de Montgeron, — d'Athis. Elle ne doit plus rien aux curés d'Yerres et de Puiselet, parce qu'on leur a abandonné les deux tiers de la dîme; à celui de Villabé on l'abandonne toute entière. — De plus, on doit acheter chaque année pour 300 livres de cire pour les offices. — L'abbaye réclamait les droits de haute, moyenne et basse justice au Plessis; — à Amerbois; — à Retolu; — au Mesnil-Racoin et dans l'enclos de l'abbaye. En fait elle ne l'exerçait qu'au Plessis et à l'abbaye.
187)
Note d'Alliot — Le 9 avril 1772, d'Ogeron donna quittance des 6.000 livres, qu'il reçut par les mains de Jacques-Étienne Bougault Ducoudray, trésorier des secours accordés par le roi aux pauvres communautés.
188)
Note d'Alliot — Le P. Véronneau fut le dernier prieur de Poitiers.
189)
Note d'Alliot — Nous, Thérèse-Angélique de Franclieu, abbesse de l'abbeye royalle |277 d'Hyerres, diocèse de Paris, avons prié le T. R. P. Veronneau, docteur en théologie, ancien prieur des Dominicains et colège de Saint-Jacques à Paris, de vouloir bien accepter l'obligation que je lui fais par ces présentes, en mon nom et en celui de mon abbeye, d'une pension annuelle et viagère de 300 livres, comme une faible marque de ma reconnaissance, et de celle que lui devra à jamais cette maison, pour les travaux imances et inapréciable, qu'il a fait dans les archives de mon abbeye, dont il y a 14 vol. in-folio d'inventaire, volume in-folio du terrier du domaine, et les plans et aussi ceux de toutes les terres, seigneuries, maisons, hôtels, sur lesquelles il est dû à mon abbeye, et enfin pour tous les importants services qu'il m'a rendu — et que je le prie de vouloir bien me continuer — par ses conseils; les peines qu'il c'est donnée pour m'aider à terminer tous les procès, dont cette abbeye était accablée depuis un nombre d'années, avant que j'ay été nommée abbesse. — À ces causes nous autorisons en notre nom et celui de notre abbeye le R. P. Veronneau de pouvoir exiger, si bon lui semble, un contrat en forme de la susdite pension de 300 livres, payable d'avance, année par année, le premier jour d'août, dont la première a commencé aujourd'hui 1er août 1780, que nous lui avons prié de recevoir. — Sr de Franclieu, abbesse d'Hyerres, au nom de toute mon abbeye. — (Le double est écrit sur notre registre particulier).
190)
Note d'Alliot — Voici l'horaire de la fin du XVIIIe siècle, trouvé dans une note de l'inventaire. — Chaque jour Messe à 7 heures; Vêpres, à 3 heures. — Fêtes et Dimanches Grand'Messe à 9 heures 1/2; Vêpres chantées à 2 heures 1/4. — Chaque premier jeudi du mois, salut à 5 heures, avec exposition du Saint-Sacrement. — Il n'est pas question des Matines, ni des Petites Heures que chaque moniale récitait sans doute en particulier.
191)
Note d'Alliot — Chacune de ces pièces, petite ou grosse, coûtait une livre; et les perdreaux étaient apportés surtout en juillet et en août, au moment des couvées!
192)
Note d'Alliot — Fixation des pensions d'après la loi du 14 octobre 1790: Mme de Franclieu, abbesse, 61 ans: 2000 livres. Née le 2 octobre 1730. — Mme de Miremont, prieure, dite de Sainte-Adélaïde, 71 ans: 700 livres. Née le 1er mars 1722. — Mme Huet, de Saint-Benoît, 80 ans: 700 livres. Née le 5 octobre 1712. — Mme La Planche, de Sainte-Lucie, 69 ans: 700 livres. Née le20 mars 1724. — Mme Glorieux, 66 ans: 700 livres. — Mme Gauthier, de Sainte-Pélagie, 59 ans: 700 livres. Née le 25 novembre 1732. — Mme Cossendy; de Saint-Pierre, 59 ans: 700 livres. Née 20 juin 1740. — Mme Gaucher, de Sainte-Pélagie, 59 ans: 700 livres. Née 23 octobre 1742. — Mme Gallais, de Sainte-Sophie, 35 ans: 700 livres. Née le 6 août 1756. — Mme de Barège, de Saint-Magloire, 33 ans: 700 livres. Née le 14 novembre 1758. — Mme Gabrat, de Sainte-Cécile, 39 ans: 700 livres. Née le 12 février 1751. — Mme Edmont, de Saint-Bazile, 29 ans: 700 livres. Née le 21 septembre 1762. — Mme D. Vergis, de Saint-Clément, 31 ans: 700 livres. Née le 2 février 1760. — Mme de Pouget, de Saint-Paulin, 32 ans: 700 livres. Née le 31 décembre 1759. — Mme Dauhin, de Saint-Jean, 24 ans: 700 livres. Née le 5 février 1765. — Mme de Thietry, agrégée, 45 ans: 350 livres. Née le 23 août 1746. — Sœurs converses. — Sœur Bernard, 69 ans: 350 livres. Née le 3 octobre 1722. — Sœur Chaillet morte (le 2 août 1792), 68 ans: 350 livres. — Sœur Petit, 69 ans: 350 livres. Née le 2 juillet 1722. — Sœur Vinot, 37 ans: 350 livres. Née le 8 août 1753. — Sœur Le Bau, 29 ans: 350 livres. Née le 26 mars 1762. — Sœur Martel, 23 ans: 350 livres. Née le 17 mars 1768. — Sœur Bourguignon, agrégée, 81 ans: 350 livres. Née le 31 juillet 1710. — Sœur Vacher, 27 ans: 350 livres. Née le 4 mars 1765. — Fait à Yerre le 10 octobre 1792. — Marie-Françoise-Marguerite Toutain de Richebourg, religieuse Ursuline d'Argenteuil, résidente cy -devant à l'abbaie d'Yerres comme pensionnaire depuis le 26 juin 1791, née le 23 juin 1732.
193)
Note d'Alliot — La durée de l'abbatiat de Marie d'Estouteville s'étend bien de 1520 à 1537, et c'est par erreur typographique que la date 1520-1534 se lit en tête du chapitre XVII, page 189.