Corpus Essonnien

Histoire et patrimoine du département de l'Essonne

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SOCIÉTÉ HISTORIQUE ET ARCHÉOLOGIQUE DE CORBEIL, D'ÉTAMPES ET DU HUREPOIX

Bulletin n°17 (1911)

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BULLETIN DE LA SOCIÉTÉ HISTORIQUE & ARCHÉOLOGIQUE DE CORBEIL, D'ÉTAMPES ET DU HUREPOΙΧ ANNÉE 1910. Ire LIV. A.

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MONTDIDIER. IMPRIMERIE J. BELLIN

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BULLETIN DE LA SOCIÉTÉ HISTORIQUE & ARCHÉOLOGIQUE DE CORBEIL D'ÉTAMPES ET DU HUREPOIX 16º Année 1910 1 re LIVRAISON CORBEIL THUNE POL ETAMPES PARIS ALPHONSE PICARD ET FILS, ÉDITEURS LIBRAIRES DES ARCHIVES NATIONALES ET DE LA SOCIÉTÉ DE L'ÉCOLE DES CHARTES Rue Bonaparte, 82 MCMX

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SOCIÉTÉ HISTORIQUE & ARCHÉOLOGIQUE DE CORBEIL, D'ÉTAMPES ET DU HUREPOIX STATUTS Approuvés par arrêté préfectoral en date du 19 février 1895 - ARTICLE I. Une Société est fondée à Corbeil sous le titre de Société Historique et Archéologique de Corbeil, d'Étampes et du Hurepoix. Elle a pour but les études, les recherches et les publications concernant l'histoire et l'archéologie de notre contrée et des régions circonvoisines, ainsi que la description et la conservation des monuments anciens situés dans ces mêmes régions. Elle a son siège à Corbeil et tiendra ses séances soit à la SousPréfecture, soit à la Mairie, avec l'autorisation préalable du SousPréfet ou du Maire. ART. II. - La Société s'interdit toutes discussions ou publications politiques ou religieuses. ART. III. - La Société se compose de tous les fondateurs et, en nombre illimité, des personnes qui, adhérant aux Statuts, sont admises par le Conseil sur la présentation de deux membres. Le Conseil peut aussi désigner des membres correspondants qui seront nommés par l'Assemblée générale.

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Les mineurs ne seront admis dans la Société que sur le consentement soit de leurs parents, soit de leur tuteur. ART. IV. - Le titre de fondateur est acquis: 1º aux signataires des présents statuts, 2º à tout membre qui fait don à la Société d'une somme de cent francs au moins. ART. V. Chaque sociétaire paie une cotisation annuelle de dix francs; cependant cette cotisation est réduite à cinq francs pour les personnes appartenant au clergé et à l'enseignement. ART. VI. Tout membre adhérent qui aura effectué un versement de cent francs au moins sera exonéré du paiement des cotisations annuelles. ART. VII. La Société est administrée par un Conseil composé de vingt et un membres, élus pour trois ans en Assemblée générale. Ce Conseil se renouvelle chaque année par tiers. Les membres sortants sont rééligibles. ART. VIII. Le Conseil, sur la proposition du Comité de publication, statue sur l'impression des travaux et la composition des bulletins; il soumet aux auteurs les modifications qu'il juge nécessaires et détermine l'ordre des insertions. ART. IX. Aucune dépense ne peut avoir lieu qu'en vertu d'une délibération du Conseil. Le trésorier ne doit effectuer aucun paiement sans le visa du Président ou d'un Vice-Président. ART. X. La Société se réunit tous les ans, au mois de mai, en Assemblée générale, soit à Corbeil, soit dans toute autre ville désignée par le Conseil. Cette assemblée nomme les membres du Conseil. Elle entend les rapports qui lui sont présentés par le Conseil et qui sont relatifs à l'état des travaux et à la situation financière de la Société. Elle délibère sur toutes les propositions qui lui sont soumises par le Conseil. ART. XI. - La Société pourra organiser des excursions archéologiques, faire exécuter des fouilles, établir une bibliothèque, un musée, acquérir, recueillir ou recevoir, à titre de dons manuels, tous les objets et documents qui l'intéressent. Toutes ces questions seront décidées par le Conseil. ART. XII. - Les membres correspondants reçoivent les publications de la Société et sont affranchis de toute cotisation.

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ART. XIII. En cas de dissolution de la Société, les membres titulaires, réunis en une Assemblée générale spécialement convoquée à cet effet, seront appelés à statuer sur la liquidation de l'actif social et sur la destination des collections appartenant à la Société. ART. XIV. Les présents Statuts pourront être modifiés par l'Assemblée générale, sur une proposition écrite et signée de dix membres au moins, mais aucune modification ne deviendra exécutoire qu'après avoir été autorisée par l'autorité compétente, en exécution de l'article 291 du Code pénal. - ART. XV et dernier. Un règlement intérieur, adopté par l'Assemblée générale, arrête les conditions de détail propres à assurer l'exécution des présents Statuts et le bon fonctionnement de la Société. Vu par le Vice-Président : P. BOUCHER. Vu et soumis à l'approbation de Monsieur le Préfet de Seine-et-Oise. Le Sous-Préfet de Corbeil, G. DE LINIÈRE. Le Préfet de Seine-et-Oise, Chevalier de la Légion d'honneur, autorise la « Société Historique et Archéologique de Corbeil, d'Étampes et du Hurepoix » à se constituer légalement, en vertu de l'article 291 du Code pénal et conformément aux présents Statuts. Fait à Versailles, le 19 février 1895. Pour le Préfet, Le Secrétaire-général délégué, DUFOIX.

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RÈGLEMENT DE LA SOCIÉTÉ HISTORIQUE ET ARCHÉOLOGIQUE DE CORBEIL, D'ÉTAMPES ET DU HUREPOIX Arrêté par l'Assemblée générale du 4 Décembre 1894 ARTICLE I. Messieurs les Sous-Préfets de Corbeil et d'Etampes sont Présidents d'honneur de la Société. ART. II. Le Conseil, conformément à l'article VII des statuts, désigne, chaque année parmi ses membres, un Président, deux ou plusieurs vice-Présidents, un Secrétaire général, un Secrétaire rédacteur et un Trésorier. ART. III. Le Président ouvre et dirige les séances, maintient l'ordre dans les discussions, fait exécuter les statuts et les décisions de la Société, la convoque pour les séances ordinaires et extraordinaires et ordonnance les dépenses. En cas d'absence des Président et vice-Présidents, le Conseil est présidé par le plus âgé des membres présents. ART. IV. — Le Secrétaire général est chargé, sous la direction du Conseil, de la composition et de la rédaction du bulletin; il veille à l'impression et à la correction de toutes les publications de la Société; il se met en rapport avec les auteurs et leur soumet, s'il y a lieu, les observations approuvées par le Conseil, sur le rapport du Comité de publication. Il fait annuellement à l'assemblée générale un rapport sur les travaux de la société ; enfin il remplit les fonctions d'archiviste.

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IX ART. V. - Le Secrétaire rédacteur rédige les procès-verbaux des séances et est chargé de tout ce qui se rapporte à la correspondance. ART. VI. Le Trésorier est chargé du recouvrement des cotisations annuelles ; il paie les dépenses ordonnancées et donne, chaque année, à la séance générale, un état de la situation financière de la Société. ART. VII. Le Conseil se réunit tous les trois mois; cependant le Président peut le convoquer chaque fois que les intérêts de la Société l'exigent. - ART. VIII. Les décisions du Conseil sont prises à la majorité des suffrages; pour qu'elles soient valables, sept membres au moins doivent être présents. En cas de partage, la voix du Président est prépondérante. ART. IX. Le Conseil statue sur les demandes d'admission et désigne la catégorie à laquelle doit appartenir chaque candidat admis, afin de déterminer le montant de sa cotisation, conformément à l'article V des statuts. Les délibérations du Conseil ont lieu au scrutin secret, et les noms des candidats refusés ne sont pas inscrits au procès-verbal. ART. X. - Les décisions du Conseil ordonnant une dépense sont transmises sans retard au Trésorier par un extrait du procès-verbal, signé du Secrétaire rédacteur. ART. XI. Les fonds disponibles de la Société seront déposés à la caisse d'épargne de Corbeil ou dans toute autre caisse désignée par le Conseil. ART. XII. janvier. L'ouverture de l'année sociale est fixée au rer Tout candidat admis doit sa cotisation à partir du 1er janvier de l'année de son admission. ART. XIII. La Société publiera un bulletin périodique et, si ses ressources le lui permettent, elle pourra également publier des mémoires et des documents. ART. XIV. Un Comité de publication, composé d'un vicePrésident et du Secrétaire général, membres de droit, et de cinq membres choisis par le Conseil et renouvelables chaque année, proposera la publication, sous les auspices de la Société, des mémoires et documents dont il aura apprécié la valeur réelle.

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ART. XV. Les Sociétaires ont droit à toutes les publications de la Société à partir de l'année de leur admission. ART. XVI. Tous les Sociétaires peuvent assister aux séances du Conseil, mais ils ne peuvent prendre part aux votes. Le Président peut leur donner la parole quand ils ont à faire des communications qui rentrent dans l'ordre des travaux de la Société. Cependant le Conseil peut se former en Comité secret sur la demande de deux de ses membres. ART. XVII. Les auteurs pourront faire exécuter, à leurs frais, des tirages à part des travaux publiés par la Société. Tout tirage à part devra porter la mention du volume dont il aura été extrait. Aucun tirage à part ne pourra être mis en circulation avant la publication par la Société du travail dont il est l'objet. ART. XVIII. Les demandes de modifications aux statuts devront être adressées au Président quinze jours au moins avant l'assemblée générale; il en sera fait mention sur les lettres de convocation. ART. XIX et dernier. - Le présent règlement pourra être modifié par le Conseil, sur la proposition et à la majorité de sept membres au moins. Afin d'assurer l'envoi exact de nos publications, Messieurs les Sociétaires sont instamment priés d'indiquer à M. le Secrétaire général, leurs changements de domicile, de titres, ou toutes autres rectifications.

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LISTE DES MEMBRES Les noms précédés d'un astérisque (*) sont ceux des MEMBRES FONDATEURS qui ont racheté leur cotisation. MM. ALLAIN, Maire de Soisy-sous-Étiolles, 12, rue Godot de Mauroi, à Paris (IXe). ALLEZ, au château de Belesbat, par Boutigny (S.-et-O.) et à Paris, rue de Berri, 5 bis (VIII). ALLORGE, Professeur de dessin à Montlhéry (S.-et-O.). AMIOT, avocat à la Cour, 207, Boulevard St-Germain, Paris (VII°). AMODRU, député, 66, avenue des Champs-Elysées, Paris (VIII) et au Château de Chamarande (S.-et-O.). ARGELIÈS, Député de Seine-et-Oise, à Juvisy (S.-et-O.). AUBLET-DELAUNAY (Mme), 173, Boulevard Péreire, à Paris (XVII). *AUBRY-VITET, Archiviste-Paléographe, 69, rue de Varenne, à Paris (VII). ASHER, à Berlin (Allemagne). AUSCHER, ingénieur expert, 24, rue La Fayette, à Versailles. BABIN, Maire d'Arpajon, à Arpajon (S.-et-O.). BARREAU (Eugène), Juge au tribunal de commerce de Corbeil, à Ris-Orangis (S.-et-O.). BARTHÉLEMY (Louis), ingénieur, 5, avenue de Villiers, à Paris (XVII). BARTHÉLEMY (Mme vve), rue Feray, à Corbeil. BARTISSOL, Maire de Fleury-Mérogis, par Saint-Michel-surOrge, et 17, avenue du bois de Boulogne à Paris (XVIº). BASSERIE (Mlle), 49, rue St-Vincent, au Mans (Sarthe). Baudelot, avocat, 2, rue de Miromesnil, Paris (VIIIe). *BÉRANGER (Charles), 4, rue de Marignan, Paris (VIII). *BERNON (le Baron de), à Palaiseau, et à Paris, 3, rue des Saints-Pères (VI).

XII

BIBLIOTHÈQUE (la) communale DE CORBEIL, représentée par M. DUFOUR, bibliothécaire. MM. +*BIZEMONT (le Comte de), au Château du Tremblois (M.-et-M.). * BIZEMONT (le Comte de), 8, rue Girardet, à Nancy (M.-et-M.). BLONDEAU, Architecte à Brie-Comte-Robert (Seine-et-Marne). BOBIN, pharmacien à Étampes. BOËTE, Instituteur, à Villecresnes (S.-et-O.). BONNEFILLE, ancien Sénateur de Seine-et-Oise, à Massy (S.-et-O.). BonneFor, à Paris, 4, rue de la Paix (IIe). BONNIN, (l'Abbé), Curé d'Ablon (S.-et-O.). +*BOSELLI (Paul), 130, rue Royale, à Lille (Nord). +BOUCHER (Dr Paul), Médecin en chef de l'Hôpital de Corbeil. BOUCHER (Mme), à Corbeil. BOUGIN (Louis), à Paris, 3, place Jussieu (Ve). BOUILLOUX-LAFONT, banquier à Etampes. BOUJU-TANDOU (J. Albert), 45, avenue Marceau, à Paris (XVI). BOULANGER, 19, quai Bourbon, Paris (IV). BOULÉ (Alphonse), Juge de paix honoraire, à Lignières (Cher). *BOURDIN (Lucien), ingénieur chimiste, à Corbeil. BRICARD, propriétaire, à Corbeil. BRINON, vice-président de la chambre de commerce de Corbeil-Étampes, à Pussay (S.-et-O.). BROSSELIN, propriétaire à Étiolles, par Corbeil et à Paris, 89, boulevard Malesherbes (VIII). BRUNOY (la Commune de) (S.-et-O.). BUNEL, agent d'assurances, 8, rue de la Cordonnerie, Etampes. CALLIET, banquier, ancien Maire de Corbeil. CANOVILLE, Maire de Mennecy (S.-et-O.). CARNOT (François), 8, avenue Montespan, à Paris (XVI). CAUVIGNY (l'Abbé), curé de Ballancourt (S.-et-O.). *CAUVILLE (Paul de), ancien Sénateur, à Port-Toutevoye par Gouvieux (Oise) et à Paris, 7, Boulevard Beauséjour (XVI). CAYRON (l'Abbé), Curé de Lardy (S.-et-O.). CHARON, Professeur au Collège (Etampes). *CHATONEY (Eugène), 6, rue Meissonier, à Paris (XVII). CHEHET, ingénieur, 54, rue de la Bienfaisance, Paris (VIII°). CHÉRON, à Lardy (S.-et-O.).

XIII

MM. CHEUREUX, à Étiolles par Corbeil, et à Paris, 4, rue de Téhéran (VIII). CHEVALIER (Léon), Conseiller-Maître honoraire à la Cour des Comptes, à Soisy-sous-Étiolles, et à Paris, 216, rue de Rivoli (Ier). CIBIEL (Alfred), Député de l'Aveyron, au château de Tigery, et 53, rue Saint-Dominique, à Paris (VII). CLAVIER (Mile), professeur à Corbeil. CLAVIER (Paul), Architecte, 21, rue de la Cordonnerie, Etampes. CLAYE, notaire à La Chapelle-la-Reine (Seine-et-Marne). CLÉMENT, Architecte de l'arrondissement, à Etampes. COCHIN (Henry), Député du Nord, au château de Mousseau par Evry-petit-Bourg, et à Paris, 5, avenue Montaigne (VIII•). Collardeau du HeAUME (Philéas), 6, rue Halévy, à Paris (IX). COLLÈGE (le) GEOFFROY-SAINT-HILAIRE, à Etampes. COLLOMP, 31, rue Marbeuf, Paris (VIIIe). † COPPÉE (François), membre de l'Académie française, 12, rue Oudinot, à Paris (VII). COURAUD (l'Abbé), curé de Garches (S.-et-O.). * COURCEL (le Baron Alphonse de), sénateur, au château d'AthisMons (S.-et-O.), et à Paris, 10, boulevard Montparnasse (XVe). † * COURCEL (Georges de), à Vigneux. * COURCEL (Robert de), secrétaire d'Ambassade, à Vigneux (S.-et-O). * COURCEL (Valentin de), à Athis-Mons (S-et-O.), et à Paris, 20, rue de Vaugirard (VI). COURCEL (Valentin de), Archiviste-paléographe, 20, rue de Vaugirard, Paris (VI). COURCEL (Madame Henry de), à Paris. CREUZET, principal clerc d'avoué, à Corbeil. * CROS (Louis), notaire, à Corbeil. DAMERON, Architecte, 19, rue des Petites Bordes, à Corbeil. DANCONGNÉE, 4, rue du Général Foy, Paris (VIIIe). Danger, ancien géomètre, 18, rue Brunard, à Etampes. DANZAS (Mlle), 49, rue Ampère, à Paris (XVIIe). +* DARBLAY (Aymé), au château de Saint-Germain. DARBLAY (Robert), au château de Saint-Germain, par Corbeil.

XIV

MM. DARNET (Jérôme), Greffier en chef du tribunal de Corbeil. DECAUVILLE (Mme), à la Ferme du Bois-Briard, commune de Courcouronne, par Ris-Orangis (S.-et-O). DELABRECQUE, avoué à Corbeil. DELESSARD (Mme Edouard), à Ris-Orangis, et à Paris, 10, rue de l'Université (VIIe). DELESSARD (Ernest), Ingénieur civil, à Lardy (S.-et-O.). * DEPOIN (Joseph), Secrétaire général de la Société historique de Pontoise, 50, rue Basse, à Pontoise, et à Paris, 150, boulevard St-Germain (VIe). DESRUES (l'Abbé), Curé Doyen de l'Isle-Adam (S.-et-O.). DESTARAC (l'Abbé), Curé de Méry-sur-Oise (S.-et-O.). DORMANN, imprimeur, à Etampes. Doucer (Jacques), 19, rue Spontini, Paris (XVI). DROUIN (G.), 4, place des Saussaies, Paris (VIIIe). DUBIEZ, rue Evezard, à Etampes. 1 DUBOIS (Robert), 7, rue d'Enghien, à Paris (Xe), et à Brunoy, 16, rue de Réveillon (S.-et-O.). DUCASTEL, Architecte à Juvisy (S.-et-O.). DUFAURE (Amédée), ancien député, au Château de Gillevoisin par Chamarande, et 116 bis, avenue des Champs-Élysées, à Paris (VIII). DUFOUR (M. A.), Conservateur de la Bibliothèque et des Archives de la ville de Corbeil, rue du 14 Juillet, 21, à Corbeil. Durandet (l'Abbé), Curé du Ris-Orangis (S.-et-O.). DUREY-COMTE (le Dr), à Corbeil. * DUVAL (Rubens), Professeur honoraire au Collège de France, à Morsang-sur-Seine par Corbeil. DUVAL (Mlle), institutrice à Palaiseau (S.-et-O.). ETAMPES (M. le Conservateur du musée d'). * FERAY (Georges), 21 avenue de l'Alma, à Paris (VIII). FLAMMARION (Camille), Directeur de l'Observatoire de Juvisy, à Juvisy, et à Paris, 16, rue Cassini (XIV). FLIZOT, libraire, à Étampes. FORTEAU (C.-M.), Trésorier de la Caisse d'Épargne, à Étampes. FOUCHER (l'Abbé), Curé-archiprêtre de Corbeil.

XV

MM. FOUDRIER (l'Abbé), Curé d'Arpajon (S.-et-O.). FROMAGEOT, avocat, 11, rue de l'Université, Paris (VII). GANAY (le Marquis de), au Château de Courances, par Milly (S.-et-O.), et à Paris, 9, avenue de l'Alma (VIIIe). GANDRILLE (Mme), à St-Germain-lès-Corbeil, par Corbeil. GARNIER, Maire de Corbeil, quai de la Pêcherie, à Corbeil. GATINOT, inspecteur primaire honoraire, à Montgeron (S.-et-O.). GAUDIN, entrepreneur de travaux, à Corbeil. GÉRARD (Octave), avoué à Corbeil. GEOFFROY, inspecteur à la Cie P. L. M., à Corbeil. Mgr GIBIER, Evêque de Versailles, à l'Evêché de Grandchamp, à Versailles. GIRARD (Mme), 61, rue Parisis, à Dreux (Eure-et-Loir). MM. GIRONDEAU, professeur au Collège d'Etampes. GLIMPIER (l'Abbé), Curé de St-Sulpice de Favières, par Boissysous-St-Yon (S.-et-O.). GRAILLOT, chef d'institution, à Montlhéry (S.-et-O.). GRAND (Emile), avoué à Corbeil. GRAND (Mlle M.), à Corbeil. Grands moulins de Corbeil (M. le Directeur des). GRONNIER, principal du Collège Geoffroy-St-Hilaire, à Etampes. GUÉBIN (Mme), 28, rue d'Assas, Paris (VI). GUILBERT (Denys), Avocat, au Château du Colombier, par StChéron, et à Paris, 116, rue de Rennes (VI). Guillard, banquier, à Corbeil. GUYOT (Gustave), propre, à Massy (S.-et-O.), et à Paris, 63 bis, rue du Rocher (VIIIe). GUYOT (Joseph), au Château de Dourdan, à Dourdan, (S.-et-O.), et à Paris, 30, rue de Condé (VI). HABER (André), avoué, à Corbeil. HARO (Henri), Peintre-Expert, 20, rue Bonaparte, à Paris (VIe). + HAURÉAU (Barthélemy), Membre de l'Institut. HAÜET (Maurice), 10, avenue de Villiers, à Paris (XVIIe) et à Boissy-sous-Saint-Yon (S.-et-O.). HERVIER (Marcel), à Essonnes (S.-et-O.). HINQUE (Edmond), à Yerres (S.-et-O.), et à Paris, 94, boulevard Haussmann (VIIIe).

XVI

MM. HUMBERT, notaire à Brunoy (S.-et-O.). Houssor (le Comte du), au château de Frémigny, par Bouray, (S.-et-O.), et 5, rue Beaujon, à Paris (VIII°). HUET (Edmond), 12, rue St-Jacques, à Étampes. HUTTEAU (Léonce), 3, rue Saint-Jacques à Etampes. * JACQUEMOT (l'Abbé), Curé-Doyen d'Argenteuil (S.-et-O.). JALLEY (l'Abbé), Curé de Grigny, par Ris-Orangis (S.-et-O.). JEANCOURT-GALIGNANI, Maire d'Etiolles, par Corbeil, et à Paris, 82, rue du faubourg St-Honoré (VIIIe). JARRY (Henri), Membre du Conseil départemental d'hygiène, à Corbeil. JOANNE (Edmond), Hôtel de Nesmond, 55 et 57, quai de la Tournelle, à Paris (Ve). JOUBERT, 46, Boulevard Emile-Augier, Paris (XVIe). JOZON (Maurice), Notaire à Corbeil. * LA BAUME-PLUVINEL (Mlle de), au Château de Marcoussis, et à Paris, 9, rue de la Baume (VIII). LACOMBE (Paul), Trésorier de la Société de l'histoire de Paris, 5, rue de Moscou, à Paris (VIII*). LADMIRAL (le Dr), à Étiolles, par Corbeil. LAROCHE (Mme Jules), rue Saint-Spire, à Corbeil. LASNIER (E.), Receveur des Finances, en non activité, 28, rue de Champlouis, à Corbeil. LAUDERAUT (l'Abbé), Curé de St-Martin, à Étampes. LAURISTON (de), propriétaire au Coudray-Montceaux, par le Plessis-Chenet (S.-et-O.). LAVALLÉE (Pierre), au Château de Segrez, par Boissy-sous-StYon, et à Paris, 10, rue de Vézelay (VIIIe). LEBRET, ancien Garde des Sceaux, avocat à la Cour, 11, rue Michelet, Paris (VI). LECACHEUR (Mme), rue Saint-Spire à Corbeil. * LEGRAND (Maxime), Avocat, 98, rue Saint-Jacques, à Étampes. LE GAL (l'Abbé), curé de Brunoy (S.-et-O.). *LEHIDEUX (Roger), à la Brégallière, à Brunoy, et à Paris, 3, rue Drouot (IX). LEPROUST (l'Abbé), Curé de St-Gilles, à Étampes.

XVII

MM. LELONG, notaire à Corbeil. LEMAIRE (A.), adjoint au Maire à Corbeil. LEMAY (l'Abbé), Curé de l'Etang-la-Ville (S.-et-O.). LE MICHEL, prop. à Saintry, par Corbeil. LESCUYER, notaire, à Etampes. LE PAIRE (Jacques-Amédée), à Lagny (S.-et-M.). LEROY (Jules), juge au tribunal de commerce de Corbeil. LOISEL (Albert), rue du 14 Juillet, 21 bis, à Corbeil. LORIN, Avoué, Secrétaire-général de la Société historique de Rambouillet, à Rambouillet. MAILLE ST-Prix, au Château de la Grange, par Évry-PetitBourg, et à Paris, 11, Square de Messine (VIIIe). MAINFROY (Maurice), à Saint-Jean-en-l'Isle, Corbeîl. MALLET, père, banquier, à Corbeil. MALLET fils (Louis), banquier, à Corbeil. MALLET (Auguste), à la Roche, commune de Villebon, par Palaiseau (S.-et-O.). MARCHEIX, Conservateur de la Bibliothèque de l'École des Beaux-Arts, 47, rue de Vaugirard, à Paris (VIº). MAREUSE (Edgar), Secrétaire du Comité des Inscriptions parisiennes, 81, boulevard Haussmann, à Paris (VIII). MARION (Mme), 39, rue Saint Jacques, à Étampes. MARQUIS (Mme Léon), 3, rue du Flacon, à Etampes. MARTELLIÈRE, ancien magistrat, à Pithiviers (Loiret). MARTELLIÈRE fils, architecte à Paris, 33, rue Claude-Bernard (Ve). MARTIN, entrepreneur de travaux, à Corbeil. MASSON, Directeur des Ateliers de Chantemerle, à Essonnes (S.-et-O.). MASSUCHETTI (l'Abbé), Curé de Viry-Châtillon (S.-et-O.). † * MAUBAN (Georges), à Soisy-sous-Etiolles. MÉLINGE (l'Abbé), curé de Morigny, par Étampes (S.-et-O.). MONCANY (le Dr), à Corbeil. MONTGERMONT (le comte G. de), 62, rue Pierre Charron, à Paris (VIII), et au château de Montgermont, par Ponthierry (S.-et-M.). MOREL D'ARLEUX (Mme), rue du Renard, Paris (IV). MOTTHEAU, à la Métairie de Madame, par Méry-ès-Bois (Cher). ANNÉE 1910. Ire LIV. B.

XVIII

OUDIOU (Mme), 12, avenue Darblay, à Corbeil. MM. PAILLARD (Julien), architecte, 13, rue Lacuée, à Paris (XII). PAILLARD, huissier, à Brie-Comte-Robert (S.-et-M.). PAISANT, Président honoraire du Tribunal de Versailles, 47, rue Neuve à Versailles. PALLAIN, gouverneur verneur de la Banque de France, Hôtel de la Banque, à Paris (Ier). PAPIN, Agent des Assurances générales, à Corbeil. PARET (Georges), 6, rue Weber, Paris (XVI) et au Château de Rottenbourg, à Montgeron (S.-et-O.). PASQUET (Alfred-Marc), Architecte de l'arrondissement, à Corbeil. PASTRÉ (Aymé), au Château de Beauvoir, par Evry-Petit-Bourg, et à Paris, 14, rue François Ier (VIIIe). PAULIN (Mlle), Institutrice à Ferrières-en-Brie (Seine-et-Marne). PELLERIN, à Saintry, par Corbeil. PÉRIN (Louis), à Ris-Orangis, et à Paris, 8, rue des Écoles (Ve). PÉRIN (Félix), à Morsang-sur-Orge, par Savigny-sur-Orge (S.-et-O.). PETIT (Mme Félix), propriétaire, rue St-Spire, à Corbeil. PETIT (Georges), agent d'assurances, à Corbeil. * PIERREDON, 150, avenue des Champs-Elysées, Paris (VIIIe). PILLAS (Albert), ancien trésorier-payeur-général, 20, rue de Mouchy, à Versailles. PINARD (André), au château de Champcueil, par Mennecy, et à Paris, 54, quai Debilly (XVIº). PINTEAUX, 52, rue de Turbigo, Paris (III). PLANCOUARD (Léon), correspondant du Ministère de l'Instruction publique, à Berck-plage (Pas-de-Calais), et à Arthies, par Magny-en-Vexin (S.-et-O.). POPOT père, caissier central honoraire de la Caisse d'épargne de l'arrondissement de Corbeil, à Corbeil. PORLIER, Quai Bourgoin, à Corbeil. Poultier, Avocat à la Cour d'Appel de Paris, 28, rue de Suresnes (VIII). Puro, conservateur des hypothèques, à Corbeil. PRESTAT, 40, rue des Écoles, à Paris (Vº). PRIVÉ (Julien), au Pin (Seine-et-Marne).

XIX

MM. RABOURDIN (Charles), Maire de Paray, 43, rue de Rennes, à Paris (VI). RADOT (Émile), ancien président du tribunal de Commerce de Corbeil, à Essonnes (S.-et-O.) RAVAUT (Paul), 114, avenue des Champs-Elysées, Paris (VIII*). RESVE, chef d'institution à Montlhéry (S.-et-O.). RICHEMOND, Boulevard Malesherbes, 88, à Paris (VIII). RICHERAND (le Baron), Maire de Villecresnes, et à Paris, 13, rue Paul-Louis Courrier (VII). RILLY (le Comte de), au château d'Oyzonville, par Sainville (Eure-et-Loir). RISCH, instituteur à Saulx-les-Chartreux, par Longjumeau (S.-et-O.). ROBIN fils, marbrier, à Corbeil. ROUSSEL, Docteur de l'Université de Paris, 71, rue de Grenelle, Paris (VII). ROUSSELIN (l'Abbé), Curé du Mesnil-Aubry (S.-et-O.). ROUSSEAUX, ancien avoué à Corbeil. Rover, banquier, à Étampes. SABROU (Charles), rue St-Spire, à Corbeil. SAINTIN (Alfred), Maire de Montlhéry (S.-et-O.). * SAY (Mme), à Paris, 79, avenue Malakoff (XVI). SERGENT, notaire honoraire à Milly (S.-et-O.). SIMON (Paul), Architecte, à Villeneuve-St-Georges (S.-et-O.). SIMON (André), Maire de Bruyères-le-Châtel (S.-et-O.). SIMON (l'Abbé), Curé de Livry (S.-et-O.). Soupault, 59, avenue de Neuilly, à Neuilly (Seine). TANON (M. L.), Président de Chambre à la Cour de Cassation, 46, rue Jacob, à Paris (VIe), et au château du Clos Bernard, à Soisy-sous-Étiolles (S.-et-O.). TAVERNIER, architecte, 19, rue Soufflot, à Paris (Ve). TERQUEM, à New-York (États-Unis). TETON (Gabriel), instituteur à Épinay-sous-Senart, par Brunoy (S.-et-O.). THIBAUT, propriétaire à Saintry, par Corbeil. THIRROUIN (Achille), à Lisses, par Essonnes (S.-et-O.). THOMAS, architecte de la ville, à Corbeil.

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MM. THOMAS (Henri), 25, rue St-Jacques, à Etampes. TOURNEUX (Maurice), à Morsang-sur-Orge, clos de la Guérinière, et à Paris, 34, quai de Béthune (IV). *TREUILLE (Raoul), 156, rue de Rivoli, à Paris (Ier). TREILHARD (le Comte), au château de Marolles-en-Hurepoix, et 10, avenue de Messine, à Paris (VIII°). VALLET (l'Abbé), Curé de Ste-Escobille, par Authon-la-Plaine (S.-et-O.). VAUFRELAND (le Baron de), Maire de Morsang-sur-Seine, au château des Roches, commune de Morsang-sur-Seine, et à Paris, 38, avenue Gabriel (VIIIe). VAVASSEUR (l'Abbé), Vicaire-général du diocèse de Versailles, 6, rue du Sud, à Versailles. VERLEY (Gaston), Architecte, à Corbeil. VIAN (Paul), notaire honoraire, 9, rue Boissy-d'Anglas, à Paris (VIIIe). VILLENEUVE-SAINT-Georges (la Commune de) (S.-et-O.). VOLLANT (Louis), ingénieur civil, 7, rue de Villersexel, Paris (VII). WARIN, Directeur des Papeteries d'Essonnes, à Soisy-sousEtiolles (S.-et-O). WALTER (Henri), au Mesnil-Longpont, par Montlhéry, et 217, rue Saint-Honoré, à Paris (Ier).

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MEMBRES HONORAIRES CORRESPONDANTS MM. COUARD (Emile), Archiviste de Seine-et-Oise, à Versailles, Hôtel de la Préfecture. DUTILLEUX (A.), Chef de division honoraire à la Préfecture de Seine-et-Oise, à Versailles, 19, avenue de Picardie. LEFÈVRE (Eugène), Archéologue, 36 bis, rue Jouffroy, Paris (XVII). PHARISIER, Rédacteur en chef de l'Abeille de Seine-et-Oise, à Corbeil. STEIN (Henri), Archiviste aux Archives nationales, 38, rue Gay-Lussac, à Paris (Vo). BONNIN (l'Abbé), Curé d'Ablon.

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LISTE DES MEMBRES DU CONSEIL D'ADMINISTRATION MM. BRICARD, propriétaire à Corbeil. COURCEL (le Bon A. de), d'AthisMons. COURCEL (V. de), d'Athis-Mons. CREUZET, de Corbeil. CROS (Louis), notaire à Corbeil. DEPOIN (Joseph), de Pontoise. DUFOUR (M. A.), de Corbeil. DUTILLEUX (A.), de Versailles. HUTTEAU (L.), d'Etampes. JARRY (H.), de Corbeil. мм. LASNIER (E.), de Corbeil. LEGRAND (Maxime), d'Étampes. LELONG (M.), notaire à Corbeil. MAREUSE (Edgar), de Paris. MARTELLIÈRE, de Pithiviers. MOTTHEAU, de Brunoy. PASQUET (A. Marc), de Corbeil. POPOT père, de Corbeil. ROUSSEAUX, de Corbeil. TOURNEUX (Maurice), à Paris. VOLLANT, à Paris. BUREAU DE LA SOCIÉTÉ Présidents d'honneur: M. le Sous-Préfet de Corbeil. Président: Vice-Présidents : M. le Sous-Préfet d'Étampes. M. le Baron de COURCEL, membre de l'Institut. M. V. de COURCEL, d'Athis-Mons. M. CROS (Louis), notaire à Corbeil. M. M. LEGRAND, d'Etampes. Secrétaire-Général: M. Dufour, Conservateur du Musée Saint Trésorier: Jean. M. POPOT père, caissier central honoraire de la Caisse d'Épargne de Corbeil. Secrétaire-Rédacteur: M. M. LELONG, notaire à Corbeil. COMITÉ DE PUBLICATION MM. V. de COURCEL, d'Athis-Mons, vice-Président. CROS (Louis), vice-Président. Max. Legrand, d'Étampes, vice-Président. A. DUFOUR, Secrétaire général.

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SOCIÉTÉS CORRESPONDANTES Société de l'histoire de Paris et de l'Ile de France. Société historique et archéologique de Pontoise et du Vexin. Société archéologique de Rambouillet. Société historique et archéologique du Gâtinais. Société archéologique de Sens, à Sens (Yonne). Société des sciences morales, des lettres et des arts de Seineet-Oise, à Versailles. Commission des antiquités et des arts de Seine-et-Oise, à Versailles. La Bibliothèque de l'Académie Royale des belles-lettres, d'histoire et des antiquités à Stockholm (Suède). Société des Amis des monuments parisiens, Hôtel de Sully, 62, rue St-Antoine, Paris (IV). Societé française d'archéologie, 13, rue de Phalsbourg, Paris (XVIIe). Société archéologique d'Eure-et-Loir, à Chartres (Eure-et-Loir). Société historique et archéologique de Brie-Comte - Robert (Seine-et-Marne). Société des Bollandistes, 22, Boulevard St-Michel, à Bruxelles (Belgique). Bulletin historique du diocèse de Lyon, place Fourvière, Lyon (Rhône). Société Dunoise, à Châteaudun (Eure-et-Loir). Société archéologique de Château-Thierry. Société archéologique, scientifique et littéraire du Vendômois, à Vendôme (Loir-et-Cher). La Bibliothèque de la Ville de Paris, à l'Hôtel Saint-Fargeau, 29, rue de Sévigné, à Paris. La Société archéologique et historique de Clermont (Oise). La Société des Sciences historiques et naturelles de Semur (Côte-d'Or). La Société d'archéologie, sciences, lettres et arts du département de Seine-et-Marne, à Melun (Seine-et-Marne).

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Docteur Paul BOUCHER (1841-1909)

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COLLECT LE DR PAUL BOUCHER (1841-1909). La date du 10 décembre 1909 marquera tristement dans les annales de notre Société historique, c'est celle de la mort de notre regretté Vice-Président, le Dr P. Boucher, qui a si longtemps présidé à ses destinées et dirigé ses séances. Dans le 2º bulletin de cette année 1909, paru en 1910, nous avons dit, en quelques lignes, tous les regrets que ce triste événement nous causait, nous réservant de rendre, dans le bulletin suivant, un hommage mérité au digne homme, au Président aimé que nous pleurions. Entre temps, un excellent ami du Dr Boucher fit paraître une notice nécrologique dans laquelle il mettait tout son cœur d'ami pour rappeler quelle avait été la vie du Dr Boucher, de l'homme privé, du savant, du médecin et du citoyen. Cet acte de pieux souvenir facilite singulièrement notre tâche, car l'ami, dans son panégyrique ému, a retracé la vie tout entière de celui qu'il pleurait. Par lui nous savons que Paul Boucher est né à Corbeil en 1841, qu'il appartenait à une lignée de médecins éminents dont il a toujours conservé les précieuses traditions et suivi les exemples. Toute sa carrière s'est écoulée dans sa ville natale, où il s'est attiré le respect et l'affection de tous par son dévoûment désintéressé envers tous ses compatriotes, quelle que fût leur situation. Tout a été dit sur l'homme privé et sur le médecin, nous n'avons donc pas à y revenir, car la belle notice de l'ami du Dr Boucher, éditée avec luxe et ornée d'un beau portrait, est dans toutes les mains; mais il nous appartient à nous, qui parlons aujourd'hui au nom de la Société historique de Corbeil-Etampes, dont le Docteur 1910. I. I

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Boucher a été le Vice-Président pendant 15 ans, de rendre un hommage aussi juste que mérité à cet excellent collègue et de rappeler les services qu'il a rendus à notre société depuis sa fondation et surtout dans la période difficile de ses premières années. Le meilleur hommage que nous puissions lui rendre, c'est de citer les propres paroles de notre Président actuel, M. le Baron de Courcel, dans la lettre qu'il nous écrivait pour s'excuser de ne pouvoir assister aux obsèques du Dr Boucher, retenu qu'il était à Paris par un devoir impérieux. Parlant de son absence forcée, M. de Courcel s'exprimait ainsi : « J'en ai été aussi contrarié que j'étais peiné de la perte de ce « collègue si bon, si attentif, si obligeant toujours. Il avait rendu à « notre société d'histoire et d'archéologie, dans des moments dif- «< ficiles, les plus utiles services et l'on peut dire, qu'avec votre aide «< et vos conseils, il en a assuré la survivance. J'ai écrit à sa veuve, « mais je tiens tout particulièrement à vous dire, comme je vou- «< drais l'inculquer à chacun de nos collègues, que sa mémoire mé- « rite d'être conservée par chacun de nous avec fidélité et recon- «< naissance et que, personnellement, je reste très attaché à son « souvenir, comme à celui d'un homme de bien et d'un savant « plein de dévoûment ». Nous n'aurions pu dire aussi bien, et ces paroles, venant du chef éminent de notre société, expriment éloquemment l'étendue de la perte que nous avons faite et justifient grandement tous nos regrets. A nous qui l'avons vu à l'œuvre, qui avons toujours été à ses côtés dans la vie intime de notre société, il appartient d'ajouter que le Dr Boucher a été pour elle l'ouvrier de la première heure, il nous a toujours dirigés et encouragés, nous faisant profiter de ses relations, de son dévoûment et de son expérience. Jamais il ne nous a fait défaut, et c'est par lui que notre société, modeste à ses débuts, est aujourd'hui florissante et compte environ 300 membres. Il aimait tout ce qui se rapportait au passé de notre pays; il le connaissait à merveille et en parlait avec ses amis, qui recouraient souvent à son érudition toujours avertie. Par deux fois, il prit sur ses loisirs, si rares et si courts, le temps d'écrire, pour notre bulletin, deux notices qui ne passèrent point inaperçues; rappelons-en les titres:

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Deux maîtres en chirurgie à Corbeil, 1732-18231. Il évoquait ainsi le souvenir de deux de ses ancêtres, qui avaient été comme lui médecins en chef de l'Hôtel-Dieu de Corbeil. La seconde notice avait pour titre : Un souvenir de Morsang-surSeine 2. Il y rappelait la fête qui eut lieu dans cette commune pour y fonder une école et dans laquelle figurèrent les principaux artistes de la Comédie française, Rachel en tête. Serviable à tous et conciliant toujours, le bon Docteur était l'âme de nos réunions, et dans nos assemblées, comme dans nos sorties annuelles, il savait allier sa bonté native avec les exigences du but scientifique que nous poursuivions. On aime à se rappeler les aimables et fines allocutions qu'il avait le don et le talent de nous adresser dans les promenades instructives faites chaque année par notre société. Lors de la dernière, celle de 1909, le Docteur, déjà malade et affaibli, avait tenu à la présider encore ; mais un voile de tristesse planait déjà sur nous, aussi cette excursion d'Etampes, très intéressante par ailleurs, n'a pas eu l'éclat joyeux et animé des années précédentes… Le Docteur Boucher laisse chez nous un grand vide, difficile à combler, c'est pourquoi nous faisons appel au dévoûment de tous nos collègues pour atténuer, dans la mesure du possible, les conséquences de cette perte, qui affecte si vivement notre Société de Corbeil-Etampes ; aussi mettant à profit le Conseil que lui donne son Président, M. le Baron de Courcel, elle gardera pieusement le souvenir de son Vice-Président et des inoubliables services qu'il lui a rendus pendant quinze années. 1. Bulletin de 1902, pp. 28 à 47. 2. Bulletin de 1903, pp. 59 à 87. A. D.

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SOCIÉTÉ HISTORIQUE & ARCHÉOLOGIQUE DE CORBEIL, D'ÉTAMPES ET DU HUREPOIX

COMPTE-RENDU DES SÉANCES SÉANCE DU CONSEIL D'ADMINISTRATION

Tenue le 4 Juillet 1910, à l'Hôtel de Ville de Corbeil. Présidence de M. le Baron de COURCEL, membre de l'Institut. Etaient présents: M. le Baron de Courcel, président. MM. Valentin de Courcel et Cros, vice-présidents. MM. Bricard, Depoin, Dufour, Jarry, Lasnier, Lelong, Popot, Rousseaux, Tourneux et Vollant. Sont excusés: MM. Legrand, d'Etampes; Mareuse, de Paris, et Martellière, de Pithiviers. En ouvrant la séance, M. le Président remercie le Conseil de l'avoir choisi pour présider cette Société du Hurepoix à laquelle il est si attaché ; il ne peut lui assurer sa présence effective à toutes les séances, mais confiant dans le dévouement des Vice-présidents, il n'en suivra pas moins avec un vif intérêt les travaux de la Société. Parlant ensuite du grand vide laissé dans la Société par la mort du Dr Boucher, M. le Président dit combien il a été peiné de la perte de ce collègue, si bon, si attentif, si obligeant toujours. Il avait rendu à notre Société d'histoire et d'archéologie, dans des moments difficiles, les plus utiles services, et l'on peut dire qu'il en a assuré la survivance. Je tiens tout particulièrement à vous dire, comme je voudrais l'inculquer à chacun de nos Collègues,

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que sa mémoire mérite d'être conservée par chacun de nous avec fidélité et reconnaissance et que, personnellement, je reste très attaché à son souvenir, comme à celui d'un homme de bien et d'un savant plein de dévouement. Lecture est donnée ensuite du procès-verbal de la séance précédente, il est adopté sans observations. M. le Président donne ensuite la parole au Secrétaire général pour indiquer les démissions reçues, les décès survenus dans les rangs de la Société et présenter une liste des membres nouveaux. Les démissions reçues sont celles de MM. Mauduit, d'Etampes ; Chambon, de Paris; Béglet, de Corbeil; l'abbé Clément, curé de Thoiry; Cothereau, de Corbeil; l'abbé Genet, curé de Méréville; Verdage Emile, de Corbeil; l'abbé Bonnin, curé d'Ablon; Royer, de Pantin; le Dr Para, de la Ferté-Alais; et Gilbert André, à Tunis. Les décès connus à ce jour sont ceux de MM. F. Bournon, de Paris; Comte de Dion, de Montfort-l'Amaury; Trochu, d'Arpajon; Delaunay, de Saintry; Henry de Courcel, de Paris; l'abbé Genty, vicaire-général de Versailles; Legros, notaire et maire de BoissySt-Léger; et notre regretté vice-président, M. le Dr Boucher. Les regrets unanimes du Conseil accueillent cette triste communication. Mais, en compensation de ces pertes très sensibles, ajoute le Secrétaire général, nous avons à présenter comme membres nouveaux : M. le Dr Durey-Comte, à Corbeil. M. Le Michel, propriétaire à Saintry. M. Argeliès, député de Seine-et-Oise, à Juvisy. M. Collomp, à Paris. M. l'abbé Leproust, curé de St-Gilles, à Etampes. M. l'abbé Lauderaut, curé de St-Martin, à Etampes. M. Royer, banquier, à Etampes. M. Geoffroy, inspecteur au P.-L.-M., à Corbeil. Mme Marion, à Etampes. M. Fromageot, avocat, à Paris. M. G. Paret, à Montgeron. M. Maurice Mainfroy, à Corbeil. M. Châron, professeur à Etampes. Mme Veuve Boucher, à Corbeil. M. Julien Privé, au Pin.

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M. le Dr Moncany, à Corbeil. M. Dubiez, à Etampes. M. Joubert, à Paris. Mme Henry de Courcel, à Paris. M. Valentin de Courcel (fils), archiviste-paléographe, à Paris. Et M. Chehet, de Paris. M. le Président met aux voix la nomination des 21 membres nouveaux cités ci-dessus ; ils sont admis à l'unanimité. Puis M. le Président demande au Conseil de ratifier le choix, fait par le bureau, de M. Louis Cros, notaire à Corbeil, pour succéder, comme vice-président, au regretté Dr Boucher. Le Conseil approuve la nomination de M. L. Cros, comme viceprésident, et décide que cette nomination, conformément aux statuts, sera soumise à l'approbation de l'Assemblée générale. M. Cros remercie le Conseil; en l'appelant à la Vice-Présidence de la Société, ses collègues lui ont fait un insigne honneur qui comble son vœu le plus cher et dont il sait tout le prix. A défaut d'une compétence qui lui manque tout à fait (l'histoire est bien loin dans son souvenir et il a presque oublié le latin), il apportera à l'ensemble de ses nouvelles fonctions un zèle ardent et un amour profond de notre pays. Le Secrétaire général annonce ensuite que le 2me bulletin de 1909 est terminé et que la distribution en est commencée. L'ordre du jour appelle la fixation de la date de l'Assemblée générale, qui devra, à son tour, décider celle de l'excursion annuelle de 1910. Une discussion s'ouvre à ce sujet, plusieurs époques sont proposées; finalement le Conseil décide que l'Assemblée générale se tiendra le lundi, 25 juillet 1910, à 3 h. 1/2, à l'Hôtel de Ville de Corbeil, salle de la Bibliothèque. Il est ensuite question de la Conférence bisannuelle des Sociétés savantes de Seine-et-Oise, qui a eu lieu cette année à SaintGermain-en-Laye, et pour laquelle une subvention est demandée à la Société de Corbeil-Etampes en vue de sa participation à cette conférence. Le Conseil, consulté à ce sujet, vote, comme pour les conférences précédentes, une somme de 100 francs; le trésorier est chargé d'en faire l'expédition. M. Depoin parle ensuite de l'Album archéologique des monu-

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ments classés de Seine-et-Oise, qui est en cours d'impression. C'est un ouvrage important, appelé à un grand succès et il espère que la Société de Corbeil-Etampes ne refusera pas de s'associer à cette belle publication, qui formerait le tome IX de ses mémoires et documents. Le Conseil, consulté, accueille avec faveur cette communication, mais il décide de laisser à l'Assemblée générale le soin de prendre une décision sur ce sujet de l'Album archéologique de Seine-etOise. Le Secrétaire général informe ensuite le Conseil que les membres qui le composent doivent être au nombre de 21, article VII des statuts, mais que, par suite de décès et de démissions, ce nombre est réduit à 17; l'entrée de droit dans le Conseil de MM. le Baron de Courcel et Cros, par suite de leur nomination de Président et de Vice-président, a porté le nombre des membres du Conseil à 19, il faudrait donc faire deux nouvelles nominations pour compléter le Conseil, et il propose de nommer M. Hutteau, d'Etampes, et Creuzet, de Corbeil, dont il s'est assuré l'adhésion. Cette proposition est acceptée à l'unanimité et MM. Hutteau et Creuzet sont nommés membres du Conseil de la Société, sous la réserve que cette nomination sera ratifiée par l'Assemblée générale, conformément à l'article VII des statuts. Le trésorier donne ensuite un aperçu sommaire de la situation financière de la Société au 31 décembre 1909. Le Conseil reconnaissant que cette situation est satisfaisante, remercie le trésorier et décide que ce document sera soumis in-extenso, comme chaque année, à l'Assemblée générale. La démission de M. l'abbé Bonnin, curé d'Ablon, est acceptée et il est nommé membre honoraire correspondant. L'ordre du jour étant épuisé, la séance est levée à 4 h. 45.

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UN MANUSCRIT DE L'ABBÉ GUIOT

A plusieurs reprises, nous avons eu l'occasion de parler icimême de l'abbé Guiot, ce savant Victorin qui fut envoyé à Corbeil, en mai 1785, comme Prieur de St-Guenault. A peine arrivé, il entreprit la reconstruction de son Prieuré qui tombait en ruines. Les bâtiments venaient d'être achevés quand éclata la Révolution. Le département de Seine-et-Oise s'empara du nouveau Prieuré pour en faire le siège du district qui devint plus tard la SousPréfecture. Privé de son Prieuré et de son église dont on avait fait une prison, le pauvre abbé Guiot eut une existence des plus tourmentées. Plus tard, vicaire à Melun, il y fut incarcéré, puis transféré au Château de Fontainebleau, devenu lui aussi une prison, puis emprisonné à Versailles. Il fut ensuite renvoyé à Corbeil où on l'enferma dans sa propre église St-Guenault, devenue la maison d'arrêt de Corbeil. Pour connaître en détail toutes les tribulations dont le pauvre Abbé eut à souffrir, on peut se reporter à notre bulletin, année 1897, où l'on trouvera, entre les pages 28 et 46, une notice intitulée: Une autobiographie, l'abbé J. A. Guiot, 1739-1807; l'auteur y a complété le récit de l'abbé, qui paraît avoir été écrit vers 1794. Ne pouvant plus exercer son ministère, Guiot occupa ses loisirs forcés par des recherches historiques sur notre contrée, qui donnèrent naissance aux nombreux travaux qu'il a laissés, écrits presque toujours sur des registres in-folio, dont la plupart, ou plutôt tous sont restés manuscrits. Après sa mort, arrivée à Bourgla-Reine le 21 septembre 1807 (il en était le Curé depuis 1804), tous ses manuscrits furent dispersés; il y en a partout, à Paris, à Caen, à Corbeil, puis en Angleterre, dans la bibliothèque de Sir Thomas

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Phillips à Cheltenham; plusieurs, de cette dernière provenance, ont été vendus depuis peu et sont rentrés en France. La Bibliothèque de Rouen possède à elle seule huit ou dix de ces manuscrits qui, tous, ont pour objet la ville de Corbeil. Ils font partie du fonds Montbret. M. Coquebert de Montbret était un amateur qui possédait une très riche bibliothèque qu'il légua à la ville de Rouen, et dans laquelle figuraient plusieurs des manuscrits de l'abbé Guiot. Celui qui écrit ces lignes les connaît bien pour avoir été à Rouen, à plusieurs reprises, les consulter et les étudier. Parmi ces manuscrits, il en est un qui, par exception, nous dirons pourquoi, n'est pas du format in-folio comme tous les autres ; il mesure exactement 20 × 14, et se compose de 103 pages d'une écriture dense et serrée; il porte le titre suivant : Cantons du District de Corbeil, département de Seine-et-Oise. 1790 L'abbé Guiot est l'auteur des trois almanachs de Corbeil pour les années 1789, 1791 et 1792 (1), qui sont remplis d'érudition et bien connus du monde savant. Ce manuscrit des cantons du district de Corbeil avait été préparé par lui pour faire suite à son almanach de 1790, ce qui explique son petit format. Il était tout prêt pour l'impression, comme il le dit lui-même dans un avertissement qui précède l'ouvrage et où il s'exprime ainsi : « Ce cahier devoit être imprimé à la fin de l'almanach de Corbeil de « 1790, mais l'étendue de la matière et les longueurs de l'impression « l'ont fait remettre et renvoyer à l'almanach suivant, que les circons- « tances ont empêché de paroître ». Dans son travail, l'abbé Guiot commence chaque canton par le chef-lieu; pour Corbeil il n'a point manqué à cette règle, et la ville de Corbeil se trouve en tête de son canton; mais comme il a déjà donné une description de Corbeil, dans son almanach de 1789, il renvoie le lecteur audit almanach. Peu de personnes possédant ce très rare petit livre, nous croyons bien faire en donnant à l'article Corbeil les lignes déjà écrites par le savant Abbé dans son almanach de 1789, ce qui aura l'avantage de combler la lacune volontaire laissée par lui dans son manuscrit. Nous devons à l'aimable obligeance du Conservateur des Bi- (1) En réalité il n'y en a que deux, le troisième, qui porte la date de 1792, étant la répétition du précédent avec seulement un nouveau titre.

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bliothèques de Rouen la communication de cet intéressant manuscrit, et nous ne saurions trop l'en remercier, car elle nous permet de reproduire dans notre bulletin ce travail très important du savant Abbé Guiot et qui a pour nous le mérite d'être essentiellement local. En 1790, quand l'Abbé Guiot l'écrivait, la division de l'arrondissement en cantons n'était pas du tout la même que celle d'aujourd'hui, où notre Sous-Préfecture, qui est la suite du district, ne compte que quatre cantons, ceux de Corbeil, Arpajon, Longjumeau et Boissy-St-Léger. En 1790, au contraire, il y en avait sept, savoir: Corbeil, Arpajon, Brunoy, Mennecy, Montlhéry, Sucy et Villeneuve-St-Georges. Il n'y est pas du tout question de Longjumeau qui, à cette époque, relevait du district de Versailles. L'auteur, selon l'usage de son temps, indique la population de chaque commune par le nombre des feux; cette expression est prise dans le sens de foyer, ménage, famille, mais elle est un peu vague, car les familles peuvent varier selon le nombre des enfants. Alors il faut prendre une moyenne et dire que chaque ménage se compose de 4 à 5 personnes, le fort portant le faible. Un village de 50 feux pourrait être évalué à 200 ou 250 habitants. Pour chaque commune, nous donnerons en note le chiffre de la population actuelle, c'est-à-dire en 1910, ou du moins d'après le dernier recensement (1906). Ce manuscrit de Guiot finit à la page 101 par la commune de Viry. Mais à la page suivante, 102, on trouve un article qui se termine avec cinq lignes sur la page 103 et dernière. Cet article est ainsi intitulé : Eclaircissement à prendre sur l'un des endroits ci-dessus mentionnés. Cela commence par une citation, en huit lignes, de Marmontel ; c'est tout à fait énigmatique et sans aucun rapport avec les cantons de Corbeil; nous l'avons inséré quand même, parce que ce petit hors d'œuvre, tout court qu'il est, fait partie du manuscrit que nous publions, et aussi avec l'arrière-pensée qu'il pourra amuser quelques lecteurs, ou exciter la sagacité de plusieurs autres. A. D.

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EX LIBRIS JOSEPHI-ANDREA GUIOT. rolomugar et Corbolic 1800. POESIES Lat et Fr. Ex-libris et Portrait de l'Abbé Guiot.

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LES CANTONS DU DISTRICT DE CORBEIL DÉPARTEMENT DE SEINE-ET-OISE 1790.

AVERTISSEMENT

Ce cahier devoit être imprimé à la fin de l'almanach de Corbeil 1790; mais l'étendue de la matière et les longueurs de l'impression l'ont fait remettre et renvoyer à l'almanach suivant, que les circonstances ont empêché de paroître. Cependant, il y a une infinité de choses, dans ce recueil, à conserver; et seul, il pourroit devenir très intéressant, en lui donnant une autre forme, et en y ajoutant les changemens survenus depuis qu'il a été composé, mais sans préjugé, et avec l'impartialité que doit avoir tout historien. CANTON DE CORBEIL 16 PAROISSES ET MUNICIPALITÉS. CORBEIL, SITUATION, ÉTYMOLOGIE ET PLAN DE LA VILLE. CORBEIL, ville de l'Isle-de-France, est moitié dans la Brie, moitié dans le Hurepoix, sur la Seine, à l'embouchure de la Juine, ou rivière d'Estampes; Parlement, Chambres des Comptes, Intendance et élection de Paris; Grenier à sel de Melun; Diocèse de Paris ; Archidiaconé de Josas, et Doyenné de Montlhéry, pour la ville; Archidiaconé de Brie et Doyenné du Vieux-Corbeil pour les faubourgs septentrionaux ; au 20º deg. 6 m. de longitude, et au 48° d.

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38 m. de latitude ; à 3 lieues de Melun, 3 et demie de Brie-ComteRobert, 7 de Fontainebleau, autant d'Estampes, et 7 et demie de Paris par terre, et io par eau. L'Etymologie de son nom a beaucoup exercé les écrivains. Il ne faut cependant pas attendre de leurs recherches des choses plus merveilleuses que ce qui a été dit sur l'origine grammaticale de villes bien plus considérables. Sa ressemblance avec Corbilo, ville gauloise sur la Loire, et avec Corvinus et Corbulo, anciens Romains, a fait imaginer aux uns qu'il pouvoit bien dériver de quelqu'une de ces sources. Le vol des corbeaux qui purent abonder dans ces parages, a donné lieu de croire, à d'autres, que son origine devoit se tirer du génitif latin et pluriel de ces oiseaux, à volatu Corvorum, d'où Corvolium, puis Corbolium ou Corboïlum. On voit aujourd'hui sur le drapeau de la milice bourgeoise de la ville, un cœur de gueules, chargé d'une fleur de lis, sur champ d'argent, avec cette devise: Cor bello pace que fidum (¹). Ce sont, en effet, les armoiries de la ville. Quelques-uns se sont contentés de dire, que la seule inspection de son ancien plan suffisoit pour y reconnoître la forme d'une Corbeille, et que c'est là tout simplement l'étymologie de sa dénomination. Ce qu'il y a de certain, c'est que plusieurs écrivent : A Corbeille; est-ce par système, ou par impéritie? La topographie de Corbeil occuperoit peu d'espace, en n'y comprenant que celle de la ville même. Il en seroit autrement, si l'on y ajoutoit tout ce qui est du ressort de la Prévôté. En se bornant au seul plan de la cité, il suffiroit de faire la momenclature de ses murs et de ses portes, de ses places et de ses rues. Ses murailles sont détruites pour la plupart. Les deux rivières, en effet, qui en arrosent les ruines, semblent des défenses pour le moins aussi sûres et aussi puissantes. Ce qui reste de l'ancienne enceinte en atteste la solidité. Les portes de la ville n'existent pas davantage, excepté celle de St Nicolas, au delà de l'hôtel-de-ville. Les rues ne sont pas non plus telles qu'elles furent autrefois, et peu sont remar- (1) Les armoiries de Corbeil sont fausses; en héraldique, on ne peut mettre émail sur émail ni métal sur métal; le cœur de gueules sur champ d'azur est donc une faute héraldique. Les armes indiquées ici par l'abbé Guiot, la fleur de lys d'or, dans un cœur de gueules sur champ d'argent, feraient disparaître cette faute et rendraient nos armoiries correctes. Il est bien probable qu'elles étaient ainsi à l'origine, mais l'habitude est prise depuis très longtemps de leur donner le champ d'azur, et il serait difficile de changer cet azur en argent.

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quables par leur alignement et leur largeur. On remédie toutefois aujourd'hui et peu-à-peu à ce double inconvénient. Il n'y a que deux places dans la ville; l'une, de Notre-Dame, et triangulaire, devant l'auditoire et l'hôtel-dieu (1); l'autre quarrée, en face de S. Guenault, et dite de ce nom. Quoique la ville soit coupée par plusieurs bras de la rivière de Juine ou d'Estampes, on s'y apperçoit peu de son cours dans l'intérieur, à cause des ponts qui la couvrent. Le grand, qui est sur la Seine, et joint les faubourgs à la ville, n'est pas un des moins intéressants en ce genre. L'ancien étoit terminé et défendu par un fort d'importance, dont on voit encore les ruines à l'une des extrémités du pont (2); mais les fossés qui environnoient ce fort, et étoient remplis par un bras de la Seine, sont à présent comblés et bâtis. La place St-Léonard en faisoit partie. Cette place est ce qu'il y a de mieux dans le faubourg ainsi appelé. Celui de St Jacques, qui en est contigu, est plus étendu, mieux distribué, et a beaucoup d'avantages sur la ville même, pour le goût et la commodité des maisons agréables dont il est composé. Cependant le commerce n'y étant pas en vigueur comme dans le centre de la ville, ce quartier est ordinairement solitaire, sur-tout durant l'hiver. On pourroit le comparer en petit à ce qu'on appelle le Marais à Paris. C'est de ce côté qu'étoit originairement la ville, sur la montagne encore nommée aujourd'hui le Vieux-Corbeil où est le vieux-marché, dont le territoire est commun à Saint-Germain et au Perray, paroisses primitives de l'endroit. Tout ce qu'il y a d'édifices ou d'établissements à citer, après les Eglises à Corbeil, sont les magasins du Roi, vers le bureau des coches (3), et attenans aux maisons des Grandes-Bordes. Ils com- (1) Cette place Notre-Dame, ainsi nommée par l'Abbé Guiot, n'est autre que la place du Marché qui avait, de son temps, la forme d'un triangle, formé par la rencontre des rues Saint-Spire, Notre-Dame et de l'Orberie. Cette place a été considérablement agrandie par la suppression de l'Hôtel-Dieu, du Couvent des Augustines, de l'auditoire (lisez tribunal), des prisons et de plusieurs rues qui entouraient ces divers établissements. (2) Ce fort défendait l'entrée du pont sur la rive droite de la Seine; les fossés ont en effet été comblés, mais il en existe encore un témoin qui consiste en un souterrain passant sous la rue et les maisons et qui part du port des Gendarmes pour sortir au port des Boulangers; ces deux ports étaient autrefois les amorces qui prenaient l'eau de la Seine pour la conduire dans les fossés. (3) Les magasins du Roi étaient cet immense bâtiment, construit sous Louis XV, par l'abbé Terray, et qui fut si tristement détruit par le grave incendie de 1892, qui fit tant de victimes. Le port des Coches était sur le quai de la rive gauche, à peu près à l'endroit où s'ouvre

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mencent un peu au dessus de la dernière embouchure de la Juine, et vont, en tournant par les Récollets, jusqu'à la route de Fontainebleau. C'est un faubourg qui s'agrandit tous les jours, et ne le cédera point, dans la suite, à celui de Saint-Jacques. On trouve avant d'entrer dans la ville, par la porte de Paris, la nouvelle halle destinée aux grains, bâtiment neuf, exécuté sur les dessins de M. Viel, architecte des hôpitaux de Paris(1); et les moulins desdits hôpitaux sur la principale embouchure de la Juine. Dans la place S. Guenault, qui se présente après avoir passé le pont des Récollets, s'offrent, en face, le bureau des aides, le prieuré de S. Guenault à gauche, avec l'entrée des magazins de l'hôpital, et le clocher de St Léonard en perspective. De la rue Notre-Dame, à partir de l'auberge des Grands-Créneaux, on va droit au marché vis-à-vis cette église; de là, en tournant à gauche, sur le pont, ou en suivant à droite les rues de l'Orberie, de St Spire et de la Herse, à Nagy, maison de campagne fort agréable; et de là, soit au centre d'Essonnes, soit à la route de Fontainebleau, vers le Plessis-Chenet. On parlera plus au long ailleurs de ce qu'on ne fait qu'indiquer ici, pour donner une idée sommaire du plan routier de la ville. Cette étendue seroit plus considérable si l'on y joignoit les détails de toutes les rues adjacentes qui aboutissent à celles dont on vient de parler et si l'on y ajoutoit sur-tout le ressort de la prévôté. Il faudroit nommer plus de cent cinquante villages, châteaux et autres endroits notables, dont l'histoire ne manqueroit pas d'intérêt, en y rapportant tout ce qui a trait aux événemens qui s'y sont passés, aux fondations qu'on y a faites, aux changemens qui y sont arrivés, aux embellissemens qu'on leur a procurés. Mais ce sera la matière d'autant de mémoires particuliers, qu'on se propose de donner chaque année, à l'instar de ce qui se pratique dans l'Almanach de Sens, où se trouvent successivement décrites les paroisses du Diocèse. On promet, par exemple, pour l'ordinaire prochain, l'article d'Evry et celui de Palluau (2). La Seine et la Juine sont de la plus grande ressource pour le aujourd'hui la rue moderne du général Lucotte, qui conduit à la gare du chemin de fer. (1) L'emplacement de la gracieuse halle, de style Louis XVI, construite en 1784 par l'architecte Viel, et détruite aujourd'hui, hélas! est occupé maintenant par un des énormes bâtiments des grands moulins de Corbeil. Le décor général n'y a point gagné. (2) L'existence si tourmentée du pauvre Abbé Guiot ne lui a point permis de tenir ces promesses.

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commerce et les usages de la vie à Corbeil. La première est très favorable à la navigation et aux transports des denrées et des marchandises; la seconde environne ses murs, et les baigne utilement avant de se décharger par plusieurs branches dans le fleuve. C'est sur la Juine que sont quantité de moulins, pour différens arts, depuis sa principale embouchure jusqu'à sa source. Cette rivière est d'ailleurs abondante en poisson, mais peu propre à tremper le breuvage, à cause de sa crudité. Les avantages qu'on retire de ces deux rivières sont toutefois chèrement achetés par les grandes incommodités qu'elles causent assez souvent par leurs inondations ; et il est des temps où les débordemens ont détruit plusieurs années de culture et de travail. On ne parlera point ici des malheurs dont tant d'eaux sont la cause ou l'occasion pour les particuliers; mais on ne craindra point d'avancer, que si l'on produisoit la liste des noyés, seulement depuis le milieu du siècle, il y auroit de quoi s'étonner de ne pas voir à Corbeil un dépôt de secours en faveur de ces infortunés, comme en tant d'autres villes. Les vignobles des environs de Corbeil n'ont de différence entre eux que celle de la variété du sol et de l'exposition; ceux qui couvrent la chaîne de montagnes, à partir de la côte de Melun, à la forêt de Sénart, sont les plus estimés. Les Tarterets à l'opposite, et ce qu'il y a de vignes à droite et à gauche de ce côteau, sans avoir la même qualité, ne sont pas sans mérite. Tous ont celui de la salubrité, mais ne sont pas de longue durée. La culture des jardins est en honneur à Corbeil; et ce n'est pas sans raison que l'historien de la Vie privée des François fait quelque part l'éloge d'un officier résidant à Corbeil, pour ses grandes connoissances en ce genre, et son habileté à faire les plus heureuses épreuves dans le peu de terrain qu'il cultive sur les bords de la Seine. Au jardin renommé de M. Girardot, il faut joindre celui de M. Barbeau en allant à Evry (1). Là se trouvent rassemblés un trèsgrand nombre de plants exotiques qui satisfont la curiosité. Il seroit à désirer que de ces deux vergers on put faire une seule et même école pour les amateurs : ce seroit la réunion la plus complète de l'essentiellement utile avec l'extrêmement agréable. La pêche des rivières est encore un objet d'observation, ainsi que (1) Cette propriété de M. Barbeau, à Evry, non loin de Corbeil, existe toujours, elle a porté longtemps le nom de la folie Barbeau ; reconstruite depuis quelque temps déjà, on la nomme aujourd'hui le Château des Tourelles.

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de commerce. On connoît les poissons que donne la Seine, et ceux que fournit la Juine. Les écrevisses sur-tout sont estimées, mais rares à Corbeil et aux environs, à cause du grand nombre de moulins établis le long de cette rivière. Ce qu'on nomme la pêcherie, hors le pont, est à proprement parler, le dépôt et le marché du poisson le plus nécessaire à l'approvisionnement des particuliers. Dans les autres règnes, il n'y a rien à remarquer qu'une terre à porcelaine aux environs de Villeroi; ce qui avoit fait penser à y établir une manufacture qui ne s'y est pas soutenue. On en conserve avec soin plusieurs ouvrages qui la font regretter. Celle d'Etioles a eu le même sort. Le terrain de Mennecy a paru propre à faire des tourbes, et la disette du bois dans les dernières années, les avoit mises en vogue. Le dépôt en étoit à Corbeil, au port des Boulangers; mais le goût de ces combustibles est entièrement passé. Avant le dernier essai, on en avoit fait déjà le commerce au milieu du siècle dernier ; et l'on peut consulter sur cette matière, Patin, dans son Traité des Tourbes, in-4°, 1663. BONDOUFLE BONDOUFLE, à 7 lieues de Paris, 2 de Corbeil, sur la route de cette ville à Montlhéry, dans une plaine de grains et de vignobles. Patron, St Fiacre. Curé, Kalan de Caprat, irlandais. Ses deux derniers prédécesseurs étoient Bellanger et Oudet, de Paris. Maire, Aingrin. Procureur de la commune, Hardy. Commandant, Malterre. 40 feux (*). Bondoufle avoit autrefois Fleury pour annexe. On peut regarder comme originaire de cet endroit Guillaume de Bondoufle, procureur de la maison de Sorbonne, au 13º siècle. (*) En 1910, 188 habitants.

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COURCOURONNE

Courcouronne, à 6 lieues de Paris, 1 lieue 1/4 de Corbeil, en allant à Montlhéry, et voisin de Bondoufle et de Fleury; sur une petite élévation, dans une belle plaine à grains, avec quelques taillis et des vignes. L'Eglise est proportionnée au nombre de ses habitans. Des Bailleuls y gisent dans un caveau, et les marques de leur piété sont énoncées sur une longue épitaphe contre la muraille droite du chœur (1). Sur la traverse du sanctuaire, sont des reliques de plusieurs saints martyrs, dont la procession se fait au commencement de juillet, sans permission toutefois d'en faire aucun office : comme messe, mémoire, etc. Patronne, la Ste Vierge au 8 7bre. Curé, Olivier Luthier, de Versailles, bâchelier en théologie. Ses prédécesseurs connus depuis deux siècles sont : Thomas Dupont, 1538. Marin Vallée, 1607. Nicolas le Bourgeois, 1624. Le Comte, 1641. Saulier, 1643. Gilles Sousset, mort en 1682. Antoine Contremoulins, mort en 1694. J. Huon, 1695. Pierre Bardou, bâchelier en théologie, 1719. Berthelot, 1720. Hyacinte-Marin de la Chenevière du Pont-Loët, 1733. Des Assis, depuis curé d'Arpajon, 1743. Gohier, 1756. Charles Etienne Buchère, depuis chanoine de St Spire, 1765. Nicolas Vacherot, depuis chanoine de St Spire 1771, mort à Dourdan, en 1790. Quelques chapelains, ou vicaires, ont autrefois résidé à Courcouronne. Aujourd'hui, Louis Thierry Drouard, de Paris, et cha- (1) Ces Seigneurs étaient une branche de la famille de Bailleul, dont les représentants les plus notables furent seigneurs de Soisy et d'Etioles; ceux de Courcouronne sont toujours dans le caveau de la petite église de cette commune, mais l'épitaphe, indiquée par l'abbé Guiot, a disparu. 1910. I. 2

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noine de Champeaux, y est titulaire d'une chapelle de la Sainte Vierge, fondée pour les écoles. Maire, Jean-Baptiste Cauville. Procureur de la commune, Bourdet. 35 feux (*). (En marge est écrit: M. de Juigné a fait sa visite archiepiscopale en cette paroisse le lundi dans l'octave du St-Sacrement. 19 juin 1786). Bois-Briart est une ferme des plus considérables du canton, cidevant au Sr de Montaran. St Guenault, autre fief seigneurial, possédé jusqu'à la révolution de 1789, par le prieur de ce nom à Corbeil, y représentant l'abbaye de St Victor de Paris. Le dernier administrateur de ce prieuré étoit alors Jos. And. Guiot (1), de Rouen. Plusieurs cartes géographiques ne font pas mention de cette ferme importante, quoiqu'elle marque davantage que la précédente pour sa mouvance. (*) En 1910, 178 habitants. ESSONES ESSONES, paroisse considérable entre Paris et Fontainebleau, à 7 lieues de l'un et de l'autre, et un quart de lieue de Corbeil, entre deux montagnes, coupée par la rivière d'Etampes, qui prend le nom d'Essone (2). Cet endroit, qualifié bourg par quelques-uns, existoit déjà sous le règne de Clovis, et l'on a dit qu'on y battoit monoïe, chaque pièce portant pour légende: Exsona, ou axsona fisci (3) : mais on a observé aussi que c'est une erreur, et que ce billon a été frappé à Vic-sur-Aîne. (1) C'est l'auteur lui-même de cette histoire des cantons du district de Corbeil. Guiot était Prieur de St-Guenault de Corbeil, et c'est à ce titre qu'il jouissait de cette ferme de St-Guenault. Ferme et Prieuré relevaient de St-Victor de Paris. (2) La rivière l'Essonne vient de la forêt d'Orléans; la Juine, elle, prend sa source à Autruy (Loiret); toutes deux se rencontrent au Bouchet, à 10 ou 12 kilomètres de Corbeil; la réunion de ces deux rivières forme l'Essonne qui, après avoir arrosé la commune à laquelle elle a donné son nom, vient se jeter dans la Seine à Corbeil. (3) Ici notre auteur fait erreur: on a en effet frappé des monnaies à Essonnes, sous les Mérovingiens, mais ce sont des petites pièces d'or, et non de billon, connues sous le nom de monétaires. Elles portent bien l'inscription Exsona et quelquefois Axsona.

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L'Eglise est très ancienne, et de plusieurs genres de construction; la voûte du chœur est étayée depuis l'accident des poudres, en 1745 (1). Patron, St Etienne, au 3 août. Curé, celui de Notre-Dame de Corbeil, représenté par Moynet, après du Taillis. Le dernier desservant étoit Jean-Baptiste Bornier, de Paris, connu dans l'ordre de St François, sous le nom de Raphaël, prédicateur célèbre. Maire, Havart. Commandant, le chevalier de Fontis. Aumonier, le desservant de la paroisse. 400 feux (*). Le total des impositions d'Essônes pour 1790 montoit à la somme de dix-huit mille trois cens soixante-dix-neuf livres, douze sols, quatre deniers. Les auberges sont nombreuses à Essônes à cause de la grande route et des relais. L'auteur du dictionaire de la France avertit les voyageurs de ne pas se laisser surprendre par ces aubergistes, et il faut que l'abbé d'Expilly en ait fait une dure expérience pour s'être déterminé à insérer cet avis dans son ouvrage. C'est la réflexion de Dulaure qui ajoute dans une de ses notes : « On assure qu'un au- « bergiste d'Essônes fit payer à un Anglais qui allait à Fontainebleau « un œuf frais vingt-quatre livres. — Arrivé à la cour, il ne put s'em- « pêcher de parler de la cherté des œufs. Cela vint aux oreilles de « Louis XV, et l'aubergiste fut forcé d'abandonner son état ». En rapportant ce fait, on n'a garde de le garantir dans tous ses points, même d'après les garants ci-dessus. L'abbé Suger fonda à Essônes en 1121 un prieuré de bénédictins, sous le titre de Notre Dame de la victoire, puis des champs. Il n'en reste que la ferme et une image de la Ste Vierge, au bas de laquelle sont deux petits marbres noirs, où est écrit: misericordias domini in æternum cantabo, I. L. P. 1669; puis cet autre verset du même psalmiste : ab homine iniquo et doloso eruisti me Domine. On (1) La poudrerie de l'Etat se trouvait à Essonnes, non loin de l'église; des explosions se produisaient souvent celle de 1745, à laquelle l'Abbé Guiot fait allusion, a causé de graves dégâts. En 1820, il s'en produisit une très violente, à la suite de laquelle les plaintes réitérées des habitants furent entendues et la Poudrerie transférée au Bouchet, dans l'ancienne propriété qui avait été habitée par le grand marin du Quesne. (*) En 1910, 9633 habitants.

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croit que le premier de ces textes dut être dans la bouche de Suger, et le second dans celle de Louis le gros, vainqueur de Hugues du Puiset, leur commun ennemi (1). Beaucoup de moulins et de manufactures sont aux environs, sur le même territoire, comme les poudres, sous la direction de David; les cuivres, sous celle de François Marie Raffaneau, puis de Grignet et de Verdret, et la papeterie augmentée par Pierre Didot, etc. Chantemerle est une maison de campagne des plus champêtres et des plus agréables à la fois, entre Essônes et St-Jean en l'Isle, occuppée par la dame Brousse (2). St Jean en l'Isle est une commanderie de faveur dans l'ordre de Malthe; la grande Trésorerie y est attachée. On a parlé ailleurs de cet ancien établissement religieux et militaire, qui se trouve entre Chantemerle et Nagis (3). Ce dernier fief avec son parc fait pendant, pour ainsi dire, avec Champlâtreux, de l'un et l'autre côté de la Seine. Na ou Nagis est une espèce de laurier qui passe au Japon pour un arbre de bon augure. Cet arbre y auroit été jadis cultivé de préférence par quelque amateur, et seroit-ce là l'origine du nom de Nagis? Vaux, le Moulin galant, Robinson (et son isle) Pressoir-Prompt sont encore d'autres écarts dépendans d'Essones, ainsi que la Nacelle, que des géographes ont prise pour un fief, que d'autres ont appellé Nassette, et qui n'est qu'une maison proche la cabane d'un passager pour la traverse de la rivière d'Etampes en cet endroit (4). Il y a dans les poésies de Coulanges une chanson indiquée sur l'air : Pour vous voir un moment, j'ai passé par Essónes. On auroit désiré avoir communication de cette petite pièce lyrique pour en embellir cet ouvrage. (1) De l'Abbaye de Notre-Dame-des-Champs, il ne reste plus que le souvenir et un modeste petit édicule, renfermant, à la partie supérieure, une image de la Vierge. Les inscriptions citées par l'Abbé Guiot ont aussi disparu. Et pour que le souvenir de cette Abbaye, si puissante autrefois, ne soit pas tout à fait perdu, la Société historique de Corbeil-Etampes a fait placer, sur l'édicule de la Vierge, une plaque de marbre noir avec une inscription commémorative. (2) C'est à Chantemerle que le Sr Hesselin, alors propriétaire, reçut la Reine Christine de Suède en 1656, au milieu de fêtes d'une splendeur inouïe. Voir notre Bulletin de 1906. (3) Almanach de Corbeil, 1789 et 1791. C'est dans l'église de St-Jean-en-l'Ile, très bien restaurée, que la Société de Corbeil-Etampes a installé son Musée de St-Jean. (4) Cette propriété de la Nacelle est une petite île; il y avait un bateau, ou nacelle pour

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ETIOLES ETIOLES, paroisse et joli village, quoique dans un vallon, sur le ruisseau du Hauldre, non loin de la rive droite de la Seine, entre St Germain du vieux Corbeil et Soisy-sous-Etioles, à 6 lieues de Paris et environ une lieue de Corbeil. La tour de l'église annonce une grande antiquité, et l'intérieur y répond en tout. La chaire ambulante est d'un fort bon goût. Patron: St Martin. Curé: Michel Bin, du diocèse de Bayeux; successeur de Alexandre, de Rouen. François Poncher, évêque de Paris, avoit été curé de cette paroisse en 1507. Maire :. Procureur de la commune: Langlois. Commandant : Le Normand (1). 80 feux (*). La paroisse d'Etioles, y compris le rôle de la taille et des vingtièmes du hameau de Tigery, payoit annuellement huit mille livres, tant en taille, capitation, vingtièmes, corvée, et que droits d'aydes, année commune, une sur dix. Elle fut arpentée en 1787, et suivant la carte qui en est au presbytère, elle consiste (mesure locale de 20 pieds à la perche) : En bois. En terres labourables En prés. En vignes • 2093 arpens 70 perches 1020 arpens 46 perches 48 arpens 47 perches 275 arpens 99 perches En maisons, parcs et jardins. 273 arpens 37 perches En friches. 215 arpens 23 perches En carrefours, chemins, routes et rivière. 107 arpens Total. 4034 arpens, 22 perches. (Extrait d'un mémoire présenté à l'assemblée nationale en 1789). y accéder, d'où son nom. Cette maison de la Nacelle a été habitée par Bernardin de St-Pierre qui avait épousé Félicité Didot, la fille du Directeur de la papeterie d'Essonnes. (1) Le Normant d'Etiolles, le mari de la Marquise de Pompadour, appelée souvent Madame d'Etioles, parce qu'elle en possédait et habitait le Château. (*) En 1910, 357 habitants.

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Le nom d'Etioles est connu dans l'histoire galante du Règne dernier. On sçait que le choix de Louis XV tomba sur la demoiselle Poisson, fille bien élevée, sage, aimable, remplie de grâces et de talens, née avec du bon sens et un cœur excellent. On l'avoit souvent menée aux chasses que faisoit le roi dans la forêt de Sénart. On y promenoit la dame d'Etioles dans une jolie calèche. Le roi la remarquoit et lui envoyoit souvent des chevreuils. Sa mère ne cessoit de lui dire qu'elle étoit plus jolie que la dame de Châteauroux. (Voyez les mémoires pour servir à la vie de Voltaire, écrits par lui-même, à la suite de sa vie par le marquis de Condorcet, in-12 1789). Voltaire étoit le confident de la dame de Pompadour et passa quelques mois avec elle à Etioles, pendant que le roi faisoit la campagne de 1746 (1). EVRY-SUR-SEINE EVRY-SUR-SEINE, à trois quarts de lieue de Corbeil, sur la rive gauche de la Seine, sur un côteau dont le site est très agréable, vis-à-vis Etioles et Soisy, borné, sur la hauteur, par la route de Fontainebleau. Dans l'église, qui n'a rien de remarquable, est la sépulture de Jean Bachot, curé de Mormant-en-Brie, natif de Sens, auteur de poésies latines et françaises, imprimées en 1651, sous le titre de Noctes Mormantinæ. Il est auteur de l'épitaphe qui est en lettres d'or, sur marbre noir, dans le sanctuaire, au côté de l'Évangile: du moins, est-ce lui qui est censé parler dans cette pièce élégiaque (2). Patron St Pierre. Curé: Bernard Mille, d'Amiens, bachelier en théologie. Chapelain en la même église : Joseph Girard, de Lyon, docteur de Sorbonne, pour la fondation des écoles (3). Maire: De Lage. Commandant: (1) Voir notre Bulletin de 1908: Mme de Pompadour au Château d'Etiolles. (2) Cette épitaphe n'existe plus. (3) Pour Evry, l'auteur a oublié d'indiquer le nombre de feux, disons cependant qu'en 1910, la population d'Evry, qui porte aujourd'hui le nom d'Evry-Petit-Bourg, est de 1338 babitants.

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Parmi les dépendances d'Evry, il faut distinguer Petit Bourg (1), Beauvoir, et la Grange Louis; chacun de ces articles en mériteroit un particulier, le premier surtout, mais ils se trouveront classés autre part. Il suffira de copier à l'occasion de l'hospice de Petit Bourg, une inscription composée à ce sujet. « Madame la duchesse de Bourbon, dame d'Evry, a fondé dans cette « paroisse un hospice qui offre un nouveau témoignage de la bonté de « son cœur. Cet établissement en faveur de huit octogénaires et de « quelques pauvres habitans, attaqués de maladies graves, est desservi « par trois sœurs de la charité, dont la sœur Delatour est supérieure. « Elles sont tenues de visiter les autres malades de la paroisse et de « leur fournir tous les médicamens et secours nécessaires. Il est beau, «< il est consolant pour l'humanité de voir une princesse s'élever au- « dessus des jouissances qu'offrent l'opulence et la dignité, pour leur « préférer le solide plaisir de la bienfaisance » (2). LYSSES LYSSES, à 8 lieues de Paris, 1 de Corbeil dans la campagne audessus d'Essônes. Le clocher est, après la tour de Montlhéry, ce qu'on apperçoit de plus loin, et le plus à découvert dans les environs (3). L'Église n'y répond pas pour l'élévation, et n'est pas d'ailleurs régulière. Ce qu'il y a de plus remarquable est l'épitaphe de Martin Langlois, sieur de Beaurepaire, mort en 1612. Tout ce quc Lucifer avoit en sa puissance De malheurs assemblés pour perdre l'univers, Se virent en nos jours inonder sur la France, Pour mettre sa couronne et son sceptre à l'envers. (1) Le Château de Petit-Bourg fut habité par Mme de Montespan et le duc d'Antin; - Louis XIV y vint souvent. (2) Louise-Marie-Thérèse-Bathilde d'Orléans, duchesse de Bourbon, née à St-Cloud le 9 juillet 1750, morte à Paris le 10 janvier 1822. Elle était la fille de Louis-Philippe duc d'Orléans, petit-fils du Régent, sœur de Philippe-Egalité, et mère du duc d'Enghien, fusillé à Vincennes en 1804. Elle possédait le château de Petit-Bourg à Evry, où, par sa bienfaisance, elle mérita l'affection des habitants. (3) Le clocher de Lisses était en effet très élevé; il a été démoli il y a une vingtaine d'années, parce qu'il menaçait ruine, disait-on.

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Et Paris, qui devoit s'opposer à l'orage, Aimant de voir son roi et son Etat périr, En attise la flamme et fait croistre la rage, Désirant de le perdre et non le secourir. Quand l'ange protecteur de cet empire auguste, Fit que Martin Langlois, gissant sous ce tombeau, Banda tout son esprit, et d'un effort robuste, Echangea cet orage en un calme nouveau. Si bien que son espoir, par ses travaux utiles, Fit que le grand Paris rend hommage à son roi ; Et la France imitant la Reine de ses villes, Lui prête obeissance et revient toute à soi. Vis donques en repos au règne délectable, Pour la tranquillité que ton soin nous acquit Lorsque par ton moyen, Henry le Redoutable Avecque son Paris, son royaume il conquit. L'épitaphe finit par ce distique latin : Terras in terris, Anglœus pace beavit, Cœlesti in cælo pace beatus erit (1). C'est le même magistrat devant lequel, en 1601, avoient comparu tous les intéressés, pour et contre, lors de la réunion du chapitre de Notre-Dame de Corbeil à celui de St Spire, accompagné du prieur de St Victor, en qualité de vicaire général de l'Evêque de Paris. La conclusion fut que les deux corps déclarèrent « qu'après avoir conféré en leurs chapitres, tant séparément en « chacun d'eux que conjointement, il avoit été résolu d'obéir à la vo- « lonté du roi et consentir, en tant qu'à eux, à l'union et incorporation «< desdites deux communautés et chapitres, etc. Patrons: St Germain, Evêque de Paris et St Vincent. Curé: Simon Dorget de. et René de Salviat. Maire: Nota. Commandant: De Montaran fils. 120 feux (*). avant lui: de la Chaux (1) Martin Langlois fut Echevin de Paris; Henri IV le nomma ensuite Prévôt des Marchands; son épitaphe, publiée par l'Abbé Lebeuf (T. XI, p. 232), a disparu de l'église de Lisses. (*) En 1910, 550 habitants.

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Beaurepaire est la principale maison du village à demi-lieue de Villeroy, et renommée par ses jardins, ouvrage du célèbre Le Nôtre; on y a fait depuis un fort joli jardin à l'anglaise. Le Château appartient au sieur de Montaran, et il est embelli de plusieurs tableaux de la dame du lieu (1). MORSAN ου MORCENT MORSAN ou Morcent, sur la rive droite de la Seine, à 8 lieues 1/2 de Paris et i de Corbeil, dans une plaine en face du Plessis-Chenay et du Coudray. Patron: St Germain. Curé: Buée, de Paris; c'étoit Carbonnet en 1744. Maire: Le gendre. Commandant 80 feux (*). (*) En 1910, 157 habitants. ORANGIS ORANGIS, petite paroisse à 6 lieues de Paris, 4 de Versailles et i de Corbeil, proche Ris, en haut et plat pays, planté de peupliers. Patron: St Germain d'Auxerre. Curé: De Saineville, d'Amiens. On voit dans le chœur de l'église l'épitaphe de Philippe Piot, curé et bienfaiteur du lieu, mort en 1644. Maire: Cadier. Commandant: Haudry. 12 feux. L'ordre de Malte a une très belle propriété à Orangis (2). 1. Beaurepaire n'est plus maintenant qu'une ferme. 2. Orangis n'est plus une commune, mais un écart de Ris qui a pris, vers 1840, le nom de Ris-Orangis. L'église d'Orangis n'existe plus depuis longtemps.

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ORMOY ου ORMOYE ORMOY ou Ormore, à une lieue 1/2 de Corbeil, entre Etioles et Lieusaint. Patronne: la Sainte Vierge. Curé: Jean-Louis Paillot. Un seul feu. Il fut souvent question de joindre cet endroit à Tigery pour en faire une paroisse, mais jamais les seigneurs d'Ormoy n'y ont voulu consentir (¹). PERRAY PERRAY, sur la montagne à l'Est de Corbeil, à 7 lieues 1/2 de Paris. L'église est fort gothique et irrégulière. Patron: St Pierre. Curé: Jean François Blanchetête, du diocèse de Mayence, ayant sa résidence à St Léonard, succursale, au faubourg de ce nom à Corbeil. Vicaire résident : Vaubalion, de Bayeux. Maire: Angot. Commandant 100 feux. La chose la plus curieuse peut-être pour un étranger, est le coup d'œil dont on jouit au sortir de Corbeil, à la hauteur de la grille du parc de Perray. Louis XIV poursuivant un cerf qui gagnoit la rivière, regrettoit que Versailles ne fût pas bâti en cet endroit. Le sieur Mandat, nouveau propriétaire, a fait construire en cet endroit un kiosque du meilleur goût (2). (1) Ce village, qu'on nommait autrefois Ormoy-en-Brie pour le distinguer d'un autre Ormoy, situé dans la vallée, entre Essonnes et Mennecy, n'existe plus aujourd'hui; il y avait une église et un château, longtemps possédé par la famille des Postel, qui étaient seigneurs du lieu. Tout a disparu et la charrue passe aujourd'hui sur l'emplacement où fut ce village. L'Abbé Guiot y signale un seul feu, il aurait pu dire un habitant, car, en 1790, il n'y avait plus que le Curė Paillot. (2) Le Perray, appelé aussi St-Pierre du Perray, est une commune assez importante comme territoire, mais qui n'a pas d'agglomération; une partie est à St-Germain, une autre à Corbeil, au lieu dit Montgardé, puis elle comprend des fermes dans la plaine et s'étend

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RIS Rıs, sur la route de Fontainebleau, à 9 lieues de cette ville, 5 lieues de Paris, 5 de Versailles et 2 de Corbeil. Il y a des bureaux de poste pour les lettres et les voitures d'Essône, avec un bac à La Borde, hameau sur la rive gauche de la Seine. L'Église est ancienne et peu susceptible d'ornement. Patrons: Notre-Dame au 15 août et St Blaise au 3 février. Curé: Pierre de la Masure, du diocèse de Lisieux, successeur de François Deschamps, de Paris, docteur de Sorbonne, auteur d'une table raisonnée du journal ecclésiastique, par l'abbé Barruel (ms.). Maire: Raby. Commandant: Anisson du Perron. … feux. Les papiers publics ont été remplis de ce qui s'est passé pour et contre à Ris dans l'organisation de la municipalité. Plusieurs pièces même ont été publiées à part. On se contentera de citer ici la suivante, extraite du Jean Bart, N° 42. On lit, à la 7º page, la lettre d'un citoyen à M. Duchène, l'un des interlocuteurs, à qui l'on dit: Qu'est-ce que tu tiens donc là, Duchène? Ma foi, répond-il, c'est une lettre qui m'est adressée : je vais vous en faire la lecture, parce que c'est capable d'intéresser les bons citoyens. « La division qui règne au village de Ris depuis plus de 8 mois, vient « d'être heureusement terminée par l'intervention de la garde nationale « de Villeneuve-St Georges, à laquelle s'est jointe celle de Montgeron, « et un détachement du bataillon des Minimes de Paris, qui étoit allé « à Ris sans armes pour assister à une bénédiction de drappeau ; mais « ce raccommodement a été précédé de malheurs. Le soir de mercredi « dernier, il y avoit eu un combat entre la garde nationale de Ris, et « les partisans du ci-devant seigneur, dans lequel un homme a été tué « sur le champ de bataille, et dix autres ont été très grièvement blessés. « La municipalité de Ris ayant écrit à Villeneuve-St Georges, où jusqu'aux limites du département de Seine-et-Marne. Le Château du Perray, dont le parc domine Corbeil, existe encore, mais l'église a été détruite au début du XIXe siècle, et le seul souvenir qui en reste est sa cloche, nommée Louise Michel par son parrain, le fameux financier Michel Bouret, seigneur du lieu. Cette cloche, qui porte la date de 1740, avait été transportée dans l'église de St-Léonard, de Corbeil, succursale de celle du Perray, et lors de la démolition de St-Léonard en 1884, elle fut attribuée au musée St-Jean, où elle est encore.

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« l'avis est arrivé le 1er Juillet à 11 heures du soir, on a battu la gé- « nérale et à minuit la garde nationale de Villeneuve-Saint-Georges «< et celle de Montgeron sont parties, malgré une pluie horrible, au « secours de leurs frères de Ris, commandées, l'une par M. Dancourt, «< avocat, major de Villeneuve-St Georges, et l'autre, par M. Bro- « gniard, commandant de Montgeron, tous deux députés à la confédé- « ration. Les braves grenadiers et chasseurs de ces deux endroits ont « montré le plus grand zèle et ont observé la meilleure discipline. Les « commandants sont parvenus à moyenner un accommodement entreles «« deux partis. Le ci-devant seigneur s'est soumis à la loi, et a obligé « tous ceux de son parti à s'y soumettre ; il a endossé volontairement «« l'habit national comme un simple soldat et a porté le fusil. Alors « les habitans de Ris enthousiasmés de la générosité avec laquelle il a « pris son parti, l'ont récompensé, en le proclamant comme honoraire ; « le tout a fini par une complette réunion, qui s'est terminée par le « serment civique de tous les récalcitrans, une messe d'actions de grâce, « un dîné et un bal qui a été ouvert par le ci-devant Seigneur et « l'Epouse du maire ». Quinze jours auparavant on avoit donné au curé de Ris une décision du comité de constitution, concernant la publication des décrets. En voici la teneur : « Les officiers municipaux doivent présenter à M. le Curé les pièces « qui doivent être publiées au prône, un ou deux jours au moins avant « le jour de la publication, afin qu'il ait le tems d'examiner si les « pièces sont de nature à devoir être publiées, aux termes des décrets « de l'Assemblée nationale. La présentation faite à M. le Curé de Ris, « aux pieds de la chaire, est à la fois insidieuse et indécente. On ne « peut reprocher à M. le Curé le refus qu'il feroit de publier des pièces « qu'il n'auroit pu lire auparavant, et qui ne lui auroient été remises « que dans cette mauvaise forme ». Au Comité de Constitution. – 15 Juin 1790. TARGET (1). (1) L'abbé Guiot n'a pas connu la population de Ris, puisqu'il ne l'a pas donnée, nous ne pouvons donc indiquer ici que celle de 1910, qui est de 1440 habitants. L'église de Ris a été reconstruite dans le cours du XIXe siècle, mais elle a conservé sa vénérable cloche qui porte la date de 1470. La commune de Ris a été en effet une des plus agitées de France pendant la révolution. Elle avait répudié son ancien nom pour prendre celui de Brutus, et nous avons publié ici même (Bulletin de 1904, page 139), le récit de la fête civique et philosophique qui eut lieu, dans la commune de Brutus, le décadi, 20 frimaire an II (10 décembre 1793). Comme Commandant, l'Abbé Guiot cite Anisson du Perron; c'était le seigneur de Ris,

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SAINTRY SAINTRY, sur le coteau entre l'est et le sud de Corbeil, à demilieue de cette ville, et 8 de Paris, 7 de Versailles. L'Eglise est neuve et bien tenue. Le Maréchal de Clermont-Tonnerre en a posé la première pierre en 1779. Il y a sa sépulture, mais son mausolé n'a pas été achevé. Patronne, la Ste Vierge, au 15 Août. Son Assomption est le sujet du tableau de la contre-table. Les apôtres, que les peintres sont dans l'usage d'y placer, représentent des personnes connues, entre autres le fondateur, l'abbé de Lentilhac, et le dernier curé de la paroisse. Curé actuel: Joseph Doye (1). Il paroît que les chanoines de St Marcel de Paris desservoient par eux-mêmes ce bénéfice, puisqu'en 1441, ils nommèrent un curé titulaire, propter viarum pericula. Maire: Lamoureux. Procureur de la Commune: Lecomte. Commandant. 50 feux (*). • Parmi les maisons de campagne qui sont à Saintry, il est aisé de remarquer Champlâtreux, presque sur le bord de la Seine. Ce chateau appartient à Stanislas de Clermont-Tonnerre, l'un des députés à l'Assemblée nationale, commandant général de la garde nationale du district de Corbeil. Louis XV a logé dans cette maison (2). il était en même temps Directeur de l'imprimerie Royale à Paris. Anisson lutta tant qu'il put contre l'anarchie qui régnait dans son pauvre village, mais il fut vaincu; arrêté en Germinal an II, il fut traduit le 6 floréal suivant (25 avril 1794), devant le tribunal révolutionnaire, qui l'envoya à l'échafaud. (1) L'abbé Guiot ne dit rien du Curé Doye; s'il eût écrit quelques années plus tard, il aurait peut-être été embarrassé pour en parler. L'Abbé Doye, en effet, se mit à la tête des plus violents, dans les mauvais jours de la révolution; il jeta le froc aux orties et se maria devant le maire de St-Germain. Une fille naquit de cette union, elle vécut et mourut à Corbeil où les anciens l'ont bien connue. (2) Stanislas de Clermont-Tonnerre était seigneur de Saintry. Il périt, victime de la Révolution, en 1792. Le Château de Champlâtreux a été détruit dans les premières années du XIXe siècle. (*) La population de Saintry est actuellement de 630 habitants.

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SAINT-GERMAIN DU VIEUX-CORBEIL St GERMAIN DU VIEUX CORBEIL, une des plus belles et des plus anciennes églises du canton, sur la montagne septentrionale de Corbeil, à même distance de Versailles et de Paris. Patrons: St Germain de Paris et St Vincent. Curé: Vincent Duval, du diocèse de Rouen, ancien chanoine de Champeaux, et curé de Bry-sur-Marne, résidant à la succursale de St Jacques, faubourg de ce nom à Corbeil. Vicaire résidant à St Gerinain: Jozon, l'un des chapelains de St Spire. Maire: Jean-Baptiste Confin, de Paris. Procureur de la Commune : Rabasse. Commandant. 86 feux (*). Union, fidélité, devise du drapeau. Le parc et le château du sieur de Bretignières sont près de l'Eglise, sur le penchant de la montagne. C'est un des plus agréablement situés pour la vue sur la ville et ses environs (1). SOISY-SOUS-ETIOLES OU SUR SEINE SOISY-SOUS-ETIOLES OU SUR SEINE, village des mieux composés des environs, et à i lieue de Corbeil et 6 de Paris, ainsi que de Versailles, à peu de distance de la rivière, rive droite, avec un assez beau château en briques et plusieurs maisons qui en approchent. L'Eglise n'est pas ancienne et n'est pas sans décoration. Les Bailleuls y ont une de leurs sépultures. Patronne: la Ste Vierge au 15 août. Curé: Mellet, et avant lui Daudieu, chanoine de St Spire, mort à Melun. (1) L'Eglise de St-Germain est toujours une des plus belles du Canton. Elle a été, il y a quelques années, l'objet d'une très importante et très artistique restauration qui a encore augmenté la valeur de ce bel édifice du XIIe siècle, et qui est due à la générosité et au zèle éclairé de M. Darblay, propriétaire du château et du magnifique parc qui l'entoure. Le château a été reconstruit en 1846, le parc a été considérablement augmenté par la famille Darblay. (*) La population de St-Germain est d'environ 620 habitants.

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Maire: Mercier. Procureur de la commune: Malegat. Commandant. 130 feux. • Il y a un bac à Soisy, vis-à-vis Petit-Bourg (1). TIGERY TIGERY, hameau seul en France de ce nom, dépendant moitié de St-Germain du vieux Corbeil, moitié d'Etioles, en pays plat, au haut de la montagne septentrionale de Corbeil, attenant à la forêt de Sénart, ayant un château dans le goût de celui de Savigny-surOrge, tenu par les anciens vicomtes de Corbeil, aujourd'hui par le marquis de Fraguier. Il n'y a point de paroisse, mais seulement les restes d'une très belle chapelle qui auroit pu en tenir lieu, si l'on avoit pu réunir Ormoy à Tigery. Maire: Plé. Procureur de la commune: Dupont. Commandant: Vergue, juge de paix du canton. Fléchissez sous la loi, devise du drapeau. 28 feux. Le tertre de gazon qu'on voit en entrant à Tigery a servi d'autel pour la bénédiction du drapeau de la garde du lieu, par le prieur de St Guenault, en 1791 (2). (1) Soisy-sous-Etiolles est aujourd'hui un des plus agréables villages de Seine-et-Oise. Le château a été détruit dans le XIXe siècle, et le parc, vendu par lots, a donné naissance à plusieurs belles propriétés. L'église est intéressante; de la sépulture de N. de Bailleul, il ne reste plus que l'inscription, qui a été publiée par Guilhermy. Cette église possède aussi la belle pierre votive de Giles Malet, le bibliothécaire de Charles V. Ce curieux document lapidaire a été retrouvé sous le dallage au xixe siècle; l'Abbé Guiot ne l'a donc pas connu. La population de Soisy est à présent de 1450 habitants. Un pont suspendu sur la Seine, relie Soisy avec Evry, où se trouve la station du chemin de fer. (2) Tigery est aujourd'hui une commune distincte de 380 habitants, mais elle n'est pas paroisse et relève, pour le culte, de Saint-Germain. La belle Chapelle, dont parle l'Abbé Guiot, n'existe plus; elle datait de 1648; désaffectée à la révolution, elle avait été transformée en grange. On l'a démolie dans la seconde moitié du XIXe siècle.

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VILLABÉ VILLABÉ, sur une des collines de la vallée d'Essones, au sud-sud-est de Corbeil, à I lieue de la ville, 8 1/3 de Paris et 9 de Versailles; au milieu de sources vives qui arrosent cet endroit. Patrons: St Marcel et St Blaise. Curé: Jean-Martin Mathieu, du diocèse de Verdun, successeur de son oncle du même nom, après Desassis, ancien curé de Courcouronne et d'Arpajon, [qui l'étoit en 1761. Maire: Gautier. Procureur de la Commune: Desassis. Commandant. 100 feux (1). Population du canton de Corbeil en 1790 Corbeil (la ville seule). Habitans, deux mille neuf cens huit, ci. 2.908 feux, neuf cens vingt-deux. 922 non payant taxe, cent soixante-huit. 168 d'un ou 2 jours de travail, cent soixante-dix. 170 vieillards hors d'état de travailler. 48 infirmes, trente-six. 36 enfans, depuis et au-dessous de 14 ans. 364 individus à assister, trois cens. 300 pauvres malades, cent. 100 Perray Habitans, cent-quatre-vingt-quatorze, ci. feux, cinquante-et-un. non payant taxe, onze. d'un ou deux jours de travail, huit. 194 51 II 8 (1) Villabé, commune de 885 habitants, n'est plus paroisse; pour le culte, elle relève de l'église de Lisses, qui en est assez éloignée. Mais elle a conservé son église, dans le clocher de laquelle se trouve une cloche fêlée qui vient de St-Jean en l'isle et qui porte la date de 1739. De la Commanderie de St-Jean en l'isle proviennent également plusieurs stalles sculptées qui ne manquent pas d'intérêt.

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vieillards, six. infirmes, sept. . enfans depuis et au-dessous de 14 ans. individus à assister, trente-et-un. malades, huit. Etioles Habitans, trois cens quarante-huit. 6 7 61 31 8 feux, soixante et quinze. non payant taxe, huit. vieillards. • enfans depuis et au-dessous de 14 ans. individus à assister, trente-cinq. malades, quinze. $3758530355 20 15 Tigery et Soisy Habitans, six cens soixante et dix. 670 feux, deux cens trois. 203 non payant taxe, trente-six. 36 d'un ou deux jours de travail, quinze. 15 vieillards. 6 infirmes, trois. 3 enfans au-dessus et au-dessous de 14 ans. 50 individus à assister, dix. ΙΟ malades, dix-huit. 18 (fonds de charité: trois cens trente-quatre livres). Courcouronne Habitans, cent cinquante-quatre. feux, trente-cinq. non payant taxe, deux. vieillard, un. infirmes, quatre. 154 35 2 I 4 enfans au-dessus et au-dessous de 14 ans. individus à assister. 5 6 • malades, six. • 6 (Fond de charité : trente livres). 1910. I. ३

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Habitans, quatre cens. feux, cent dix-huit. vieillards, dix. non payant taxe, dix-huit. Lysses 400 118 10 18 24 15 I 4 45 d'un ou 2 jours de travail, vingt-quatre. individus à assister, quinze. malade, un. enfans des pauvres, quarante-cinq. (fond de charité: quatre cens livres). Villabé Habitans, trois cens soixante. feux, cent. 360 100 St Germain du Vieux Corbeil Habitans, trois cens dix-neuf. feux, quatre-vingt-six. non payant taxe, dix-huit. d'un ou deux jours de travail, douze. vieillards, seize. infirmes, quatre enfans des pauvres, vingt-quatre. individus à assister, cinquante-quatre. malades, dix. 319 86 18 12 16 4 24 54 10 Saintry Habitans, deux cens soixante et treize. 273 feux, quatre-vingt-deux. 82 non payant taxe, un. I vieillards, deux. 2 enfans des pauvres, trente-huit. 38 individus à assister, cinquante-cinq. 55 malades, quinze. 15 (Fond de charité cinquante livres). Essônes Habitans, mille cinq cens trente. 1530 feux, quatre cens. 400 non payant taxe, trente. : 30 d'un ou de deux jours de travail, vingt-deux. 22

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vieillards, douze. infirmes, dix-huit. enfans des pauvres, quarante et un. individus à assister, quarante-deux. malades, soixante. • Habitans, cent-quatre-vingt-six. feux, cinquante-deux. non payant taxe, neuf. vieillards, onze. • infirmes, treize. 12 18 41 42 60 Bondoufle 186 52 9 II 13 40 64 enfants des pauvres, quarante. individus à assister, soixante et quatre. SUPPLÉMENT A l'article de la population de Corbeil dans les almanachs de cette ville, extrait des registres de l'église de Notre-Dame. ANNÉE 1789 Filles. • 32 Baptêmes 58 Garçons. 26 Mariages. 8 Hommes 27 Inhumations. 55 Femmes. 28 ANNÉE 1790 Garçons. 25 Baptêmes 45 Filles. 20 Mariages. 8 Hommes Inhumations. Femmes 16 1733 Population de Courcouronne, 1788. Baptêmes, tant garçons que filles. 4 Mariage. I Inhumations d'hommes et de femmes. 10 Pour 1789 Baptêmes, tant garçons que filles. 2 Mariages. 3 Inhumations d'hommes et de femmes. 9

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CANTON D'ARPAJON 14 PAROISSES ET MUNICIPALITÉS. ARPAJON

ARPAJON, ci-devant, et aujourd'hui CHATRES (1), ville et chef-lieu de canton dans le district de Corbeil, département de Seine-et-Oise, sur la route d'Orléans, et la rivière d'Orge, à 7 lieues de Paris, 6 de Versailles, 4 de Corbeil, I de Montlhéry, 7 de Melun, 5 d'Etampes et autant de Dourdan. Son territoire étoit autrefois très étendu, et pouvoit avoir 4 à 5 lieues de rayon. La Bretonnière, StEutrope, la Folie et Chantelou en étoient et en sont encore. La paroisse a été desservie jadis par des moines de St Maur, puis par des chanoines, enfin par des prêtres séculiers, dont quelques-uns Oratoriens. Au tems de la conventualité, le service du prieuré se faisoit dans le chœur, et celui de la paroisse dans la nef. Il n'y a rien de remarquable ni dans l'architecture de l'Eglise, ni dans ses vitrages. Les ailes en sont égales et éclairées. Le portail et la tour sont des restes d'édifice du 12º et 13º siècle. La dédicace s'en renouvelle le 30 Avril. Parmi les sépultures est: 1º celle de la mère d'un abbé de St Denis, nommé Guy, l'un des natifs du lieu (2); (1) Cette première ligne : Arpajon, ci-devant et aujourd'hui Châtres, peut prêter à la critique, c'est pourquoi nous croyons devoir en donner l'explication. C'est en 1720 (le 26 octobre) que Châtres prit le nom de son nouveau seigneur, le Marquis d'Arpajon: mais en 1790, un décret du 26 juin autorisa les communes, auxquelles les Seigneurs avaient donné leurs noms de famille, à reprendre leurs anciens noms, ce fut le cas d'Arpajon, de Moissy-Cramayel, etc. L'an 1791 n'amena pas de changements, ce n'est qu'à la fin de l'année suivante, à l'arrivée de la Convention, que les débaptisations recommencèrent ; alors Châtres, qui était devenu Arpajon en 1720 et avait repris son ancien nom en 1790, fut dénommé révolutionnairement Franc-Val, nom qu'il ne garda pas longtemps, car, après la Terreur, il redevint Arpajon, comme devant. Cf. Débaptisations révolutionnaires des Communes, 1790-1795, Seine, Seine-et-Oise, Seine-et-Marne. Paris, 1896. Cette explication était nécessaire pour prouver que l'abbé Guiot ne s'était pas trompé en disant: Arpajon, ci-devant, et il nous indique par cela même que son ms., qu'il a daté de 1790, a été écrit après le 26 juin de cette même année. (2) L'église de St-Clément d'Arpajon renferme plusieurs pierres tombales intéressantes ;

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2º celle d'un Ecolâtre, représenté avec les attributs de sa place : Petrum tegit arida petra ; d'où l'on doit inférer qu'il s'appeloit Pierre. Au nombre des reliques conservées dans cette Eglise, sont celles de St Yon, prêtre martyrisé dans le pays. Elles ont été partagées, et cette division a donné lieu à des réclamations. Corbeil en possède le chef à Notre-Dame, et Rouen chez les frères des Ecoles chrétiennes, dits de St Yon. Cette dernière partition se fit le 30 juin 1738, étant curé, J. M. de Villerval, ancien vicaire de Notre-Dame et chapelain de l'Hôtel Dieu de Corbeil. On montre aussi un chef dit de St Jean-Baptiste. Un des saints les plus révérés à Arpajon est St Corbinien, qui y avoit pris naissance. On lui associe Ste Julienne. L'un et l'autre toutefois sont après St Clément, qui a constamment été le patron de Châtres. On trouve pour curés: Antoine Petit, 1615. Gilles Bosdelle, 1625 (1). Dupuy, 1638. Desassis, 1755, ancien curé de Courcouronne. Curé actuel: Guinchard. Vicaire Maire: Lelièvre. Procureur de la commune : Charpentier. Juge de paix du canton: Plé. Commandant: L'Ainé (ou Lainé). l'abbé Guiot n'en cite que deux qui existent encore, quoique très mutilées; la première, de la mère de Guy, abbé de St-Denis, dont l'abbé Lebeuf donne ainsi l'épitaphe : Cy-dessous gist Dame Marie la Butardie, qui en sa vie, fut du Révérend en Dieu Père l'Abbé Gui en Saint Denis, mère. Priez vous qui passez par ci Dieu qu'il ait de l'âme merci. L'an mil CCCXIIII trespassa. La seconde pierre tombale citée par Guiot est celle d'un moine assis dans une chaire, tenant de la main gauche un livre, et de la main droite une poignée de verges et ayant auprès de lui deux petits enfants. L'abbé Lebeuf, qui nous donne ces détails, rapporte aussi l'épitaphe qui n'existe plus et qui commençait ainsi : Petrum tegit arida petra; tombe et épitaphe ont complètement disparu. (1) Gilles Bosdelle fut curé de Chastres de 1617 à 1651, époque à laquelle il se démit de ses fonctions. Il mourut à Chastres le 7 décembre 1660. Son successeur, en 1651, fut Nicolas de Sully que l'abbé Guiot ne paraît pas avoir connu. (Cf. les Curés d'Arpajon, par l'abbé Alliot, ancien vicaire d'Arpajon).

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Aumonier: Thomine. Chirurgiens: Chalosse, Petit, Dubois. (Dernier Bailly: Lainé). 150 feux (1). Il y avoit sur cette paroisse une léproserie titrée de St Blaise, avec un chapelain. Un deses anciens desservans s'appeloit J. Bonirace (2). Cette maladrerie a été réunie à l'Hôtel-Dieu existant aujourd'hui. Le service en est confié à des sœurs noires qui ne sont d'aucun ordre particulier. La chapelle est sous l'invocation de la Ste Vierge, au 2 juillet, et de St Louis. Il existoit autrefois à Châtres deux couvens de filles, l'un de Ste Catherine, l'autre, plus ancien probablement, car le nom n'en a point été conservé. Jean-Jacques-Trivulce, disgracié de la cour de François Ier, en mourut de déplaisir au bourg de Chastres, sous Montlhéry, en 1518 (Mézeray). St Eutrope, fief de la dépendance d'Arpajon, où étoit une maladrerie ou hôpital, vers le règne de Philippe-le-Bel. Louis XII le donna en 1504 à des sœurs grises du tiers-ordre et, sous Louis XIII, des Annonciades s'y établirent. Les dernières religieuses étoient : Elisabeth Reddy de St Joseph, supérieure. Marie-Marguerite Gagneau, de St Pierre, sous-prieure. Marie-Jeanne Le Coq, de Ste Scolastique, éconôme. Marie-Anne Dixon, de St Jérôme. Marie Philippe, de St Bernard. Marie-Louise Chéron, de Ste Thaïs. Marie-Jeanne Cuvilly, de Ste Jeanne. Marie-Elisabeth Cuvilly, de St Eutrope. Marie-Louise Marcherat, de Ste Geneviève. Geneviève-Thérèse-Gabrielle Fournerot. Marie-Louise-Ursule Du Poncet. Claudine Bernard, de Ste Thérèse. Marie-Anne Richard, de la Providence. Marie-Joseph Lachat, du Saint Sacrement. (1) L'abbé Guiot a écrit 1500 feux, mais il est évident que c'est une erreur, puisque Arpajon, qui a beaucoup progressé depuis un siècle, ne compte aujourd'hui, en 1910, que 2975 habitants. 1500 feux en feraient plus de 6000. (2) L'abbé Lebeuf, qui parle de ce personnage, le nomme aussi Bonirace. Sa tombe était dans la chapelle de la Léproserie; elle aurait été transportée dans l'église St-Clément, lors de la destruction de cette léproserie (Hist. du diocèse de Paris, t. X, p. 223).

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Sœurs converses. Jeanne Arteau, de Ste Cécile. Anne Hecellent, de St Ambroise. Marguerite Bourdoulon, de St Dominique. Marie Aury, de St Didace. Augustine-Emilie Masson. Depuis les Milon de Bray, premiers seigneurs et propriétaires de cette terre, au 12º siècle, jusqu'à M. de Mouchy, on compte une série de noms, plus ou moins célèbres, parmi lesquels sont les Balsac, comme parmi les dames du lieu, Anne Claude Louise de Noailles, dame de Mouchy, chevalière de l'ordre de Malthe (1). Les particuliers à remarquer dans l'histoire sont : L'Abbé Guy dont on a parlé, et dont on a un Sanctilogium (2). Guido de Castris Abbas qui vivat in astris (3). Deux Oratoriens qui ont été curés de St Clément, sçavoir: Duduel (4), depuis Pénitencier d'Arras; et [Germain du Puy] devenu Archidiacre et Théologal de Luçon (5). On a du premier La conversion du pécheur, 1680, et Les entreliens de l'Abbé Jean avec le prêtre Eusèbe, 1727 (ouvrage posthume). Le second avoit le talent de la chaire et réussissoit aussi dans la poësie (Voy. Moreri, supplément). Les srs Le Pitre, frères, curés, l'un de St Germain d'Arpajon, l'autre, d'Epinay sur Orge. Châtres a été le théâtre de bien des évènemens, mais presque tous ignorés ou perdus. Hugues de Crécy en fut chassé par Louis le Gros. St Louis y vint en 1227, et le roi de Navarre en 1358. Dans la semaine de Pâques, 1360, St Clément fut brûlé par les Anglais, et les habitans en partie massacrés. Louis XI y étoit campé en 1465. La ville fut prise par Henri IV sur les ligueurs en 1592; et Louis XIV y étoit en 1652 avec ses troupes. (1) Anne-Claude-Louise d'Arpajon, seule et unique héritière du marquis d'Arpajon, qui avait donné son nom à la ville de Chastres, avait épousé le Comte de Noailles en 1741. (2) Recueil d'actes de saints avec un martyrologe. (3) Dernière ligne de l'épitaphe en vers de Guy de Châtres, à St-Denis, où il mourut religieux. (Cf. Lebeuf, X, p. 249). (4) Du Suel, que l'abbé Lebeuf nomme improprement Duduel, arriva à Chastres en l'année 1663 et y séjourna jusqu'en 1676. (Cf. l'Abbé Alliot, op. cit.) (5) Germain du Puy, fut curé d'Arpajon de 1685 à 1689. (id.)

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Le plan d'Arpajon a été gravé avec ses environs (¹). Ses 6 portes y sont marquées, celle de St Germain, celle de St Denis par la Norville, la 3º de Paris, la 4º et les 2 autres, de Maurantet d'Estampes, vers Olinville. Il se tient un marché tous les vendredis pour les grains, bestiaux et denrées. Il y a aussi un bureau de poste pour les chevaux et pour les lettres; enfin des aydes avec une brigade de maréchaussée commandée par M. Jourdain, sous-lieutenant. Les habitans de Châtres sont particulièrement connus de ceux qui savent les fameux couplets dont le 1er vers : Les habitans de Châtres et ceux de Montlhéry, est cité à la tête d'un grand nombre de cantiques (2) pour les mettre sur le même air. AVRAINVILLE AvRAINVILLE, dans la plaine au-delà d'Arpajon, presque sur la route d'Etampes, à 7 1. 1/2 environ de Paris, 4 1. 1/2 d'Etampes, 4 lieues de Corbeil. La dédicace de l'Eglise se fait le 2º dimanche de Juillet. Patronne: la Ste Vierge. Curé. (3) Maire: Popot. Procureur de la Commune: Hufroy. Commandant. 7o feux (*). • Les écarts sont une ferme, dite la Grange au Prieur, avec une autre appelée la Motte, puis Les Bois blancs. (1) C'est le plan bien connu du marquisat d'Arpajon, qui doit dater de 1730 ou environ. (2) On disait des Noëls, et non des cantiques. (3) En 1750, le curé d'Avrainville était Jean Auvray; il bénissait cette même année la cloche paroissiale; il mourut quatre ans plus tard et fut inhumé dans l'église. La dalle, posée sur sa sépulture, était abandonnée, il n'y a pas longtemps, sur la place du village, M. de Guilhermy en donne l'épitaphe. (Guilhermy, Inscriptions de la France, t. IV, p. 53). (*) En 1910, 262 habitants.

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en un point quelconque à cette arête, qui elle-même ne se serait pas présentée par le travers de l'objet, mais latéralement. D'autre part, il a fallu le reconnaître, la matière composant la hachette n'est point un produit ferrugineux mais bien une roche, et une 1. Le « Carré de Baston » est une portion du parc du Mesnil-Voisin, superbe propriété appartenant à M. Le Mis d'Argentré et faisant partie de la commune de Bouray. Baston, petite agglomération de quelques feux, a disparu, englobée dans l'enceinte du grand chateau. C'était jadis au XIII siècle le siège d'un petit fief. Cf. Etampes Pittoresque, l'arrondissement, T. III, p. 951 et suiv. 2. Un exemple de moulage > assez curieux nous provient de Chine. C'est une hache moulée dans une substance grise semblable à de l'argile durcie et colorée à la surface en vert pour imiter le jade. On nous l'a donnée comme votive et non comme une contrefaçon (?)

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OVDUL TAMPRS PARIS ALPHONSE PICARD ET FILS, ÉDITEURS LIBRAIRES DES ARCHIVES NATIONALES ET DE LA SOCIÉTÉ DE L'ÉCOLE DES CHARTES Rue Bonaparte, 82 MCMXI

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- - 76 Audigé vendit à M. Bouchinet, dont le fils, aussi poursuivi par la passion du jeu, s'empoisonna à Mousseaux. Ce dissipateur avait résolu d'assassiner son père. Avant d'expirer, il se rendait au salon pour consommer ce crime, lorsque le poison, exerçant tout-à-coup sur lui ses ravages, lui fit rendre le dernier soupir dans l'antichambre qui le précédait. Ainsi échappa M. Bouchinet à la mort ! Cette scène se passa il y a environ quarante ans. M. Perrot, maréchal de camp, pour qui cette terre fut érigée en Baronnie, en a été longtemps possesseur ; il y est mort en 1826, et depuis, elle est habitée par sa Veuve et son gendre, le général de Montlivault. Voilà l'histoire de deux châteaux qui bordent la Seine et sont à sept lieues au-dessus de Paris.

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88 - 1718. - 10 juillet. A comparu devant nous, curé et marguilliers, Mathieu et Jacques Petit, Vincent Lhoste et Jean Deffonds, qui, pour honorer et entretenir l'église de Saint-Martin, ont promis et s'obligent solidairement par les présentes de donner à l'œuvre de cette église 45 livres de cire de aujourdhui en un an. Fait et signé, etc. 1720. A la fin du registre, on lit : « Aujourdhuy, to novembre 1720, à l'issue de notre grand'messe et au son des cloches, nous soussignés, curé, marguilliers tant de l'Œuvre, que du SaintSacrement, que de Notre-Dame de Liesse, et habitans, après les avoir avertis (sic) qu'ils répondraient de leurs biens de ceux qu'ils nommeroient pour marguilliers s'ils devenoient insolvables, aïant déboursé l'argent de l'église, nous nous sommes assemblez pour procéder à l'élection de nouveaux marguilliers, etc… » (A suivre) CH. FORTEAU.

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